C’est très intéressant mais sur les braves trotzkystes refusant la haine de l’Allemand et les méchants communistes qui auraient été timides dans la lutte contre le nazisme, c’est une provocation falsificatrice fondée sur une confusion entre les 2 guerres...
Tout d’abord le trotzkyisme, pas plus que le stalinisme, n’ont de sens en Russie. C’est un peu comme le totalitarisme, un concept occidental,anti-historique, et purement politique, ce dernier créé comme on le sait par la maîtresse du nazi Heidegger, donc invalide, à moins de considérer comme scientifiquement valide une thèse rédigée par une Juive adorant un universitaire du crime ... fondant sa pensée un vieux fond philosophique fumeux.
N’ayant de sens en Russie, quelle valeur scientifique aurait-il à 3000 km ? un vocable habillant des thèses politiques, mais pas historiques.
D’ailleurs, puisque vous aimez vous documenter, l’historien français responsable des archives Trotzky, en Amérique — peu de suspect de « stalinisme » — dit lui-même que ce personnage historique a été impliqué dans un complot fasciste, donc il ne risquait pas de combattre le Reich, lui.
Je vous cite le cas de Jean Ridoux, grand résistant communiste PCF parisien, qui fut dénoncé comme tel par un trotzkyste ( qui le connaissait jadis) en pleine Occupation, dans un cinéma de Paris où il avait un rendez-vous avec d’autres résistants. Qui combattait le Reich ? Mais Jean Ridoux n’a pas été pris.
Apparemmet, malgré votre documentation, vous avez un parti-pris anti communiste ( malgré votre référence à ALC par ailleurs, ce qui mène à des contradictions de principe) et plus encore une méconnaissance de la Résistance.
La Grève des mineurs en mai 1941, de 10 jours, organisée en zone interdite par le PCF et réunit 100 000 mineurs. C’était avant le 22 juin et je ne sache pas que ça traduise de la frilosité à l’égard de l’Occupant. Mon grand-père en était un des organisateurs. Où étaient les trotzkystes ?
Par ailleurs, les premiers actes de résistance communiste en France datent au plus de l’Appel de Duclos en Juillet 40...
Le décret Sérolles ( socialiste) condamnait à mort les communistes avant l’arrivée des Allemands.
Et puis, renseignez, le Comité Amsterdam-Pleyel, fondé au début des années 30 par Langevin ( le savant physicien, beau-père du grand physicien communiste Jacques Solomon fusillé par les nazis, comme Politzer et Cogniot)
Appeler à « chacun son Boche ! » ce n’est pas du racisme : le racisme était du nazisme , tout de même.
C’était le cri de guerre de l’insurrection armée contre l’Occupation ! pour suivre le geste de Fabien, qui abattit l’aspirant Moser à Barbès dans une embuscade parfaitement discutée et organisée. ll fallait choisir.
Oser qualifier de raciste, le PCF qui a fondé les FTP-MOI et qui a demandé à Aragon d’écrire l’Affiche rouge, qui a organisé les travailleurs immigrés face au Patronat et qui a combattu le colonialisme et la Guerre d’Algérie, c’est n’importe quoi !
Par contre, pactiser avec l’Occupant nazi, ce n’est pas de l’antiracisme !
Gehrard Leo , jeune résistant communiste allemand en France, discutant avec des dirigeants en exil de la KPD et du KPÖ , évoquait cette question de tuer des compatriotes ( directement ou non) : il le fallait, et ce n’est pas du racisme ...
Le TA l’impliquait.
Ne pas créer un climat de terreur contre le soldat allemand ( mieux encore, l’officier ) répondant à la terreur nazie, c’était laisser faire le Reich, qui pillait tout de même 1/3 de notre PIB.
Vous mentionnez le Mur de l’Atlantique : renseignez-vous mieux, l’entreprise était française et le Reich y a utilisé de très nombreux « prisonniers de guerre » républicains espagnols, dont on parle moins que ceux des 3 tanks à Paris, et qui sont morts atrocement dans ce travail de forçat analogue à celui des camps de concentration comme Dora ( le pire)...après quoi la France a détruit les archives et les survivants ne sont pas reconnus ni les familles indemnisées.