BONJOUR Alinéa ,
comme c’est admis et recommandé parfois ,vous utilisez un pseudo ce qui n’est pas mon cas .
je porte depuis près de 53 ans un nom composé auquel j’ai du m’habituer ,y compris pour trouver un signature intégrant ce « changement » ;j’ai donc noirci des pages entières de ma nouvelle signature avant d« adopter » celle qui est devenue la mienne et s’est stabilisée peu à peu .
pourquoi vous indiquer ces « éléments » de ce qui a constitué mon identité actuelle si je suis parvenu à m’en constituer une, ce qui restera à déterminer après avis de ceux qui me connaissent de façon fine , ?
COMME VOUS ET NOUS TOUS ,je suis né de la rencontre entre mes deux parents dont j’ai toujours espéré qu’ils s’aimaient ,vraiment ,définitivement reliés l’un à l’autre pour un temps inscrit dans un cadre qu’ils façonnerait de leurs mains et de leurs coeurs .
MAIS , à la différence de beaucoup ,j’ai aussi vécu auprès d’un homme qui avait été le secrétaire de mon grand père (que je n’ai pas connu ).
après son décès,il a choisi de devenir le fac totum de ma grand mère et de finalement toute ma famille d’origine :secrétaire ,infirmier ,gestionnaire d’immeubles ,de propriétés , comptable et bien souvent référent pacificateur des conflits dans cette famille bourgeoise , traversée par tous les démons inhérents à l’argent qui coule du capital possédé et de rapport confortable ,comme les jalousies ,les convoitises ,le sentiment de faveur accordée à tort à celui qui ne le mériterait pas vraiment .
célibataire et sans plus aucune famille ,cet homme qui avait acquis un bien immobilier (propriété viticole ) ,a choisir de m’adopter (adoption simple) ,me transmettant ainsi en plus de son affection et de tout l’amour dont il était capable , ce bien mais aussi et surtout une foule de « petits riens » qui constituent autant et plus que tout parfois une vie de jeune enfant puis d’adolescent puis de jeune adulte (il est mort à mes 20 ans) ; apprendre à faire du vélo (première liberté de mobilité accrue ) ,à siffler (une joie) ,à découvrir animaux ,plantes , roches , et y puiser le calme et l’apaisement si utile dans ces étapes de vie .
recherche du père ,d’un ou de deux pères ? j’aimais les deux, aussi différents que possibles , aussi disponibles vis à vis de moi et des autres ,aussi aimant ,chacun avec ses mots et sa façon d’être .
LA FRATRIE ,sentiment a priori difficile pour moi ,fils unique du mariage de mes parents biologiques , bien qu’observé auprès de familles comme celle d’un de mes oncles ou d’amis issus de famille nombreuse .
que faire alors de ce sentiment de fratrie qui n’est pour moi qu’un concept , réellement non vécu mais perçu par expérience plus ou moins proche et durable , pulsion peut être ressentie comme nécessaire à certains moments mais impossible à mettre en pratique dans le cadre familial strictement compris ,
« se faire des frères » ,s’en inventer , s’en chercher parfois ,de ces frères d’affinités ,de découvertes d’opinions diverses avec qui on partage un chemin d’idées philosophiques ,religieuses ,sociales même ,sans jamais avoir à renier d’où on vient mais sans toujours savoir où vous mène cette fratrie avec laquelle on choisit de faire corps .
selon ce que vous avez écrit ,il me semble que vous êtes dans l’impermanence ,dans une recherche fine de vous même comme garante d’une vie réelle ,pleine ,accomplie en conscience , imprégnée de cette diversité enrichissante de domaines objets d’une permanente quête .
vous refusez les chefaillons de la pensée ,généraux auto proclamés qui s’avèrent n’être que des joueurs de petits chevaux ,cherchant l’écurie et le boisseau d’avoine qu’ils ont volé .
le texte proposé par Gatinais 33 m’a fait penser à des textes de Albert Jacquard ou de Gaston Bachelard ,voire de Lucien Jerphagnon parfois .
ILS Y EXPLIQUENT combien nous ne sommes faits (et n’existons réellement donc) que par l’agglutinement de ce que nous délivre l’Autre ,celui qui est face à nous ,a la même apparence et pourtant si différent de nous ; la référence à un dieu ,à une spiritualité vécue( et pas seulement attribuée à un dieu nommé) s’interpose peut être pour celui qui ne peut ou ne veut voir dans cet Autre une image de dieu (pourtant souvent évoquée ) .
est elle là cette fratrie dont vous parlez , est ce là sa source d’attraction ?
aussi nécessaire que nocive parfois ,cette sensation envahissante existe par elle seule parfois mais induit aussi souvent le reniement ; bras ouverts d’accolades ,bras croisés de replis ,balancement déstabilisant mais tellement Humain !
bonne fin de journée !
P.B.A