S’il est question de didactique, il est question de didactique. Même si les médias aux ordres ignorent tout de cette discipline. Quand vous ignorez tout d’un mot et d’une discipline, prenez la peine d’ouvrir un dictionnaire, au lieu de prétendre à l’omniscience infuse.
Si des profs et des inspecteurs concoctent un sujet de bac comme celui de Pondichéry,
J’ai vu des profs d’IUFM, en principe de niveau universitaire, tomber des nues quand je leur ai appris que le champ magnétique n’a aucune des propriétés d’une grandeur vectorielle. J’ai vu un prof d’électrotechnique chevronné expliquer à un jeune prof d’électrotechnique quand utiliser les trois doigts de la main gauche et quand les trois doigts de la main droite, selon que la machine fonctionne en moteur ou en générateur (ou l’inverse ?). Pour simplifier ?
Détaillez tant que vous voudrez le cours de Feynman à Caltech, 1963 environ, jamais il ne s’est aperçu de cette bourde, qu’il recopie avec ferveur. On peut reprendre des quantités de cours ultérieurs très cotés aussi (Berkeley par exemple), eux aussi n’y ont vu que du feu. L’enseignement des sciences déroge aux principes scientifiques de base ; c’est une faute professionnelle collective.
En ce qui me concerne, ce fut Pierre Léna, actuellement académicien et très conservateur, mais en 1964-1965 maître assistant d’électricité, qui a trahi le secret : « Si vous ne comprenez rien au champ magnétique, ce n’est pas 100 % de votre faute, c’est que c’est un être de rotation, et pas du tout un être vectoriel. », et il a dessiné deux schémas au tableau, montrant la règle du chemin à rouleaux. Puis hélas il s’est arrêté là, et depuis demeure effrayé de son audace.