Un ravalement de façade sans rien changer
de ce qui est en état de délabrement avancé à l’intérieur : on ne peut résister
à l’envie de répéter jusqu’à la nausée le calembour « les ripoublicains ».
Qu’attendre, il est vrai, d’une formation qui met à sa tête une personne qui a mené une
opération libyenne - qui ressemble fort à un règlement de compte personnel fait
avec les moyens militaires de l’état, un abus d’autorité et de biens sociaux vu
le coût financier, moral et politique de cette désastreuse opération - une personne dont l’incompétence a été sanctionnée aux présidentielles
par la victoire d’un improbable apparatchik socialiste d’ailleurs tout aussi malléable aux
diktats du Golem bruxellois que le fut le précédent proconsul ?
Entre autres saillies d’une grande
élévation de pensée, outre la propension de Mr Sarkozy à faire huer Christiane
Taubira et Mme Vallaud-Belkacen, cibles
favorites de la beaufitude abrutie, on aura entendu Eric Ciotti, jamais avare de
truismes, nous sortit cette vérité première : " ce n’est pas à la
république de s’adapter à l’Islam mais à l’Islam de s’adapter à la république "
opinion partagée par l’immense majorité des Musulmans qui doivent s’interroger
sur les motivations profondes de ce procès d’intention qui est avec insistance instruit à leur encontre.
Bon, on ne va pas demander non plus à Ciotti de
développer une thèse, le format twitter est ce qui convient le mieux à la
mesquinerie de sa pensée.
Mais enfin c’est un peu comme si l’on répétait ce qui
devrait aller de soi : ce ne sont pas
les règles d’éthique qui doivent s’adapter aux élus de la nation mais les élus
de la nation qui devraient les respecter.
Pourtant plastronnait sur la tribune
quelqu’un - fort en gueule mais petit en morale - qui est soupçonné d’une
foultitude d’indélicatesses bismuthiennes, quelqu’un qui a élevé le trafic
d’influence en institution d’état, quelqu’un qui réclame des autres la vertu qui lui fait tellement défaut...