@Aristide
en 1936, vous avez surtout la pétoche du patronat, qui attendait que le pouvoir réprime.
Au lieu de cela, le pouvoir considère le mouvement de grève massive comme légitime, et traite cela d’une manière bonne enfant. Imaginez la peur patronale : en pratiquement 1 semaine, tout sera accordé ...
La résistance en France au moins s’opère en 2 temps, avant le STO et après le STO. Pas besoin de faire un dessin, mais avant le STO, en gros vous avez que des communistes. Interdit et pourchassés, il n’ont que cette alternative.
L’URSS n’est effectivement pas seule victorieuse du nazisme, mais c’est elle qui fit le très très gros du boulot : C’est bien à l’Est que l’armée Allemande s’est faite casser la colonne vertébrale, et pas ailleurs. Ce serait une querelle de généraux de canapés, mais je pense que même sans l’aide US, les soviétiques auraient fini par l’emporter. En 1945 L’Allemagne avait pillé toute l’Europe, ne produisait plus rien alors que la Russie faisait sortir des avions et des tanks par milliers de ses usines. Quand à l’apport du Lend-Lease, il a surtout permis à la Grande Bretagne de ne pas s’effondrer, et même si il fut appréciable pour l’union soviétique, cette aide n’arriva que à la toute fin de la guerre.
Une extrême droite qui arrive au pouvoir ? Regardons là encore l’histoire : elle se fait rarement élire à la régulière, mais accède effectivement au pouvoir lors d’intrigue de court. Hitler pour parler de lui fut nommé chancelier alors que son parti n’avait pas obtenu la majorité. Mais il fallait barrer la route au communisme, qui était lui aussi sur une pente ascendante. L’élite Allemande a choisi le Nazisme pour barrer la route au Communisme, comme l’élite Française à choisi Pétain pour ne pas avoir le Front Populaire.
Et pour en revenir à maintenant, si les choses tournent mal, et que l’agitation sociale Européenne va en s’amplifiant, qui pensez-vous que les élites Européennes vont choisir ?
La réponse pour moi ne fait aucun doute : des que les parti traditionnels n’y arrivent plus, c’est à l’extrême droite que l’élite confiera la restauration de l’ordre. Et la conséquence en sera toujours la même.