@muslim...
Il n’y a pas beaucoup d’islamophobes ici. Je ne vois que des gens
qui ont compris comment des abrutis pouvaient aisément se
recommander de l’islam pour commettre des horreurs, et les quelques
salafistes de service dont je ne pense pas que vous soyez.
Vos arguties, après ce que nous venons de vivre en France, n’en
sont pas moins choquantes et relèvent de la mauvaise foi ou d’un
procédé qu’on connaît désormais trop bien : la takiya.
Je suis pas arabisant, hélas, et je
lis le Coran dans l’édition Garnier Flammarion qui propose pour le
9:5 : « […] tuez-les idolâtres partout où vous les
trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les dans
toute embuscade.[...] »
Vous remplacez ça par « [...] tuez
(ou soumettez ??) les associateurs où que vous les trouviez.
Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute
embuscade.[...] ».
C’est « tuer » ou c’est
« soumettre » ? Vous ne paraissez pas très sûr et
vous préféreriez visiblement que ce soit « soumettre »,
ce qui part d’un bon sentiment à mettre à votre actif. Mais si
l’arabe classique est incapable de faire la différence entre tuer et
soumettre (le Cheikh Labrune ne peut pas se prononcer là-dessus) je
trouve quand même que c’est bien fâcheux et que pour ceux qui ont eu
affaire aux compagnons du prophète, la différence est considérable.
Un prisonnier de guerre, fût-il réduit à la condition d’esclave
- dont on peut éventuellement sortir - ce n’est pas exactement la
même chose qu’un cadavre : quand on a le col tranché, ça se
recolle difficilement. Saint-Denis et Sainte-Catherine d’Alexandrie
en ont su quelque chose.
« Sorti de son contexte, ça
paraît très méchant », écrivez-vous. Je ne vous le fais pas
dire, mais c’était déjà parfaitement « méchant »,
dans le « contexte », pour ceux qui ont expérimenté la chose, et ils est
très certain que plusieurs, qu’on les appelle « idolâtres »
ou « associateurs », ont dû bénéficier de ces sortes
de traitements atroces. Rémi Brague, que je citais plus haut dans
une autre intervention, écrivait hier dans le Figaro, à propos des
chansonniers dont le Prophète avait commandité l’assassinat parce
qu’ils s’étaient moqués de lui : « Il ne sert de rien de
répéter : contextualiser ! contextualiser ! Un
crime reste un crime. »
Cela dit, il faudrait effectivement,
comme vous le dites, « contextualiser », et par
conséquent expurger le Coran de toutes les férocités qu’il
préconise. Le lecteur microcéphale et inculte, dont les frères
Kouachi ou le Coulibaly sont de parfaits représentants n’a aucun
moyen, lui, de contextualiser, et les attentats de ces derniers jours nous en administrent
tragiquement la preuve : si c’est le Coran qui le dit, faut le
faire, et le wahhabisme ne peut pas concevoir qu’il faille adapter
aux temps modernes et rendre raisonnable ce qui a été transmis une
fois par l’ange Gabriel. C’est la parole de Dieu, elle est définitive. Je
rigole en écrivant cette phrase, tellement c’est con.
Le musulman ordinaire et honnête
homme, qui a un peu de jugeote, sait bien qu’il faut, comme on dit, en prendre et en
laisser ; il est comme le chrétien qui frémit d’horreur quand
on lui rappelle, au plus fort de la croisade des albigeois, cette
parole du légat du pape : « Massacrez les, car le
Seigneur connaît les siens ». Ceux qui ne sont pas hérétiques
iront directement en Paradis ; une mort immédiate, pour eux, ça
n’est donc en rien un problème.
Ce que réclament un grand nombre
d’intellectuels d’origine musulmane, c’est un dépoussiérage de tous
ces textes. Votre allusion aux résistants français, par ailleurs,
est parfaitement immonde : leurs actions (celle, par exemple, du
Colonel Fabien), ciblaient des soldats nazis en temps de guerre, mais jamais des femmes
ou des enfants.Etre idolâtre, comme le fut l’excellent Julien l’Apostat, et être nazi, ce n’est pas la même chose, mais il est vrai que du côté musulman, on a toujours eu un faible pour le nazisme : j’évoquais hier Mohammed Amin al-Husseini, très bon copain de Heinrich Himmler, l’homme de la solution finale, grand oncle d’Arafat qui le considérait comme un « héros ». Au reste, dans le Hezbollah chiite comme dans le Hamas sunnite, dans les cérémonies, on lève encore volontiers le bras droit, main tendue, paume vers le sol. Toute ressemblance avec un autre salut ne pouvant être évidemment que fortuite.
Bref, aussi longtemps que les musulmans
n’auront rien de mieux à faire que de justifier l’indéfendable, en
prenant contre toute raison la défense d’un chef de guerre
particulièrement cruel du haut moyen-âge, on ne sera pas sorti de
l’auberge.
Je vous fais grâce d’autres versets
concernant le bétail féminin du Prophète. J’ai déjà lu sur le
site des Frères de l’UOIF de savantes et ridicules justifications de
tel verset qui explique l’art de battre les femmes. Ce ne sont pas
des versets à expliquer, mais à supprimer radicalement, que ça
plaise ou non à un Dieu qui, de toute façon - à supposer qu’il existât -,
aurait probablement d’autres chats à fouetter.
Allah akbar !