@Eric F
Vous avez fait votre commentaire en lisant mon texte par
le côté droit de la lorgnette, certes Charles de Gaulle a été appelé par René
Coty en dernier recours, lequel l’a nommé président du Conseil (le dernier de
la IVème République).
De Gaulle a obtenu l’investiture au parlement lui permettant de mettre en œuvre
ses ambitions. Vous semblez oublier que c’est sous la menace d’une intervention
des parachutistes du Général Miquel qui dirigeait l’opération
« Résurrection » (dont de Gaulle tirait les ficelles depuis Colombey) prévoyant
dans sa phase finale des parachutages à Villacoublay qui seraient suivis de la
prise du ministère de la Défense et de l’arrestation des détenteurs de l’autorité : le
Président du Conseil Pierre Pflimlin, le ministre de l’Intérieur Jules Moch, de même que les personnalités clés, François Mitterrand et Pierre Mendès France. Des
unités stationnées en région parisienne, favorables au coup de force devaient
prendre le contrôle de la capitale.En cas de riposte du Parti communiste
français, ses dirigeants Jacques Duclos et Maurice Thorez devaient également être faits prisonniers. Souvenez-vous de la réplique de de Gaulle au
président de l’Assemblée nationale, le socialiste André Le Troquer : « eh bien si le
Gouvernement vous suit, je n’aurai pas autre chose à faire que vous laissez
vous expliquer avec les parachutistes… ». Cela ne s’appelle
pas prendre le pouvoir par la force ? C’est pour
cette raison que Christophe Nick nomme cet évènement "un coup d’État
démocratique" car la légalité de l’élection du Général, fin politique,
s’est faite sous la menace ! Devant la menace d’une prise du pouvoir par la
force, le général de Gaulle, est nommé Président du Conseil, le 1er juin 1958,
par le président René Coty. La seconde phase de l’opération Résurrection est
annulée. L’Assemblée vote les pleins pouvoirs à De Gaulle pour une durée de six
mois, il est chargé de rédiger une nouvelle Constitution. De Gaulle a tout
bonnement fait un coup d’État qualifié de démocratique ou de velours. Que se
serait-il passé si l’opération Résurrection s’était déroulée jusqu’à son terme
? De Gaulle aurait probablement gardé un régime républicain en imposant sa
constitution, il avait trop l’idée de la grandeur de la France pour instaurer
un régime militaire qui aurait terni son image. Président investi de pouvoirs
régaliens, de Gaulle avait atteint son but. Certes,
le régime de la constitution de la quatrième République était détestable et
incohérent par son instabilité politique. Fort du nouveau texte
constitutionnel, de Gaulle en bon militaire décide de gouverner en monarque
pour sortir la France de sa mauvaise santé politique causée par les désordres
algériens et le régime instable précédent, la France était alors dans un
marasme impossible.J’ai écrit que je comprenais les motivations de De Gaulle devant
l’impuissance des gouvernements de la IV ème
République face au conflit algérien : certes il était la personnalité charismatique
du moment, il le savait et en a usé en appliquant ses thèses du discours de
Bayeux de juin 1946 en mettant en place un pouvoir autoritaire qui dure encore
de nos jours, bien longtemps après que le problème algérien ait trouvé sa solution
pour lequel René Coty l’avait sollicité. Cette autocratie n’a plus sa raison
d’être aujourd’hui, où bien des Français ont besoin d’une réelle démocratie.
Nicolas Sarkozy a gouverné en « hyper-Président », les journalistes
muselés de la Presse française n’osaient pas dire le mot de dictateur, Sarkozy
a rapidement privatisé EDF et GDF que de Gaulle avait nationalisés en 1946
comme beaucoup d’entreprises de service public (quelques autres en punition de
leur collaboration avec les nazis, tel Renault). De Gaulle doit se
retourner dans sa tombe en voyant dans quelle anarchie spéculative les
entreprises publiques sont tombées avec les privatisations restaurées par
Sarkozy, ce grand menteur au nez de Pinocchio et aux dents rayant le parquet !
J’en suis outré, c’est loin de la pensée du Général qui avait une autre idée de
la France. Si c’est cela que l’on
appelle le progrès, je veux bien être Pape ! Aussitôt élu,Macron applique son
programme ultralibéral en taxant les classes moyennes, les pauvres et les
retraités pendant qu’il couvre d’or les riches."Le démantèlement de l’ISF et
le plafonnement de la taxation des revenus du capital vont permettre aux cent
premiers contribuables à l’ISF d’économiser en moyenne 582 380 euros. Plus d’un demi-million d’euros de cadeau fiscal ! Soit 42
années de Smic (1 153 euros nets mensuels), soit une vie complète de salarié !
A-t-on entendu les bruits d’une révolte ? A-t-on perçu des interrogations dans
les rangs des députés La République en Marche, censés être de droite et de
gauche, face à une telle machine inégalitaire ? Rien, silence. Macron a beau
essayer de s’arracher le sparadrap « président des riches », ces choix
budgétaires construisent une société d’inégalités toujours renforcées. Alors
que rien ne permet de démontrer leur « efficacité » économique. Cette politique
économique vient souligner jusqu’au vertige l’atonie politique du pays. Sur le
champ de ruines d’une opposition désintégrée et d’une majorité godillot (tant
elle est inexpérimentée), la « verticale du pouvoir » macronien est sans
limites. Attention danger."(Médiapart Le 27
octobre 2017.)C’est profondément injuste et choquant. Il met
en place un système antisocial voulu par le Medef. Son Assemblée de godillots
est à sa botte, elle fera passer toutes les lois voulues par Macron qui est un
homme machiavélique méprisant les pauvres et les classes moyennes. Macron est un second Bonaparte (j’exècre les deux Napoléon), il est intelligent, mais petit, donc
probablement complexé et teigneux, aujourd’hui il gouverne en despote. C’est le règne de l’argent,
du fric restitué par Macron aux plus nantis qu’ils placent dans les paradis
fiscaux …Pouah !!! Quelle est cette société
dans laquelle on vit ?!... Je hais tous les politiciens du Capital et les
bourgeois nantis qui font cette société où l’Homme n’a plus sa place.
Source https://blogs.mediapart.fr/…/il-y-bien-eu-un-coup-detat-le-…