La partie ou il est question des théories de l’histoire est
très intéressante, j’ ai aussi déjà fait à Gueguen, la critique que formule
Dousset sur les idées qui mènent le monde , c’ est effectivement ce qui ressort
de son livre , au demeurant très bon .
Avant de m’étendre sur leurs discussions, je préfère partir
de ma conception personnelle des théories de l ‘ histoire, cela rendra mon
propos plus compréhensible.
Partir d’une seule méthode pour analyser
les phénomènes historiques mène inévitablement à l’impasse :
------>Partir
uniquement de l’approche événementielle en considérant que
l’histoire n’est que le résultat des volontés et actions de certains
acteurs amène inévitablement à la théorie du grand complot, avec toutes
ses variantes, y compris la plus extrême : le grand complot multiséculaire d’individus
qui ont un contrôle total sur les sociétés et qui tiennent le monde dans le creux
de leur main.
------> Partir uniquement de l’ approche structuraliste en considérant que les processus
historiques sont les fruits de
structures sociales fondamentales qui sont le plus souvent non conscientes , générant certaines pratiques
sociales et leurs conséquences spontanées amène à une forme d’ abstraction
déconnecté de la réalité. C’est le propre des intellectuels maniant les
concepts socio culturels qui dissertent en long et en large sur des événements
historique de manière éthérée. Et on en arrive à un autre délire qu’est
l’anti-complotisme, comme si tous les phénomènes historiques n’étaient le fruit
que du hasard et que certains acteurs ne jouaient pas un rôle spécifique.
------>Partir uniquement de l’approche matérialiste en considérant que l’histoire
découle des infrastructures de production et des rapports de classe qui en
résultent, conduit à certain dogmatisme, car malgré l’efficacité de la
méthodologie, elle ne peut pas être le seul outil d’explication du monde ( il
suffit d’ observer les Marxistes dogmatiques , on dirait une religion). On
tombe inévitablement sur des cas ou le réel ne correspond tout simplement pas à
cette théorie de l’histoire fondé sur la vision dominant/ dominé.
------>Partir uniquement de l’approche idéelle qui voudrait que les processus historiques soient des manifestations de la raison, la
philosophie servirait donc de cadre directeur aux actions humaines amène quasiment au même problème que l’ approche
structuraliste çàd à ces intellectuels maîtrisant l’
histoire des idées, maniant les concepts philosophiques et
cherchant à les articuler en permanence de façon esthétique avec de jolies
phrases et de belles complètement déconnectée du réel.
En réalité, ces différents moteurs des dynamiques historiques n’opèrent pas
seules chacun et, en général tous sont présents à un degré quelconque ! Il faut
pouvoir combiner intelligemment ces différentes approches et faire en
permanence l’autocritique constante pour ne pas tomber dans leurs travers
respectif …