Bonjour Rosemar,
Tout frais, tout chaud
L’orthographe, l’atout numéro 1 pour draguer
Deux chercheurs de l’UCL ont
mené l’enquête sur les rencontres en ligne. À travers plusieurs
portraits, ils démythifient l’outil internet dans la drague 2.0.
Le sociologue Jacques Marquet et le
psychologue Christophe Janssen se sont intéressés aux rencontres en
ligne. Depuis 2008, ils ont interrogé sur leurs pratiques une
cinquantaine d’utilisateurs de sites et d’applis, âgés de 30 à 70 ans.
Dans leur étude, ils mettent en avant l’importance accordée à l’écrit
comme mode de correspondance, à la forme et à l’orthographe.
Le sociologue Jacques Marquet et le psychologue Christophe Janssen se
sont intéressés aux rencontres en ligne. Depuis 2008, ils ont interrogé
sur leurs pratiques une cinquantaine d’utilisateurs de sites et
d’applis, âgés de 30 à 70 ans. Dans leur étude, ils mettent en avant
l’importance accordée à l’écrit comme mode de correspondance, à la forme
et à l’orthographe.
« Il faut garder en tête que le public-cible de cette étude dépasse l’âge de la trentaine, rappelle Christophe Janssen. La
dimension générationnelle est capitale pour la lecture de ces
entretiens et particulièrement de ceux de Cécile et de Paul, que nous
avons davantage mis en avant durant notre lecture croisée et qui sont
tous les deux issus de la génération soixante-huitarde ».
Cécile explique : « Quelqu’un qui se présente
avec trois fautes par ligne, ce n’est même pas la peine d’aller plus
loin. Je sais qu’il ne va pas me convenir. Donc j’éliminais d’emblée… » Même son de cloche du côté de Paul : « Je
correspondais d’abord par mail… On m’a proposé bien souvent de chatter.
Je déteste ça, des phrases raccourcies avec de temps en temps un petit
bonhomme qui sourit. »
Autre critère éliminatoire : la présence d’enfants en
bas âge chez le partenaire potentiel. Pour Cécile, comme pour Paul,
c’était rédhibitoire : « Je ne sais pas si je pourrais supporter
encore un enfant d’un an. Vous savez, à un certain âge, on a envie de
faire des choses avec sa compagne et pas de s’occuper d’enfants… », souligne Paul.
Derrière ces critères de sélection s’en cache un autre, souvent inconscient. Par exemple : « Bien écrire est souvent révélateur d’un certain niveau social, explique Jacques Marquet. Il
ne faut pas sous-estimer l’aspiration à retrouver un entre-soi propre à
une classe sociale instruite. Même inconsciente, cette aspiration
existe derrière les données encodées dans son profil à l’inscription. »
http://plus.lesoir.be/151731/article/2018-04-17/lorthographe-latout-numero-1-pour-draguer