L’auteur de cet article énonce les règles qui selon lui
devraient être appliquées pour d’un coté préserver la susceptibilité de
certains et pour d’autre coté satisfaire un minimum de liberté d’expression. Aussitôt
on se dit qu’à l’évidence l’énoncé de nombreux faits historiques risque de
heurter la sensibilité des uns ou des autres – donc il faudrait censurer la
recherche historique…
En respectant la règle de ne pas nommer certains personnages
historiques, comme le souhaiterait l’auteur de cet article, la suite du présent
commentaire devraient avoir le droit de figurer ici, à la suite de son article …
Sans nommer qui que ce soit énonçons sous forme d’hypothèse certains
comportements et voyons à quel groupe de personnes cela pourrait s’appliquer et
quels mots conviendraient pour qualifier ce groupe.
Imaginons un « mouvement spirituel » qui aurait été
propagée par son fondateur en appliquant la violence meurtrière. Imaginons
qu’il y ait des faits historiques : dès les origines de ce
« mouvement spirituel » il a été propagé par les actions guerrières, avec
mises à mort, mises en esclavage et vols que pratiquait personnellement, les
armes à la main, son fondateur. Par ces moyens violents, et en le justifiant
auprès de ses adeptes par « la voix de Dieu », qui lui aurait dicté les
règles lui permettant d’agir ainsi, il s’est notamment constitué un groupe
d’esclaves sexuelles sélectionnées parmi les vaincus. Imaginons que ce « mouvement
spirituel » pratique un rite annuel, qui se déroule dans le contexte
familial, en présence notamment d’enfants, dans une ambiance de grande allégresse,
où les enfants sont donc entrainés à se réjouir lorsqu’un animal est mis à mort
pas égorgement.
Tout ce qui vient d’être décrit correspondrait de nos jours
à la description d’une secte satanique et de son fondateur.
Imaginons qu’au fil du temps cette secte progresse et que
parmi ses adhérents il y en a un grand nombre qui avancent en cachant leur
visage maléfique sous un masque. La ruse du masque leur permet d’avancer en ne
provoquant que peu de méfiance et pas beaucoup de résistances. Sur le masque il
est écrit, à l’intention de ceux qu’ils croisent : « notre secte
c’est la secte de la bonté » et aussi « notre secte n’est qu’une
gentille secte comme les autres sectes qui ont le droit d’exister, donc nous
aussi avons le droit de pratiquer nos rites et de nous comporter selon nos
coutumes ».
Cachant leur véritable aspect de secte satanique ils
avancent en attendant l’instant qui leur serait favorable, le moment où ils
deviendraient si nombreux que les autres habitants n’oseraient plus montrer
leur mécontentement de devoir cohabiter avec une secte ouvertement satanique.
Si cette secte existait de nos jours, si elle continuait à
progresser dans le monde et à se répandue partout y compris en Europe, se
trouveraient-ils un gouvernement, et une population, capables d’éradiquer
l’épidémie satanique ?