@Jeussey de Sourcesûre
La seule grammaire qui répondrait à l’attente que j’exprime serait celle
qui permettrait à un traducteur informatique de produire dans une
langue un texte acceptable à partir d’un texte original écrit dans une
autre langue.
Sans vouloir entrer dans le débat sur le rôle de la mémoire en une certaine opposition avec la compréhension qu’on n’applique pas assez à mon avis pour appréhender une langue aussi riche que le français, car il me faudrait écrire un livre en entier sur ce sujet et que j’en n’en ai pas le courage, je voudrais souligner que jamais un traducteur informatique ne pourra produire une texte acceptable à partir d’un texte original sans le « comprendre » sans appréhender les informations et les concepts qu’ils véhiculent.
Or si nous êtres humains pouvons le faire spontanément c’est que nous associons les mots et les phrases à nos données sensorielles, allant du concret, du matériel des enfants à des abstractions de plus en plus complexes. Ce processus dure de nombreuses années. Tout cela est hors de portée de l’informatique même d’un futur lointain, même avec des ordinateurs à qbits.
Seuls des robots androïdes pourraient y parvenir en vivant parmi nous. L’avantage serait que ce que l’un a « compris » il pourrait dans un langage robotisé, directement conceptuel le communiquer à tous ses congénères.
Une étude sérieuse m’a convaincu qu’un tel langage, une sorte d’espéranto pour informatique, demanderait le trail acharné de milliers de personnes pendant plusieurs années.
Vu son intérêt, il faudrait qu’il fasse l’objet d’un plan gouvernemental avec budget conséquent.
Je ne vois guère que Jean-Luc Mélenchon pour un tel projet de développement, mais la priorité de créer une énergie renouvelable et d’exploiter la mer sont prioritaires effectivement ne serait-ce que pour créer des emplois valorisants.
En l’absence d’un enseignement de la langue faisant appel à l’intelligence, par exemple des diagrammes pour les règles d’accord difficiles tels ceux du participe passé ou une solide connaissance des racines originelles des mots (pas seulement grecques et latines), la solution pour maîtriser l’orthographe et la grammaire, ainsi que mieux rédiger est de lire, lire, lire encore de tout mais si possible des textes de qualité.
Selon sa confidence (Les Ritals), c’est cette boulimie de lecture qui a fait de François Cavanna un excellent écrivain. Ne doutons pas qu’il en fut de même pour un Flaubert ou un Proust !
Jeussey deSourcesûre, la grammaire est un héritage qui ne peut pas plus être changé en profondeur que le plan d’ensemble d’une vieille ville.