"... Ils ont donc des télés qui fonctionnent sans
electricité..."
La production de l’Afrique est au niveau de celle
de l’Allemagne (13 x moins peuplée), et le 65 % est produit par l’Egypte (22 %)
et l’Afrique du Sud (43 %). Ça n’a rien de drôle...
« Bien sûr que je forçais le trait, mais les
échanges commerciaux d’hier, au sein d’une grande zone géographique ont créés
la notion de pays. »
Pour moi, ils ont créé les
notions de communautés et d’appartenance, donc de solidarité.
« La seule chose qui fait perdurer
aujourd’hui la notion de pays étant le nationalisme bourgeois. »
Tout particulièrement en
ex-Yougoslavie, en ex-Tchécoslovaquie et en ex-URSS, c’est ça ? Le
prétendu nationalisme bourgeois, est une invention d’historiens de gauche qui
ne se penchent jamais sur les pays qui ne réussissent pas à « prendre »
vraiment, comme la Belgique, l’Espagne ou l’Italie, et sur les boxons de type Union - comme ils osent dire - européenne, où ça foire complètement
« Ce nationalisme fond dans la mondialisation. »
La mondialisation stimule le
nationalisme comme il ne l’a jamais été. Je ne saurais trop vous conseiller de
lire « L’éloge des frontières » de Régis Debray, et de consulter
l’évolution des résultats électoraux depuis dix ans : ils font le
désespoir du cosmopolitisme bourgeois, puisqu’on en est à parler de
bourgeoisie.
Pour l’avenir proche, je
vous signale les élections régionales du 13 mars dans trois Länder allemands (Bade-Wurtemberg,
Rhénanie-Palatinat et Saxe-Anhalt) et, les 24 avril et 22 mai, l’élection du douzième
président de la République autrichienne
« par
exemple, en cas de guerre entre la france et l’allemagne, je me fouts de qui
gagne, ça changera rien pour moi. le chef de mon chef changera peut-être, mais
pour moi, aucun impact. »
Ce n’est pas vraiment le sujet, mais si c’est l’Allemagne qui
gagne, le Français, individualiste et râleur, confronté à un ordre holiste et
discipliné, va forcément morfler. Surtout si le Chleuh le traite comme un
vulgaire Ukrainien (c’est-à-dire à 3 euros de l’heure).
« …l’idée
de « laisser de la richesse à ses enfants », tu m’excuseras, mais si
mon gosse a 50 ans quand je meurs, ça me parait un peu à coté de la plaque. »
Il s’agit surtout de laisser aux générations futures un pays, et
au-delà un continent, préservés de la submersion par les surplus de population
des pays bancals de la planète.