• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Emile Mourey

sur Correction à mon article sur Gergovie adressé à Alain Deyber qui enseigna l'Antiquité à l'école prestigieuse de Saint-Cyr


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Emile Mourey Emile Mourey 17 décembre 2017 16:31

@Antenor


Le Gaffiot est très utile car il donne un choix de traductions et souvent en désignant l’auteur. Il faut savoir qu’à l’époque de César et de Cicéron, la langue latine était encore en évolution. Il y a le latin de Cicéron que je n’aime pas beaucoup car trop ampoulé et il y a le latin de César qui a fait sa réputation auprès de ses contemporains pour son style clair et son vocabulaire précis et réduit. Pour trouver le sens précis des quatre mots que vous citez, rien de plus simple dès lors que nous disposons de la technologie « internet ». Vous faites une recherche du mot dans tout l’ouvrage, par exemple « collis’ et vous constaterez que chaque fois que César utilise ce mot, ce ne peut être que dans le sens de »versant« ou de »pente« , ce qui est la même chose. Quand César déploie sa ligne de bataille »medio-colle« , cela n’est pas »au milieu de la colline« mais à mi-pente. Quant à »mons« , le latin est plus logique et plus astucieux que le français. Mons est une hauteur et c’est par un qualificatif que le latin signifie qu’elle est haute, très haute, étendue ou etc... Dans l’affaire du Crest, quand César parle du mur de la ville et du mur de l’oppidum, on voit bien que ce n’est pas la même chose. On voit bien aussi qu’un oppidum est un terme spécifique. Pour désigner un mur ou une enceinte ordinaire, le latin se suffit avec le mot »murus" et éventuellement un qualificatif. Dans ma recherche du mot oppidum, j’ai trouvé deux contours, un contours plus ou moins ovale qui correspond à la mandorle des tympans de nos églises romanes et un quadrilatère semblable à la constellation du petit charriot. Mais comme on le voit dans le présent article, l’oppidum est aussi toute la partie défensive du terrain sur lequel on se défend. 

Quant aux fossés identifiés une première fois à l’époque de Napoléon III, réidentifiés récemment par Vincent Guichard, il n’y a pas lieu de douter, d’autant plus qu’ils correspondent à ce que dit César.

Concernant la bataille de Lutèce, voyez mon article Agoravox.

Ce n’est pas à la ville de Chalon que je donne de l’importance, mais à son oppidum, sur la hauteur de Taisey.

Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès