@delor
Bonjour delor,
J’apprécie votre réponse à sa juste valeur. Je
vais essayer de vous répondre point par point.
Tout d’abord, vous dîtes « Ainsi,
selon vous, la pensée serait une faculté exclusivement « humaine »
« qui définirait »l’essence humaine« et sans laquelle l’humain
n’existerait pas. » Selon moi, et je précise, la pensée est certes
humaine, elle définit l’essence humaine » et sans laquelle l’homme, l’humain
n’existerait pas. Je m’explique, vous delor, et tous les êtres humains sont
érigés des êtres vivants pensants par cette pensée en eux. En clair, les hommes
croient exister, ils croient exister par eux-mêmes, mais en réalité, il ne
vient pas à leur esprit qu’en fait ils sont inexistants par eux-mêmes mêmes s’ils
ont un corps, un cerveau, etc., mais c’est insuffisant, et donc, ils n’existent
en réalité que parce qu’il existe en eux un Esprit qu’il ne connaisse pas et
secrète en eux une pensée.
Pour comprendre, delor, arrêtez-vous un instant, asseyez-vous,
debout ou assis, fermez les yeux, et dîtes à vous-même est-ce que vous existez ? Ne répondez-pas, laissez votre esprit vous
répondre. Restez longtemps dans cette position. Si votre esprit vous dit que
vous existez, cela signifie que vous mentez à vous-même. S’il ne vous dit rien,
et ensuite fatigué d’attendre, vous ouvrez les yeux, vous êtes dans le vrai. Ce
qui signifie « Pensez sans penser », et point barre. Que vous croyez
être ou on, avec ou sans la pensée, soyez vous-même. Et cela s’arrête là. Et
arrêtez de philosopher. C’est pour votre bien.
Deuxième point. Vous le dîtes : « Voyez vous, ce
qui ne va pas dans votre raisonnement, c’est qua vous faites exactement la même
erreur que Pascal et Sartre (et consorts) : vous inversez la nature et le
rôle des »choses« . Ce n’est, encore une fois, pas la pensée qui fait
de l’homme un »être« , mais l’inverse : c’est parce que l’homme
est un être que la pensée »advient« . La pensée procède de l’être
qui la »produit« (le vocabulaire humain est trop restrictif,
c’est vrai, d’où la mise entre guillemets). »
Donc selon vous, c’est l’être qui est que la pensée lui
advient. C’est du Sartre. Et qu’est-ce que cet être qui vient ? D’où il
vient ? Du ventre de sa mère ? Et sa mère et son père d’où
viennent-ils ? Et leurs pensées d’où viennent-elles ? Ça ne tient pas
debout. On ne sait ni l’être d’où vient-il ni la pensée d’où vienne-t-elle ?
Donc, delor, passez votre chemin. Vous vous mélangez les pinceaux.
Troisième point. Vous dîtes « « :
j’exprime ce que j’ai compris (à force de recherches : comme vous je
recherche, mais je reste un »libre penseur dans mes actions de recherche)
de ce que je suis et de ce que je fais là, ici et maintenant. » D’accord
que vous cherchez. Mais restez logique, utilisez votre raison.
Quatrième point. Vous dîtes « Cela dit, en supposant
que je cite ces « auteurs », en quoi leurs pensées ne seraient que
« des commodités qui ne servent qu’aux psychologues et non aux communs des
mortels » ?
Vous croyez vraiment que les psychologues sont des sortes
de dieux ou d’avatars situés au-dessus ou en dessous ou à côté des
« communs des mortels ». »
Je ne crois rien, et je n’ai jamais dit que les psychologues
sont des sortes de dieux. C’est dans vos pensées qui vous informent mal parce
que la matérialité de votre être est ce qu’elle est, et vos pensées ne font que
leur travail pour vous informer mal. Et on comprend pourquoi elles arrivent même
à dénaturer les propos de l’autre parce que votre matérialité conçue
initialement libre est revêtue par ce qu’elle veut entendre de l’esprit qui est
en vous.
Je ne sais si je me fais comprendre. A vous donc d’en
déduire.
Cinquième point. Vous me dîtes « Personne
ne peut prétendre être autrement, puisque l’homme (contrairement à ce
qu’il croit pour son malheur) EST DE LA NATURE.
Et la Nature est un monobloc non-modifiable. Nous ne
sommes pas reliés les uns aux autres, nous sommes indissolublement liés les uns
les autres.
Il reste les questions suivantes à évoquer :
qu’est-ce « la Nature » ?
Uniquement ce qui relève du phénoménal (le sensible de la
matière blanche) ?
Ou bien inclut-elle également le nouménal (l’insensible
spirituel que les scientifiques appellent « matière noire », de
manière erronée puisque l’esprit n’est pas matériel) ? »
Juste ce que vous dîtes. L’homme effectivement est de la Nature. Juste tous les humains sont liés. Et heureusement que nous sommes
liés, sinon il n’y aurait pas eu l’espèce humaine, le genre humain, le plus
élevé sur terre. Qu’est-ce que la Nature ? Là c’est déjà plus difficile.
Vous n’expliquez rien, tenter d’être plus précis, et surtout n’utilisez pas le
jargon, le dogme philosophique qui n’explique rien.
Voilà, merci pour l’effort de vos pensées dans
votre réponse