La situation de la Grèce était devenue intenable à la fois pour le peuple et pour la pays.
Sans compter qu’il y a un contentieux assez lourd avec l’Allemagne.
Les seuls intérêts de leurs dettes sont déjà un fardeau trop lourd pour les grecs.
Il ne faut pas oublier que la Grèce a déjà été en défaut de paiement et que l’intervention de la Troïka a surtout consisté à aider les Banques à surmonter ce manquement.
Le gouvernement Tsipras et les économistes qui le conseillent savent qu’ils peuvent faire chanter l’Europe des traités en menaçant de ne pas payer les intérêts. Ils comptent sur un recul, y compris de l’Allemagne qui ne peut se permettre un effondrement de la dette dans les pays de la zone euro. Tous les grands cris sur le fait que la Grèce doit honorer sa dette, traduisent cette peur.
La solution du type rachat par la BCE de la dette grecque, qui ne vaudra plus rien si la Grèce refuse de l’honorer et donc plombera l’actif de la BCE elle-même, est de toute manière une étape avant la sortie de l’Euro de la Grèce.
Le problème est que cette sortie n’est pas dans le programme de Tsipras. Ce qui a fait douter du réalisme de son programme.
Mais les mesures anti austérité qu’il prend, plus la nécessité de discuter avec la Chine pour le port du Pyrée, essentiel pour que la Grèce retrouve sa vocation maritime, avec la Russie pour la fourniture de gaz naturel et des prêts financiers que la Grèce ne pourra plus obtenir de marchés, l’oblige à sortir du système néo libéral européen.
Il faut aussi considérer que l’Europe des traités, bâtie sur le néo libéralisme qui l’a conduit à la récession généralisée en 25 ans, est en train d’imploser.
* les règles sur les déficits sont intenables
* La BCE entame son deuxième QE après les 1000 milliards d’euros donné aux Banques fin 2013, ce qui est totalement contraire à sa mission fondamentale qui était de maîtriser l’inflation ;
* la position sur la Russie, qui pose des problèmes à l’Allemagne elle-même est intenable également. Tous les pays qui ont besoin du gaz russe,- Autriche, Tchéquie, slovénie.. et la Grèce -, ne sont pas d’accords avec de nouvelles sanctions.
En France on nous cache la réalité de notre situation économique, mais on voit bien que nos responsables demandent que la BCE joue le rôle de Bad Bank, qui est une manière d’effacer une partie de notre dette également.
la Grèce ne pèse rien en elle-même, mais elle constitue l’étincelle qui va mettre le feu aux poudres.