Salut Philippe,
les réticences des gens relèvent et révèlent une peur conditionné, ils s’imaginent de suite qu’en perdant la propriété de leur habitation ils en seront expulsés de chez eux (image stalinienne !). En fait, vu la situation actuelle, et au rythme ou vont les choses, ils ont plus de risques d’êtres expulsés de chez eux en étant propriétaires qu’en étant responsable.
C’est pour cela que je dis qu’il faut transposer la propriété en responsabilité et d’en expliquer le principe de réciprocité entre droits et devoirs. Le droit d’habiter implique le devoir de bon entretien. Mais n’agissent ils pas déjà ainsi ? Si, pourtant, ils croient le contraire. Ils se croient propriétaire de leur terre, pourtant c’est eux qui dépendent d’elle et qui la laisserons après, mais font comme si c’était l’inverse ! Trouble dont le processus remonte avec la colonisation de la terre.
Sans cette transposition, la propriété restera le socle indéboulonnable.
Hier, dans le doc d’Arte, les gens ne se basaient plus sur le socle de la propriété, mais bel et bien sur celui de la responsabilité. Sauf que cette transposition n’est pas encore conscientisé et pour qu’elle le soit, je dis qu’il faut prendre conscience de partager le même espace sur la Terre, sur laquelle on est tous passager pour un temps pour elle éphémère.
Mais là, il faut affronter la peur du noir. et cette peur nourrit l’injonction contradictoire. elle n’a pas besoin de psychopathes pour cela.
Tu m’écris que je ne vois pas le trouble qui entraîne le processus psychopathique et que je généralise trop, c’est possible, pourtant, lorsqu’on parle de la conscience collective je ne peux ou veux plus faire de cas particulier. Je regarde l’histoire de l’humanité dans son mouvement général, et là, je vois que l’histoire de l’humanité n’est qu’une histoire de colonisation. Que cette colonisation s’est fondé sur l’accaparement des ressources et du temps de vie des êtres au profit d’une minorité agressive, prédatrice. Que doit on dire ? Que la nature prédatrice est une nature psychopathe ? Que la psychopathie existe depuis toujours sans qu’on le sache ? Pourquoi pas ! Après tout, la Terre à toujours tournée autour du Soleil alors qu’on a cru l’inverse très longtemps.
Mais est ce un trouble ou est ce une nature d’être ? En fait, si tu diagnostique le trouble, alors, c’est la nature humaine qui est le trouble et ce, en raison même de ce qui fait sa force, son imagination. Sauf que celle ci décuple le pouvoir prédateur sur les autres natures d’êtres.
C’est une nature lorsque celle ci est en équilibre avec son environnement, c’est un trouble lorsque cet équilibre est rompu. Je vois la chose ainsi par simplification, car sinon je rentre dans des considérations où seuls les experts peuvent discuter entre eux, or, ce ne sont pas tant les experts qu’il faut convaincre sinon les citoyens eux mêmes. Pour cela, il faut utiliser le mode binaire, mais non plus basé sur la contradiction, l’injonction contradictoire, mais la cohérence simple pour dénoncer l’injonction contradictoire qui fonctionne elle aussi en mode binaire. Un exemple classique, un frère à moi, très bon père et mari, mais formatage de l’esprit par les grands médias et l’inculcation nationale, me dit qu’il faut apprendre à consommer de manière intelligente pour l’écologie et dans la phrase suivant me dit qu’il faut la croissance pour l’économie. Je lui dit que ce qu’il me dit est totalement contradictoire et lui me répond que je débloque. Comme j’insiste il ricane, mais pas sûr de lui, car il me connaît ! Je lui dis juste de réfléchir et quand il aura trouvé de revenir me voir pour parler plus du sujet... J’attends sa réponse ! Faut dire que nul n’est prophète en son pays, alors en sa famille !
quand je défini la responsabilité comme l’équilibre entre droits et devoirs c’est facile à comprendre, et pourtant, peu de gens comprennent de suite, il faut expliquer longtemps !
tout cela est dû aux injonctions contradictoires que tu m’as faites connaître. Mais aussi aux peurs ancestrales et aux clichés si bien inculqués.
La révolution ne peut être que mondiale, mais doit être préparé et commencé localement.
On dit, solutions locales pour désordre global, moi je dirai plutôt, solution locale pour résolution globale. J’ai changé un mot, et cela à suffit pour changer tout le sens de la phrase.
Bon, comme t’es surchargé, je te laisse à tes « petits ». D’autant qu’avec tout ce que j’ai à écrire, ben faut que je m’y mette et pour cela, dépasse mes propres injonctions contradictoires et mes peurs intérieures... La lutte continue !
Prend donc tout le temps qu’il te faut pour continuer notre petite conversation.