Moekhi, on a bien compris que vous étiez là en sous-marin pour défendre le Collectif contre l’islamophobie en France. Cela passe par tenter évidemment, selon vos bonnes vieilles méthodes, de me discréditer, sans rien dire sur le fond. C’est l’occasion pour moi d’enfoncer encore le clou, merci ! Dans cette tentative, il explique que " La présentation de l’auteur est déjà
biaisée » parce que j’ai été membre de la mission laïcité du Haut
conseil à l’intégration. Le HCI a fait un travail remarquable de décryptage et
de propositions sur les questions de l’immigration et de l’intégration, dont les avis sont publiés à la Documentation française (encore accessibles sur l’ex-site du
HCI), qui font bien défaut à une politique sérieuse aujourd’hui en la matière.
Mais on voit tout de suite l’attaque de ceux qui défendent les usages de
l’islamophobie que je dénonce, en mettant en cause d’abord la probité des
personnes. Ce que fait aussi l‘auteur qu’il cite en croyant parvenir à ses
fins, qui a écrit de façon critique à mon propos sur Médiapart, ceci allant de paire avec la défense du même fond de commerce. Un illustre inconnu, aux relents islamogauchistes. L’imposture est du
côté de ces procureurs. Quant à moi j’écris dans la clarté, sans polémiquer, à cet endroit un
article qui a été très largement soutenu et partagé, repris, car nous sommes
nombreux à ne plus supporter ces agressions et ces atteintes à peine voilées à
la dignité d’autrui dès que nous sommes sur ce terrain. Ce Moekhi justifie encore un
peu plus l’importance de cet article, qui fait du bruit et va
continuer à en faire en discréditant tout ceux qui ont fait de l’islamophobie leur
fond de commerce comme le CCIF, qui rejoint l’UOIF, c’est « bonnet blanc
et blanc bonnet », la même clique. Tout un courant rétrograde,
antidémocratique et moyenâgeux, qui entend imposer par intimidation des
prétentions religieuses tournées contre la laïcité, qui garantit à chacun sa
liberté, en protégeant l’Etat du pouvoir religieux précisément, car seul un
Etat dégagé de toute influence religieuse est susceptible d’être impartial.
Comme je le montre dans cet
article, ce n’est pas un combat pour l‘égalité que mènent ceux-là, mais pour la
séparation, la prise de pouvoir sur un groupe piégeant nos concitoyens de
confession musulmane, pour en faire un groupe de pression communautaire afin de
parvenir à mettre en risque notre République, jusqu’à faire reculer ses
principes, dont la laïcité ; le voilà le communautarisme, instrument de l’islam
politique et de l’islamisme ! Le dernier rapport du Sénat sur la radicalisation
désigne clairement le communautarisme comme son terreau ! Il suffit de lever le
nez pour voir s’installer ce communautarisme dans le décor de façon inquiétante,
à la mesure de la propagation du voile, et donc, du refus du mélange au-delà de
la communauté de croyance, signifiant une mise à part qui est le début de
l’engrenage.
« Quand cet organisme s’est avancé
sur terrain de la laïcité, un des meilleurs spécialistes français de la
question, Jean Baubérot, lui a décerné un « bonnet d’âne
ostensible », nous dit-il encore. Mais
Monsieur Jean Baubérot,
s’il est présenté comme un « spécialiste » de la laïcité, est tout
sauf un de ses défenseurs. Il est le seul à la commission Stasi à s’être
prononcé contre la loi du 15 mars 2004 d’interdiction des signes religieux
ostensibles dans l’école publique laïque (Sic !). Il est connu comme le
loup blanc pour défendre le multiculturalisme que lui appelle « laïcité
ouverte », c’est-à-dire, une laïcité qui n’en est plus une, qui perd son
âme et tout son sens, en passant du caractère inaliénable des droits et
libertés de chacun, de l’égalité de tous devant la loi, à la reconnaissance des
communautés religieuses et culturelles sur le modèle anglo-saxon, c’est-à-dire
à la discrimination positive, derrière quoi les individus perdent leur droits et leurs libertés à la faveur des représentants du clan.
Oui,
il faut discréditer les usages de l’islamophobie et ses procès, et avec elle
le CCIF et l’UOIF (récemment rebaptisée), ces organisations communautaristes
qui attaquent la République et entendent saper les fondements de nos libertés, à commencer par cette volonté de pousser les musulmans à ne se penser que comme
communauté attaquée, par un bourrage de crane victimaire afin qu’ils se
laissent prendre à cette volonté de les dominer pour les instrumentaliser
contre la société dans laquelle ils vivent, mais aussi contre eux-mêmes, contre
leur propre intérêt.