@Robert Lavigue
Diffuser la propagande de Vichy - pour justifier les mêmes mesures que celles prises par Vichy - cela démontre à qui on a à faire.
Le premier appel à la résistance lancé en France -et depuis la France, - c’est le PCF qui l’a lancé. C’était l’appel de Tillon. le 17 juin 1940.
Pour le reste, les premiers à résister - et c’est l’occupant nazi qui le reconnait - c’est bien les militants communistes. Pendant ce temps, les patrons, la droite et cie tout ceux qui firent le choix de la défaites se précipiter dans la collaboration.
Le 6 Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges
Politzer (qui sera fusillé par les
nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq
points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé :
« Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle
inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance
ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie.
On retrouve l’esprit et parfois la
lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard
diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au
Musée de la Résistance Nationale à Champigny).
Le 16 juin 1940
Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au
Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise.
Le 17 juin 1940 :
Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef
de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la
direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest
après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF. Il
lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien.
Voici quelques phrases de cet appel :
« Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme ….
Nous sommes pour un gouvernement,
rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme
hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force. Peuple des
usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans
et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes,
unissez vous dans l’action ». Il s’agit bien là du premier véritable
appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après
l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter que des milliers de
tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de
Bordeaux par des militants communistes.
En Juillet 1940 :
A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté
une centrale électrique et participé à une distribution de tracts
appelant à la Résistance.
Le 10 juillet 1940 :
L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un
peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ».
En août 1940 :
« Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel,
les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs
véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ».
Le 29 septembre 1940
Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de
l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler
que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le
territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en
constituer des dépôts clandestins ».
Le 5 octobre 1940
Un rapport de Vichy fait état : « Que le communisme est devenu le
symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation
générale.
Octobre 1940
Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris,
signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est
confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des
anciens Partis qui déploie encore une forte activité ».
Le 30 octobre 1940 :
L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait
déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement
homologuée « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des
Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939,
pour la protection des militants communistes recherchés par la police
de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les
Brigades Internationales en Espagne.
Parmi les premiers animateurs de
l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire
des premières opérations militaires contre l’occupant. La liste des
survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous
fusillés en 1941 et 1942.
Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ».
Le 4 décembre 1940 :
« Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec
ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un
train chargé de produits alimentaires destinés à Allemagne ».
Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy
Le 11 décembre 1940
Au sud-est de Dijon, les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon,
Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour
l’Allemagne.
Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs.
Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur, Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge.
Dans le Pas-de-Calais cette grève rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon.
etc.... oui les communistes sont entrés dans la résistance tout de suite quand d’autres les partisans de la déchéance de nationalité et de Vichy ont fait le choix de la collaboration.