Sur l’origine du symbole du poisson et de sa queue...
D’emblée, rappelons qu’il n’y a d’immuable et d’invariable que la Vérité, qui est l’expression des lois de la Nature.
Quand ces lois sont violées, il ne reste plus que l’imagination des hommes qui engendre l’erreur sous des formes multiples.
Voilà qui est dit.
Quand les hommes se virent comparés par les femmes à un océan d’erreurs, un déluge éteignant toutes les lumières de l’Esprit, continuant eux-mêmes ironiquement le symbolisme, ils se comparèrent à des poissons.
Et ce nouveau symbole ichtyologique va jouer un grand rôle dans les mythes religieux. On mettra le poisson dans le Zodiaque et dans les constellations. (Le poisson astral)
Hygin dit : « que les hommes sont nés du poisson astral. » Et n’est-ce pas là le premier germe de l’idée fausse que l’homme vient de la mer et qu’il a passé d’abord par la forme du poisson ? Ce poisson devint par la suite un monstre marin, représentant le grand persécuteur, le grand oppresseur de la Femme.
C’est le grand Léviathan de la Bible avalant les Yonijas (les féministes).
Puis le symbole, après avoir subi l’amplification de l’imagination orientale, s’amoindrira dans les esprits vulgaires, et le monstre deviendra une baleine et les Yonijas deviendront Jonas. Rappelons cette histoire rapidement :
Un petit livre ridicule, qui du reste n’a que 4 chapitres, raconte que Jonas fait un voyage en mer pour s’enfuir d’un endroit où il est poursuivi. Une tempête met le vaisseau en danger, et les marins, sachant que c’est la présence de Jonas qui en est la cause, le jettent à la mer. Voici le texte qui suit :
« Mais l’Eternel avait préparé un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas demeura dans le ventre du poisson 3 jours et 3 nuits.
« Et Jonas, dans le ventre du poisson, appela l’Éternel et lui dit : « Tu m’as jeté au profond, au cœur de la mer, et le courant m’a environné, tous tes flots et toutes tes vagues ont passé sur moi ; et j’aurais dit : Je suis rejeté de devant tes yeux. Cependant je verrai encore le temple de ta sainteté ! Les eaux m’avaient environné jusqu’à l’âme ; l’abîme m’avait enveloppé de toutes parts ; les roseaux m’avaient entouré la tête. J’étais descendu jusqu’aux racines des montagnes, mais tu as fait remonter ma vie hors de la fosse ».
Alors l’Eternel fit commandement au poisson et il vomit Jonas sur le sol. »
Et cette littérature est appelée « L’ÉCRITURE SAINTE », et on enseigne cela à nos enfants.
Aussi, pendant que les Féministes deviennent « un homme », les hommes, changeant, dans un autre sens, le sexe de la Femme, arrivent à la symboliser, elle, par le poisson. C’est ainsi qu’on arrive toujours à renverser les rôles. Il était difficile, cependant, de ne pas mettre la Femme sur l’eau, elle qui avait toujours été l’Émergente. Cette figuration était trop avancée dans les esprits pour disparaître complètement. On arrangea les choses, on en fit une amphibie, une Déesse dont la partie supérieure du corps émerge, mais dont la partie inférieure plonge dans l’Océan, et c’est un symbolisme qui représente dans la Femme l’Esprit en haut, la vie animale en bas.
Tout l’Orient a représenté la Femme sous cette figure bizarre : un corps de Femme terminé en queue de poisson.
La Derceto des Phéniciens, la Vénus d’Aphaca et toutes les Vénus orientales sont ichtymorphiques, l’Oannès des Phéniciens aussi, ainsi que Vishnou s’incarnant en poisson.
Les sirènes étaient aussi des femmes émergeant de l’eau et dont la moitié inférieure avait le corps d’un poisson. Peut-être parce que, dans la lutte de sexes, l’homme les avait attirées à lui et plongées avec lui dans l’océan de l’erreur. C’est peut-être pour cela que, dans le langage vulgaire, on garde cette expression « se terminer en queue de poisson » pour indiquer une chose qui finit mal, comme a fini la puissance féminine.
La sphinge des Egyptiens, forme ridiculisée du sphinx, se termine aussi en queue de poisson. C’est donc à tort qu’on a dit que les Egyptiens n’avaient pas de déluge dans leurs traditions, seulement, ils ne l’expliquent pas par un cataclysme physique, mais lui laissent sa signification symbolique d’un bouleversement moral.
Le sphinx avait représenté l’Esprit féminin dans son plus pur rayonnement, « l’influx d’Isis », symbole qui, d’ailleurs, ne resta pas exclusivement égyptien, mais devint universel.