• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Partisans ou adversaires du Frexit : lesquels sont des nationalistes ? (...)

Partisans ou adversaires du Frexit : lesquels sont des nationalistes ? (3ème partie)

J’ai déjà amplement montré dans les deux premières parties que les nationalistes se trouvent dans le camp des européistes et nullement dans celui des partisans du Frexit. Dans la deuxième partie, j'ai montré que Walter Hallstein, qui fut le premier président de la CEE et le resta pendant 9 ans, était un ancien nazi. L’affaire a fait grand bruit depuis maintenant près de 10 ans qu’elle a été dévoilée. Elle a suscité bien des passions dans le camp des européistes. La Wikipédia en est encore à nier cette évidence, à défendre l’indéfendable sans la moindre prudence.

Il y a de quoi s’étonner car, pour qui analyse le contexte historique de la période du nazisme et de l’après-guerre, cela est assez banal. Les mythes qui ont été construit dans l’immédiat après-guerre se sont peu à peu effrités. Nous savons maintenant à quel point l’adhésion au nazisme a été massive en Allemagne. Le schéma selon lequel il y aurait eu deux minorités aux extrémités de la société et une grande masse passive entre les deux ne tient plus. Il y a eu 11 millions d’adhérents au NSDAP soit, si on ne tient compte que des adultes, un homme sur deux et une femme sur dix. Je vous renvoie, pour le détail des calculs, à la deuxième partie de mon article. Adhéré au parti nazi, dans ce contexte, doit donc être considéré comme une pratique, sinon banale, du moins fréquente. Nous allons continuer à décrire ce contexte historique en insistant sur les deux milieux dans lesquels Walter Hallstein a évolué : le milieu universitaire et l’armée. Entre la prise du pouvoir par Hitler en 1933 et la capitulation du IIIe Reich en 1945, 14 années se sont écoulées. Walter Hallstein en a passé 8 dans le milieu universitaire et 4 dans l’armée. Il a fait un service militaire d’un an avant la guerre et il a été incorporé dans la Wehrmacht de 1942 à 1945.

Le milieu universitaire est probablement celui que les nazis ont voulu contrôler en priorité. Ils se sont appuyés pour cela sur la Ligue nationale-socialiste des étudiants NSDStB créée dès 1926 et qui avait noyauté le monde estudiantin bien avant 1933. Il faut lire à ce sujet les pages 228 à 231 du livre « Les avatars du juvénilisme allemand 1896-1945 ». Les nazis ont opéré une véritable « purge » du corps des enseignants. Rien qu’entre 1933 et 1934 environ 1680 enseignants universitaires ont été licenciés ou forcés de démissionner soit 14,4%. La Gleichschaltung (mise au pas) avait pour but de mettre la formation universitaire au service exclusif des objectifs du national-socialisme en obtenant d’une part qu’elle se concentre sur la propagation de la Weltanschauung (conception du monde) raciste et impérialiste nazie en éliminant toute voix discordante, et d’autre part en fournissant à la société totalitaire des cadres civils et militaires loyaux et dévoués. La « nazification » fut totale lorsqu’en 1936 tous les étudiants furent placés sous l’autorité du chef de la NSDStB. C’est dans ce contexte d’un milieu universitaire entièrement sous contrôle des nazis que le professeur de droit Walter Hallstein a obtenu deux magnifiques promotions. Il a été nommé en 1936 doyen de l’université de Rostock où il enseignait. Il dut sur ce poste clé, mobiliser tous ses talents dans la sélection idéologique des candidats à des postes vacants tout en sévissant autant que nécessaire au conseil de discipline de l’université. Pour demander ce poste à cette époque, il fallait vouloir se mettre ainsi au service du nazisme. Il fallait être le garant de la domination de l’idéologie nazie sur l’université et il a fallu, comme nous l’avons vu , qu’il donne des garanties montrant qu’il était prêt à le faire.. Il a ensuite été nommé directeur de l’Institut de droit comparé et de droit économique à l’université de Francfort-sur-le-Main en 1941. A cette époque, ce ne sont plus les pairs de l’université qui décident de ces mutations mais les autorités nazies. Les critères idéologiques de sélection sont évidemment prioritaires.

Il a eu droit aussi à certaines « promotions » extra-universitaire. Il fut notamment nommé dès 1933, vice-président de la chambre de commerce et de l’industrie nationale-socialiste de Mecklenburg-Rostock. Il a aussi intégré la célèbre « Akademie für Deutsches Recht » (Académie du droit allemand), fondée en 1933. Cette clé de voute de la refonte nazie du système juridique allemand, était aussi l’instrument de la fameuse Gleichschaltung (mise au pas), dont Hallstein n’était donc pas une victime mais un acteur. Rappelons aussi que Walter Hallstein a été sélectionné pour faire partie de l’équipe de 15 juristes dirigée par le célèbre et sinistre Hans Frank. Il s’agit de l’équipe qui s’est rendue à Rome du 21 au 25 juin 1938 pour préparer le projet de la « Neue Europa ». Que faut-il ajouter pour montrer qu’il a fait tout ce qu’il pouvait pour servir le nazisme ?

Puisqu’il a aussi passé quatre années dans l’armée, il convient d’apporter des précisions sur cette institution dans le contexte du nazisme. Il faut reconsidérer le mythe selon lequel la Wehrmacht aurait été constituée de soldats qui faisaient leur travail en toute neutralité politique comme n’importe quel fonctionnaire qui va à son bureau. Nous savons maintenant que la Wehrmacht était dominée par l’idéologie nazie et qu’elle n’avait pas besoin des SS pour se livrer à des atrocités (voir la 2ème partie de notre article). Plus on monte dans la hiérarchie militaire et plus la probabilité d’y trouver des nazis est forte. Il est peu probable que des officiers de la Wehrmacht aient pu ne pas être nazis et il est certain que Walter Hallstein en tant qu’officier instructeur en national-socialisme était adhérent au NSDAP. C’est une des preuves que nous avons exhibée dans notre article. Nous avons surtout voulu montrer ici que dans le contexte historique du nazisme l’adhésion de Walter Hallstein au parti nazi était tout ce qu’il y avait de plus classique, normale, banale et évidente.

Il faut maintenant bien connaître aussi le contexte de la Libération et de la mise en place de la RFA. Le phénomène du recyclage des anciens nazi dans l’administration de l’Allemagne Fédérale fut aussi banal que le recyclage des anciens pétainistes dans l’administration française de l’après-guerre (Voir le livre d’Annie Lacroix Riz : « La non-épuration en France »). La même épidémie d’amnésie s’est répandue en Allemagne qu’en France. En France, à la Libération, tout le monde avait été plus ou moins résistant. Ceux qui comme moi habite près d’une côte ont toujours entendu dire que ce sont les allemands qui ont construit les blockhaus du « mur de l’atlantique ». Nous fera-t-on croire qu’ils ont fait venir massivement des ouvriers d’Allemagne ? Après la Libération, à l’écoute des allemands, il semblait inimaginable qu’il y ait eu 11 millions d’adhérents au parti nazi. Seuls quelques milliers s’en souvenaient.

Le recyclage des nazis dans l’administration fut tellement massif que, sur la quantité de cadres administratifs concernés, il s’en est obligatoirement trouvé pour œuvrer plus particulièrement à la construction de l’Union Européenne. Les faits ne sont d’ailleurs niés par personne. Regardez les pages de la Wikipédia consacrées à Karl Maria Hettlage et Carl Friedrich Ophüls. Le premier fut membre de la Haute Autorité de la CECA de 1962 à 1967. Le second fut le concepteur principal des « statuts de la Cour Européenne de Justice » et c’est à ce titre qu’il les signa. Personne ne nie qu’ils furent auparavant des nazis patentés quoique Karl Maria Hettlage nie avoir adhéré au NSDAP mais reconnait avoir appartenu à la SS. Comprenne qui peut ! Il est donc normal, banal et admis par tous que d’anciens nazis ont participé à la construction européenne.

Alors, pourquoi le cas de Walter Hallstein suscite-t-il encore autant de passions ? Sans doute puisqu’il fut l’un des plus éminents « constructeur de l’Europe », l’un des « pères fondateurs de l’Union Européenne ». Nous ne déduisons pas de cela que le nazisme et l’actuel européisme seraient deux idéologies équivalentes. Il faut cependant bien reconnaître quelques liens entre les deux. Le projet de la « Neue Europa » était bien un projet nazi. Le nazisme incluait donc une forme d’européisme et il est normal que le passage du nazisme à la construction européenne n’ait pas causé de graves problèmes de conscience aux anciens nazis concernés. Il est aussi admis par tous que le national-socialisme était une forme exacerbée de nationalisme. Que ceux qui assument la continuité de l’œuvre de ces ex-nazis veuillent bien ne pas persister dans l’infamie en traitant les militants de l’UPR de nationalistes et de xénophobes. A défaut de faire amende honorable qu’ils veuillent reconnaître que c’est chez eux que cette forme de nationalisme sévi. Il est permis de penser que Walter Hallstein a réinvesti dans l’UE l’expérience qu’il avait acquise en travaillant sur le projet de la « Neue Europa ». Il est aussi permis d’examiner les ressemblances et les différences entre les deux projets. Nous n’affirmons pas pour autant que l’UE fut la continuité du projet de la « Neue Europa » d’Hitler. Nous avons suffisamment répété que la construction européenne d’après-guerre était une initiative américaine et, qu’en conséquence cela n’avait aucun rapport, quant à l’origine, ni avec l’Allemagne ni avec le nazisme. Mais nous allons voir maintenant qu’il y a aussi des points communs entre l’idéologie des européistes actuels et celle des européistes de la Neue Europa.

La conception des européistes actuels s’inscrit dans les délires de Samuel Huntington avec son « choc des civilisation ». Dans cette théorie, l’Europe ferait partie de la civilisation occidentale avec les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle Zélande. D’après Huntington, les rapports entre ces pays de la civilisation occidentale auraient évolué avec le temps. Ce n'est qu'au XXème siècle, alors que l'Amérique du Nord prend le commandement de « l'Occident » qu'elle se reconnaît « européenne ». On appelle donc généralement « occidentale » la civilisation euro-américaine. La civilisation occidentale serait alors opposée aux huit autres civilisations  : chinoise, japonaise, indienne ou hindoue, islamique, occidentale, latino-américaine, africaine et orthodoxe. L’Europe serait alors essentiellement en concurrence ou en compétition avec ces autres civilisations mais les relations seraient plus agressives avec la civilisation islamique et la civilisation orthodoxe dominée par la Russie. Cette vision de l’Europe nous amène, sous la tutelle de l’OTAN, vers la guerre contre le monde arabo-musulman ou contre la Russie.

Il n’est pas étonnant que cette vision guerrière et raciste de l’Europe fût défendue par Hitler et Mussolini avant d’être reprise par les européistes actuels. De ce point de vue, nous disons que la « Neue Europa » est l’ancêtre idéologique de l’UE malgré les différences entre les deux projets. La « Neue Europa devait se dresser contre la juiverie internationale et le bolchévisme tandis que l’UE doit se dresser contre le monde arabo-musulman et la Russie. Voici la présentation du livre de Bernard Bruneteau « Les collabos de l’Europe Nouvelle » :

« L’Europe nouvelle » : c’est ainsi qu’en 1940 les sirènes de la propagande qualifièrent le continent unifié de force par les armées du IIIe Reich. Si ce fut synonyme pour des millions d’Européens de dépendance, de réquisitions et de travail obligatoire ou forcé, ce fut aussi symbole d’espoir pour certains intellectuels français et belges qui voulurent y voir l’annonce d’une possible union européenne. Pacifistes rêvant d’en finir avec la souveraineté absolue des États, « techniciens » confiants dans les vertus d’un gouvernement économique, socialistes en quête d’une dernière utopie mobilisatrice : tous furent victimes d’une illusion qui les fit croire à la volonté européenne de Hitler, les rendant aveugles aux réalités monstrueuses de son ordre nouveau. Tout à cette illusion tragique, les intellectuels européistes de Vichy continuèrent les réflexions commencées au temps d’Aristide Briand sur une fédération politique et économique. Avec parfois des expressions troublantes : « communauté de communautés », « organe de gestion supra-continental » ou « monnaie fédérale unique »

Les européistes d’aujourd’hui n’ont en effet pas inventé grand-chose de plus que les européistes du fascisme italien et du nazisme qui avaient même envisagé une « monnaie fédérale unique ». La « Neue Europa » était déjà la solution pour les « Pacifistes rêvant d’en finir avec la souveraineté absolue des États ». La propagande nazie n’était guère, de ce point de vue, différente de la propagande de l’UE.

A l’opposé de cette approche raciste et guerrière de la « Neue Europa » comme de l’UE, nous voyons le monde comme une communauté planétaire constamment interconnectée notamment avec internet mais aussi avec des moyens de transports de plus en plus performants. L’avenir n’est pas au regroupement par grands pôles. Il est au contraire dans une interconnexion dans tous les domaines de tout le monde avec tout le monde. Chaque pays est libre d’entretenir les relations qu’il veut avec chacun des autres pays du monde. Des accords bilatéraux ou multilatéraux peuvent être passés entre des pays qui se considèrent comme des partenaires et non pas comme des concurrents, des adversaires ou des ennemis. Nous devons nouer des partenariats avec tous les peuples du monde sur la base de l’égalité sans faire de distinguos sulfureux et suspects selon l’appartenance à tel ou tel continent, à tel ou tel groupe ethnico-religieux, ou à telle ou telle « civilisation » à la mode Huntington. Ce sont les échanges avec tous les peuples du monde sans distinctions nauséabondes entre ceux qui appartiendraient à l’Europe et les autres qui favorisent la paix. Loin de vouloir nous refermer sur un continent, nous voulons une ouverture sur le monde, des coopérations internationales. En particulier, nous voulons davantage de coopérations avec les pays d’Afrique, du Moyen-Orient, de l’Amérique Latine. Les accords doivent se faire sur la base du donnant-donnant et non pas d’un gagnant-perdant comme cela se fait avec les accords de l’UE. Il s’agirait plutôt d’un gagnant-gagnant car chaque pays peut trouver avec son partenaire ce qu’il lui est difficile d’obtenir par ses propres moyens. Il ne serait bien évidemment plus question de la directive européenne sur les travailleurs détachés ce qui n’exclurait pas d’ailleurs des échanges de main-d’œuvre mais, sans qu’il y ait un gagnant et un perdant. Il ne serait plus possible que des pays comme la Chine puissent acheter tout ce qu’ils veulent en France sans que la réciproque soit possible. Et, il y aurait sans doute des dizaines d’exemples comme ceux-là.

Notre vision du monde va de pair avec les principes de la laïcité. Aucun pays n’appartient à une religion : pas plus à la religion musulmane qu’à la religion juive ou à tout autre religion. Cette vision du monde apporte d’emblée une solution évidente à tous les conflits notamment au conflit israélo-palestinien. Dans la Palestine, pays qui, comme tous les autres, appartient à ses habitants, tous les citoyens devraient pouvoir vivre à égalité de droit quelles que soient leur religion, leur origine ethnique… L’avenir, pour notre pays, ce n’est pas la France se pliant dans le cadre de l’UE à une colonisation américaine sans colons, c’est la France apportant un message de laïcité, d’ouverture sur le monde notamment aux pays du Moyen-Orient, à la Russie et aux pays d’Asie.

Les deux principaux arguments qu'apportent les européistes pour défendre l’UE consistent à dire qu’il faut se regrouper pour avoir plus de poids et que l’UE c’est la paix mais ces arguments sont contradictoires.

Voyons en quoi il serait utile de se regrouper pour avoir plus de poids. Avoir plus de poids par rapport à qui ? Par rapport à un autre pays ou à un autre bloc ? N’est-ce pas là une affirmation qui consiste d’emblée à se situer dans des rapports de force ? Dans des relations d’opposition à d’autres forces ? Ce sont bien des perspectives guerrières et pour tout dire une forme de nationalisme à l’échelle du continent qui vise à la détestation d’autres blocs. Nous appellerons cela du continentalisme. Cela mène tout autant à des guerres que le nationalisme. Il ne s’agit plus de guerre entre des nations mais de guerre entre blocs. De fait, sous l’égide de l’OTAN, la France depuis plusieurs années est entrainée derrière les USA dans des guerres au Moyen Orient contre le « bloc islamique » et dans le même temps nous sommes associés aux provocations des USA contre le « bloc orthodoxe » dominé par la Russie de Poutine.

L’Union européenne concoure en effet avec L’OTAN et les États-Unis, à aggraver les tensions avec la Russie. Elle apporte son soutien politique aux manœuvres militaires dangereuses et provocatrices de l’OTAN autour de l’enclave de Kaliningrad et dans les pays baltes. La politique de l’UE en Ukraine, le soutien aux élargissements successifs de l’OTAN au mépris des engagements pris avec l’URSS, l’installation de bases anti-missile étatsuniennes en Roumanie et Pologne, participent à la reprise de la course aux armements nucléaires en Europe. Il ne s’agit pas de soutenir la Russie de Poutine mais de constater qu’il y a un couple OTAN-UE qui est en posture agressive menaçant ainsi la paix sur le continent.

Nous voyons ainsi que les deux principales justifications de l’UE entrent en contradiction. Des pays qui se regroupent pour avoir plus de poids se trouvent entrainés dans des guerres. Pour avoir une idée assez précise de ce qu’est la prétendue paix que nous garantit l’UE, je vous invite à consulter la liste des opérations militaires impliquant la France depuis 2000. Vous en trouverez 5 qui se font sous pavillon de l’UE et 4 sous pavillon de l’OTAN mais vous verrez aussi que nombre de celles qui se font sous pavillon français sont en fait directement liées aux précédentes (Afghanistan, Lybie, Irak, Syrie). Voilà la réalité de « la paix » que nous amène l’UE et l’OTAN. Nous avons vu par ailleurs dans la première partie que la politique de l’UE amène les peuples d’Europe à se dresser les uns contre les autres notamment les grecs contre les allemands.

Nous sommes solidaires avec toutes les victimes des interventions militaires des américains dans le monde visant à l’expansionnisme américain. Or, la politique de l’UE est étroitement liée à la politique de l’OTAN et notre appartenance à ces deux organisations nous lie à la politique agressive des dirigeants américains. Ils présentent la plupart de leurs agressions comme des luttes pour la défense de la démocratie et des droits de l’homme, comme des luttes contre le terrorisme ou contre des dictatures, comme des ripostes légitimes à des attaques chimiques ou autres. Pour soutenir leurs argumentations, ils inventent, d’immondes supercheries. L’histoire des armes de destructions massives détenues par l’Irak en est l’exemple le plus connu mais il y en a eu une quantité d’autres. Je vous propose de jeter un coup d’œil aux justifications présentées par les gouvernants US pour leurs incursions meurtrières de l’histoire récente au Panama, en Irak, en Yougoslavie, en Lybie, en Syrie et en Afghanistan où le conflit perdure avec toujours les mêmes prétextes. L’Amérique des riches et des privilégiés semble addict à la guerre et leur barbarie en font les champions des crimes de guerre.

Nous voulons que la France soit à nouveau respectée dans le monde. Nous ne devons plus apparaître comme les larbins des USA tenus de les accompagner dans tous leurs conflits notamment dans ceux qui jettent les migrants sur les routes. Je pense en particulier aux afghans qui arrive en France où ils sont accueillis comme on le sait par les forces de répression. Il y a des moments où il faut vraiment avoir honte d’être dans cette UE pour ne pas avoir honte d’être français. Comment les européistes osent-ils encore dire que « l’UE c’est la paix » quand notre appartenance à l’UE nous oblige à cautionner toute cette barbarie ?

Nous opposons à tous ces conflits la politique de l’internationalisme du mouvement ouvrier. Par opposition à tous les nationalismes et aux politiques chauvines des états, des continents ou des blocs nous voulons défendre des intérêts communs à toute l’humanité. C’est la politique de solidarité entre tous les exploités résumée par la formule de Karl Marx : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! ». Elle s’est notamment manifestée par le refus de la 1ére guerre mondiale avec Jean Jaurès en France puis Alfred Rosmer et Pierre Monatte. Au même moment, en Allemagne, la même politique était défendue par Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg tandis qu’en Russie les bolcheviks se sont opposés à la guerre ce qui les a amenés à se porter à la tête de la révolution russe de 1917 et à signer les accords de paix de Brest-Litovk en 1918 faisant ainsi de la Russie le premier pays à sortir de cette guerre. En France, pendant la seconde guerre mondiale les internationalistes-trotskistes défendaient une politique de fraternisation avec les soldats allemands et de protection des réfugiés politiques allemands. Ils ont pour cela diffusé la revue « Arbeiter und Soldat » en rappelant toujours que les allemands ont été les premières victimes du nazisme. Ils se sont en cela opposés à l’exacerbation d’une xénophobie anti-allemande qui se manifestait notamment lorsque le journal l’Humanité titrait : « A chacun son boche  » et quand les résistants de la dernière heure ont fait une surenchère dans l’exacerbation de la haine contre les allemands comme pour compenser leur peu d’enthousiasme à lutter contre le nazisme. La situation des communistes et des juifs qui fuyaient l’Allemagne entre 1933 et 1940 n’étaient guère différente de celle que connaissent aujourd’hui les afghans, les irakiens et beaucoup d’autres qui voudraient être accueillis chez nous. Aujourd’hui comme hier ce sont les internationalistes qui défendent ceux qui fuient les dictatures : celle de l’Allemagne nazie et celles que les américains veulent mettre en place en Afghanistan, en Irak... Et, il n’y a pas eu beaucoup de protestations quand la police française à livrer les réfugiés politiques allemands aux nazis. Seuls ceux qui sont passés par Marseille ont pu fuir. Des allemands étaient enfermés dans un camp de concentration à quelques encablures de l’endroit où Walter Hallstein a été arrêté, sur la petite île d’Aurigny proche de Cherbourg. Tous les habitants de la région le savaient mais, nous l’avons déjà dit, il y a eu une grande épidémie d’amnésie à la Libération. Personne, nous dit-on, ne savait où les juifs étaient emmenés par les allemands alors il fallait ignorer l’existence de ce camp de concentration. Il n’y a guère, aujourd’hui encore, que les internationalistes pour rappeler ces vérités et il n’y a qu’eux pour demander la fermeture des camps de rétention qui ont toutes les caractéristiques pour se transformer en camp de concentration. La différence entre les deux n’est qu’une question de nombre mais l’arsenal législatif est déjà en place.

Les internationalistes sont bien évidemment au sein de l’UPR au premier rang à lutter pour le Frexit.


 [MD1]

Documents joints à cet article

Partisans ou adversaires du Frexit : lesquels sont des nationalistes ? (3ème partie)

Moyenne des avis sur cet article :  2.11/5   (36 votes)




Réagissez à l'article

52 réactions à cet article    


  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 1er février 17:32

    Je m’excuse pour l’image de la fin. Je pensais qu’elle aurait été lisible en l’agrandissant. Si vous voulez lire le texte sur « La mise-au-pas des universités allemandes sous le troisième Reich », Il faut aller ici et lire le chapitre 4 intitulé « Universités et étudiants » soit les numéros en marge de 81 à 97. Vous pouvez aussi lire bien d’autres choses dans ce livre que je vais sans doute acheter.


    • V_Parlier V_Parlier 1er février 18:09

      Idée générale assez intéressante. Je reste néanmoins surpris par cette phrase qui pique les yeux au milieu du reste : "c’est la France apportant un message de laïcité, d’ouverture sur le monde notamment aux pays du Moyen-Orient, à la Russie et aux pays d’Asie." => Non, la France doit s’occuper de ses fesses et déjà assurer que sur son territoire ne se propage pas la loi de gangs divers, initialement crapuleux, puis communautaristes, puis politico-religieux allogènes. Que la France montre d’abord qu’elle est un pays où il est agréable et sûr de se promener à toute heure et où les gens ont confiance en l’avenir. Et après, à défaut de donner des leçons (*), elle pourra alors servir de modèle. Et il y a du boulot pour y arriver !!! (Je pense même que c’est trop tard).

      (*) N’oublions pas que c’est sous ce prétexte que la gauche libérale française est vendue aux impérialistes US. Cette idéologie qui leur est propre colle encore mieux à la ligne à suivre que celle des libéraux de droite essentiellement intéréssés par ce qui permettra de gagner plus de fric.


      • V_Parlier V_Parlier 1er février 18:12

        @V_Parlier
        (J’oubliais : Les Afghans « accueillis par les forces de répression » c’est un peu moyen aussi. S’ils avaient été éborgnés à coups de LBD on en aurait entendu parler)


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 1er février 18:32

        @V_Parlier
        Avez-vous cliquer sur le lien qui fait partie intégrante de cette phrase ? Ce qu’on voit alors justifie les termes que j’ai employés. Je parle de ce qu’on voit comme forme d’accueil par les forces de répression sur la vidéo. Effectivement, on ne voit pas de LBD... pour autant, ce n’est pas ce qu’il y a de plus sympathique comme façon de les accueillir.


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 1er février 18:38

        @V_Parlier
        "c’est la France apportant un message de laïcité, d’ouverture sur le monde notamment aux pays du Moyen-Orient, à la Russie et aux pays d’Asie."

        Il ne faut pas voir dans cette phrase plus que ce que j’ai voulu dire. Il s’agit effectivement de montrer l’exemple en matière de laïcité et le fait de le dire n’est pas s’occuper indûment de ce qui ne nous regarde pas.
        Enfin, on entend souvent Macron prétendre donner des leçons de démocratie à bien des dirigeants d’autres pays. Lui ferait bien de commencer par donner l’exemple. Je propose effectivement que la France donne l’exemple en la matière et le dise.


      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 2 février 09:45

        « Le compromis franco-allemand » vient du « nazisme franco-allemand » qui avait échoué au 19é siècle, puis au 20é siècle. 

        La domination et l’exploitation des peuples par la canonnière n’a pas réussi à créer un Empire européen, on veut faire croire aujourd’hui que la propagande, la désinformation, la pollution des esprits, la corruption des estomacs et le terrorisme idéologique, culturel, économique et militaire, peuvent asseoir cet Empire !
        IMPOSSIBLE !

        Vous ne comprenez pas ? Des pays qui chantent la mondialisation, veulent quand-même s’isoler dans une coalition nazie qui a l’ambition de devenir et de rester la 1ère économie mondiale ??? 

        Ce n’est pas TRUMP qui veut « l’unilatéralisme », c’est Macron ! Ce n’est pas TRUMP qui veut le « protectionnisme », c’est Macron ! 

        Pourquoi le Fragment Ouest de l’Europe a toujours peur, il a peur de quoi et de qui ? Pourquoi ce Fragment insolite veut toujours se développer sur le dos des pays pour lesquels il prend le soin de leur désigner des responsables locaux incompétents et soumis ? 

        Les équilibres sont rompus, l’Europe ne connaîtra pas la paix et la prospérité ! 

        D’une manière générale et définitive, l’Occident est en question.

        Rappel de 2016 : https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/renonciation-de-l-angleterre-l-182351


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 février 14:14

          @Mohammed MADJOUR
          Bonjour et merci de votre participation,
          J’ai vu que vous avez beaucoup écrit sur l’Europe mais je n’ai que survolé un article. Je ne comprends donc pas ce qu’est votre position. Etes vous favorable au Frexit ? Que pensez vous de l’UPR ?


        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 3 février 14:21

          @Jean Dugenêt

          "Etes vous favorable au Frexit ? 

          Non seulement je vous le conseille mais c’est la seule issue de secours pour une France qui devient une ruine de jour en jour ! 


          Que pensez vous de l’UPR ?

          Pas grand chose. Comme je ne pense rien de Melenchon ! Mais lorsque vous serez un peu plus efficace et un peu plus volontaire, je penserais sans doute quelque chose !

          Je ne vous l’apprend pas (ou alors ce serait grave), ce sont les journalistes et en général les médias perfides qui mènent le jeu en France et ailleurs partout dans le monde. Ce sont les journalistes (qui n’informent pas mais plutôt polluent les esprits et manipulent les gens), qui décident et orientent les débats politiques...

          ÉLOIGNEZ-VOUS DE LA RACAILLE DES JOURNALISTES.

          Essayez de vous rappeler tout ce qu’ils avaient dit et écrit à propos du Brexit. Comment ils avaient répandu la peur et miroité l’ombre de l’apocalypse sur le Royaume Uni... Moi je sais que l’Angleterre sera infiniment mieux que lorsqu’elle était amarrée au cirque de Bruxelles ! 

          Sans la totale souveraineté nationale (qui ne peut pas être un simple slogan), il ne peut y avoir ni nation, ni un véritable Etat. C’est même cela la définition du sous-développement. Les pays anciennement colonisés et qui n’ont jamais réussi à s’émanciper dépendent toujours de la volonté des anciens occupants. Bien sûr les pays de l’UE ne sont pas colonisés, c’est le système politique érigé à Bruxelles qui les fait dépendre de l’Empire mondial de l’argent : Les pays embrigadés dans l’UE ne sont donc pas souverains.

          Depuis le 31 janvier 2020, le Royaume Uni est libre et indépendant, comme je l’avais prévu depuis 2016. 


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 février 13:16

          @Mohammed MADJOUR
          Bonjour,
          Je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à mes questions. Je vais pouvoir lire vos articles plus facilement. Il est toujours mieux de savoir à qui on a affaire.
          En ce qui concerne l’UPR, vous ne vous prononcez pas. Je pense que c’est dommage. A partir du moment où vous êtes favorable au Frexit, j’estime que vous devriez être aussi favorable à l’UPR qui veut regrouper tous ceux qui sont pour le Frexit sans « clivage gauche-droite » comme dit sa charte. J’exprime la même idée en disant qu’elle reproupe des patriotes et des internationalistes ou encore qu’elle regroupe des personnes qui ont vocation à lutter contre le capitalisme et d’autres qui sont partisans d’un capitalisme régulé.
          Il y a certes d’autres organisations qui se prononcent aussi pour le Frexit mais elles ont une couleur politique plus affirmée et elles sont réduites en nombre d’adhérents : « Les patriotes », le PRCF, le ParDem, le POI, le POID.

          Je suis d’accord avec vous aussi sur le rôle prépondérant des médias mais j’ajoute dans mon analyse que ces médias dominants sont dans les mains d’une toute petite caste de milliardaires qui ont donc un rôle dominant par bien d’autres aspects.

          Même chose pour votre position sur le Brexit.

          Bien cordialement


        • jalin 2 février 11:59

          Papon a été haut fonctionnaire sous de Gaulle, donc le projet de Gaulle était vichyste, donc pro-nazi, c’est ça selon votre logique loufoque.

          Je vous signale que Napoléon a aussi voulu créer l’Europe à coups de canons, donc nazi ?

          La construction de l’UE ne s’est pas faite à coups de canons, c’est un projet sans gouvernement, même pas fédéral, donc complètement décentralisé contrairement au gouvernement Nazi qui était hyper centralisé.

          Des tonnes de lignes pour expliquer qu’un nazi aurait participé à l’UE, donc l’UE est nazie.

          Par ailleurs, une bonne partie des réformes du CNR comme la retraite par répartition étaient déjà dans les projets de Vichy. Donc avec votre raisonnement à 2 balles le CNR était vichyste, donc pro-nazi.


          • jalin 2 février 13:08

            A votre logique reductio ad hitlerum

            de guingois, le management est aussi un truc de nazis...

            https://www.franceculture.fr/histoire/faut-il-organiser-un-nuremberg-des-drh


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 février 14:06

            @jalin
            "Papon a été haut fonctionnaire sous de Gaulle, donc le projet de Gaulle était vichyste, donc pro-nazi, c’est ça selon votre logique loufoque.« 

            Là vous confondez tout. Ce n’est pas du tout la même logique. Papon n’a pas créé la Vème république et il n’en a jamais été le président.

            Walter Hallstein était un père fondateur de la CEE. Il en a été le premier président et il le resta pendant neuf ans.

            Papon été un subalterne ancien pétainiste qui a été recyclé dans l’administration comme beaucoup d’autres ce qui est regrettable. De ce point de vue Papon est certes comparable à Walter Hallstein qui était lui un ancien nazi recyclé. La comparaison s’arrête là.

             »Je vous signale que Napoléon a aussi voulu créer l’Europe à coups de canons, donc nazi ?« 
            C’est de la même intelligence que ce qui précède. Victor Hugo aussi était pour une Europe et Charlemagne aussi cela n’en fait pas des nazis. D’ailleurs je n’ai jamais dit que l’UE était un projet nazi. Si vous lisez l’article vous verrez que j’ai même écrit le contraire.

             »Des tonnes de lignes pour expliquer qu’un nazi aurait participé à l’UE, donc l’UE est nazie.« 
            Non justement. J’ai effectivement montré qu’un nazi est un des »père fondateurs" du projet européen et qu’il a présidé la CEE pendant 9 ans. Je n’en ai pas déduit que l’UE est nazie. Vous êtes comme tous les européistes. C’est vous qui ressentez le fait que Walter Hallstein soit démasqué comme un ancien nazi comme une accusation de nazisme sur l’UE. C’est votre ressenti. Ce n’est pas ce que nous disons.
            Nous ne sommes pas dérangés par la vérité. Les européistes ne supporte pas la vérité. Ils veulent la nier.

            Bon courage !

            Tout le reste étant du même accabi, je m’arrête là.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 février 14:10

            @jalin

            "le management est aussi un truc de nazis...

            https://www.franceculture.fr/histoire/faut-il-organiser-un-nuremberg-des-drh« 

            Je me fiche des thèses de Johann Chapoutot développées dans son livre »Libres d’obéir". Cela n’a aucun rapport avec ce que j’explique. Allez vous me trouver un défenseur de la thèse selon laquelle les facteurs ou les pompiers sont des nazis... Cela ne me concerne pas.


          • jalin 2 février 19:54

            @Jean Dugenêt
            « D’ailleurs je n’ai jamais dit que l’UE était un projet nazi. »

            Ben alors pourquoi votre pensum interminable pour prouver qu’Hallstein était un nazi. Hallstein n’a jamais été un président de l’UE au sens de président d’un pays, il était président d’une commission qui n’a rien à voir avec un gouvernement et doit rendre compte aux gouvernements des pays de l’UE sans l’approbation desquels il ne peut rien faire. Vous savez très qu’il n’y a pas de gouvernement dans l’UE, il n’y a qu’un mode de décision intergouvernemental.

            « Les européistes ne supporte pas la vérité. »
            Ah l’argument pipeau qui tue sa race, chapeau pour une telle ânerie grosse comme un éléphant dans un couloir !

            Plus hypocrite et faux cul que toi, tu meurs.


          • doctorix doctorix 2 février 20:07

            @Jean Dugenêt

            Je suis surpris de voir vos mauvaises notes en étoiles.
            C’est rare sur un article qui dit du bien des idées de l’UPR.
            Le succès magnifique du Brexit nous aurait-il amené ici un régiment d’eurolâtres financés, comme on appelle les pompiers pour éteindre l’incendie ?
            Ils perdent leur temps : rien ne pourra l"éteindre...


          • Xenozoid Xenozoid 2 février 20:10

            @doctorix

            Vous êtes le réchaufement qui n’existe pas


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 février 23:55

            @jalin

            Je prouve qu’Hallstein était un nazi parce que c’est vrai. Par ailleurs, je suis satisfait que ça emmerde les européistes. D’où la question : pourquoi est-ce que ça les emmerde ? C’est à eux de répondre et non pas à moi. Pour les insultes, je vous rappelle la charte de bonne conduite.


          • jalin 3 février 12:06

            @Jean Dugenêt
            « Les européistes », le bon moyen de les présenter comme des extrémistes, et qu’en savez vous qu’ils nient tous le nazisme d’Hallstein ?

            C’est comme si vous disiez que tous les gaullistes nient le passé de Papon, c’est grotesque cette façon outrancière, dégueulasse et malhonnête de mettre tout le monde dans le même sac qui vous permet d’implicitement de signifier que les pro-UE s’accommodent très bien du nazisme.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 3 février 14:04

            @jalin
            Après tout, il est vrai que je ne suis pas certain que tous les européistes nient le passé de nazi de Walter Hallstein et je crois bien qu’il va falloir qu’ils finissent par l’admettre car cela fait maintenant partie de l’histoire. Les historiens, s’ils veulent défendre leur discipline, vont bien devoir arriver tous à la même conclusion car les faits sont là.
            Cependant, je ne connais pas encore d’européistes connus (dirigeants de partis, journalistes, historiens...) qui aient ouvertement admis cette vérité historique.
            Vous avez raison sur le principe. Convenez cependant que le fait qu’ils fassent tant de tapage pour nier cela et qu’à l’opposé personne ne dise ouvertement, chez les européistes, que WH est un ancien nazi pouvait légitimement expliquer ma position.
            Je suis prêt à introduire des nuances quand j’aurai de plus amples informations à ce sujet.


          • jalin 3 février 14:15

            @Jean Dugenêt
            Hallstein est mort en 1982 et l’UE a pas mal changé depuis, je ne vois pas pourquoi vous perdez votre temps avec ça.


          • assouline assouline 3 février 14:17

            @jalin
            .
            Dugenêt nous dit :
            .

            Je prouve qu’Hallstein était un nazi parce que c’est vrai.

            .
            Imparable...
            Im...pa...rable...

          • assouline assouline 3 février 14:26

            @jalin

            Doctorix nous dit, s’adressant à Dugenêt :
            .

            Je suis surpris de voir vos mauvaises notes en étoiles.

            C’est rare sur un article qui dit du bien des idées de l’UPR.

            .
            « L’Union européenne comme réalisation nazie » est donc bien une idée de l’UPR.
            On avait eu du mal, jusqu’alors, à obtenir l’aveu des adeptes sur la question.
            Une idéologie partisane trop coupable, semble-t-il...
            Rien ne vaut le libre discours de l’un de nos nationaux-socialistes actuels pour s’entendre confesser la sinistre vérité...

          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 5 février 13:24

            @jalin

            Vous dites juste le contraire de ce qui est consigné dans mes articles que personne au monde ne peut corriger !

            Le concept depuis 1945, le projet européen, le compromis franco-allemand, le Bidule de Bruxelles c’est le IV Reich qui se veut l’administration la plus centralisée, la plus totalitaire, la plus éloignée des peuples ! L’uniformisation des cultures, des valeurs et de toutes choses conduisent au néant !


          • jalin 6 février 13:46

            @Mohammed MADJOUR
            C’est tellement centralisé que l’UE n’a aucun gouvernement, aucun ministère, aucune armée, aucune police... Vous avez pas fini de vous foutre de la gueule du monde ?


          • Eric F Eric F 8 février 12:14

            @jalin
            Le caractère technocratique de l’administration européenne n’est pas niable ; elle n’a effectivement que très peu de pouvoir direct, mais un important pouvoir « normatif ».

            Mais le principal contresens de ceux qui veulent sortir de l’Europe est de croire qu’il s’agit d’un pouvoir en quelque sorte auto-investi, alors que le comité de pilotage est le Conseil Européen des chefs d’états et de gouvernement qui déterminent les grandes orientations générales et priorités. En outre, la Commission, qui a un peu un rôle de gouvernement, est désormais responsable devant le Parlement Européen, qui valide les nomination (une commissaire française a été refusée) et peut voter la censure, et les lois rédigées par la commission passent par son approbation (et/ou du conseil des ministres des pays membres).


          • JP94 2 février 17:42

            C’est très intéressant mais sur les braves trotzkystes refusant la haine de l’Allemand et les méchants communistes qui auraient été timides dans la lutte contre le nazisme, c’est une provocation falsificatrice fondée sur une confusion entre les 2 guerres...

            Tout d’abord le trotzkyisme, pas plus que le stalinisme, n’ont de sens en Russie. C’est un peu comme le totalitarisme, un concept occidental,anti-historique, et purement politique, ce dernier créé comme on le sait par la maîtresse du nazi Heidegger, donc invalide, à moins de considérer comme scientifiquement valide une thèse rédigée par une Juive adorant un universitaire du crime ... fondant sa pensée un vieux fond philosophique fumeux. 

            N’ayant de sens en Russie, quelle valeur scientifique aurait-il à 3000 km ? un vocable habillant des thèses politiques, mais pas historiques.

            D’ailleurs, puisque vous aimez vous documenter, l’historien français responsable des archives Trotzky, en Amérique  peu de suspect de « stalinisme »  dit lui-même que ce personnage historique a été impliqué dans un complot fasciste, donc il ne risquait pas de combattre le Reich, lui.

            Je vous cite le cas de Jean Ridoux, grand résistant communiste PCF parisien, qui fut dénoncé comme tel par un trotzkyste ( qui le connaissait jadis) en pleine Occupation, dans un cinéma de Paris où il avait un rendez-vous avec d’autres résistants. Qui combattait le Reich ? Mais Jean Ridoux n’a pas été pris.

            Apparemmet, malgré votre documentation, vous avez un parti-pris anti communiste ( malgré votre référence à ALC par ailleurs, ce qui mène à des contradictions de principe) et plus encore une méconnaissance de la Résistance. 

            La Grève des mineurs en mai 1941, de 10 jours, organisée en zone interdite par le PCF et réunit 100 000 mineurs. C’était avant le 22 juin et je ne sache pas que ça traduise de la frilosité à l’égard de l’Occupant. Mon grand-père en était un des organisateurs. Où étaient les trotzkystes ? 

            Par ailleurs, les premiers actes de résistance communiste en France datent au plus de l’Appel de Duclos en Juillet 40...

            Le décret Sérolles ( socialiste) condamnait à mort les communistes avant l’arrivée des Allemands.

            Et puis, renseignez, le Comité Amsterdam-Pleyel, fondé au début des années 30 par Langevin ( le savant physicien, beau-père du grand physicien communiste Jacques Solomon fusillé par les nazis, comme Politzer et Cogniot)

            Appeler à « chacun son Boche ! » ce n’est pas du racisme : le racisme était du nazisme , tout de même. 

            C’était le cri de guerre de l’insurrection armée contre l’Occupation ! pour suivre le geste de Fabien, qui abattit l’aspirant Moser à Barbès dans une embuscade parfaitement discutée et organisée. ll fallait choisir.

            Oser qualifier de raciste, le PCF qui a fondé les FTP-MOI et qui a demandé à Aragon d’écrire l’Affiche rouge, qui a organisé les travailleurs immigrés face au Patronat et qui a combattu le colonialisme et la Guerre d’Algérie, c’est n’importe quoi ! 

            Par contre, pactiser avec l’Occupant nazi, ce n’est pas de l’antiracisme ! 

            Gehrard Leo , jeune résistant communiste allemand en France, discutant avec des dirigeants en exil de la KPD et du KPÖ , évoquait cette question de tuer des compatriotes ( directement ou non)  : il le fallait, et ce n’est pas du racisme ...

            Le TA l’impliquait. 

            Ne pas créer un climat de terreur contre le soldat allemand ( mieux encore, l’officier ) répondant à la terreur nazie, c’était laisser faire le Reich, qui pillait tout de même 1/3 de notre PIB.

            Vous mentionnez le Mur de l’Atlantique : renseignez-vous mieux, l’entreprise était française et le Reich y a utilisé de très nombreux « prisonniers de guerre » républicains espagnols, dont on parle moins que ceux des 3 tanks à Paris, et qui sont morts atrocement dans ce travail de forçat analogue à celui des camps de concentration comme Dora ( le pire)...après quoi la France a détruit les archives et les survivants ne sont pas reconnus ni les familles indemnisées.


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 février 18:34

              @JP94
              Bonjour,
              Merci de votre contribution.
              Il ne faut pas tout confondre. Vous commencez ainsi :

              "C’est très intéressant mais sur les braves trotzkystes refusant la haine de l’Allemand et les méchants communistes qui auraient été timides dans la lutte contre le nazisme, c’est une provocation falsificatrice fondée sur une confusion entre les 2 guerres...« 

              Je n’ai parlé des communistes qu’indirectement en critiquant le fait que le journal l’humanité avait titré »A chacun son boche« ce qui me semble être un propos nationaliste et xénophobe. Je n’ai en aucun cas dit que les communistes ont »été timides dans la lutte contre le nazisme« .

              J’ai parlé ensuite »des résistants de la dernière heure« . Il ne s’agit bien évidemment pas des communistes qui étaient majoritaires dans les maquis bien avant »la dernière heure« . La phrase exacte est :

               »Ils (les trotskistes— internationalistes) se sont en cela opposés à l’exacerbation d’une xénophobie anti-allemande qui se manifestait notamment lorsque le journal l’Humanité titrait : « A chacun son boche » et quand les résistants de la dernière heure ont fait une surenchère dans l’exacerbation de la haine contre les allemands comme pour compenser leur peu d’enthousiasme à lutter contre le nazisme"


              Le « et » est important. Il montre bien qu’il s’agit de deux entités différentes.

              Vous continuez avec une assertion que je ne comprends pas :

              « Tout d’abord le trotzkyisme, pas plus que le stalinisme, n’ont de sens en Russie. »

              Trotsky et Staline se sont essentiellement affrontés en Russie. C’est sans doute en Russie plus qu’ailleurs que l’opposition s’est manifestée.

              Vous continuez avec des affirmations approximatives et non sourcées qui sortent tout droit de la fantasmagorie stalinienne. Il se fait que je peux être plus précis que vous et je sais exactement où se trouvent les falsifications. Ainsi quand vous dîtes :

              "D’ailleurs, puisque vous aimez vous documenter, l’historien français responsable des archives Trotzky, en Amérique — peu de suspect de « stalinisme » — dit lui-même que ce personnage historique a été impliqué dans un complot fasciste, donc il ne risquait pas de combattre le Reich, lui."

              Vous parlez ici de Pierre Broué qui n’était en aucun cas responsable des archives Trosky en Amérique. A ma connaissance le responsable de ces archives est Esteban Volkov, le petit-fils de Trotsky, qui a actuellement 94 ans et qui est donc encore vivant alors que Pierre Broué est décédé. Esteban Volkov a été le témoin de l’assasinat de Trotsky par le tueur de Staline. Pierre Broué était un historien Trotskyste. Trotsky a gardé des contacts en Russie avec lesquels il avait organisé l’opposition de gauche de 1923 à 1927. Puis, quand cette opposition a été interdite par Staline, il a organisé avec eux en 1930 une résistance clandestine avec : « l’Opposition internationale de gauche au sein du Komintern ».

              Ensuite, après leur exclusion par Staline, il a organisé avec ces opposants en 1933, toujours dans la clandestinité, la ligue communiste internationale et, avec les rares survivants des purges staliniennes, il a ensuite créé en 1938 la IVe Internationale. Quand les archives de Trosky à Oxford ont été ouvertes, Pierre Broué s’est empressé d’aller les consulter. Il a trouvé alors des documents qui faisait état des relations de Trosky avec les opposants russes. Il en a bien évidemment fait état. 
              Les staliniens pur jus, dans le prolongement logique des procès de Moscou, ont alors affirmé que Pierre Broué avait ainsi exhibé la preuve que Trotsky fourbissait un complot fasciste en Russie. Evidemment, pour les staliniens de choc le fait d’organiser, en Russie même, une opposition au vénéré dictateur devait être qualifié de « complot fasciste ».

              Je constate que vous vous délectez à reprendre à votre compte ces grossières calomnies. A ce compte-là, s’il faut que je décortique tout ce que les staliniens ont pu écrire comme calomnies pour justifier d’avoir exterminé notamment tous les bolcheviques qui avaient fait la révolution de 1917, il va falloir que j’écrive plusieurs livres alors, vous voudrez bien m’excuser de m’en tenir là.

              Je vous souhaite une bonne délectation.


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 février 18:56

              @Jean Dugenêt
              Pour le peu que je viens de jeter comme coup d’oeil à votre post je constate que vous ne vous contentez pas de reprendre à votre compte le tissu de calomnies des staliniens mais que vous vous êtes aussi approprié leurs méthodes. Ainsi vous m’accusez d’avoir parlé du racisme des communistes ? Je vous mets au défi de citer ce que j’ai dit à ce sujet. J’ai par contre parler d’une « xénophobie anti-allemande » et ce n’est pas la même chose. Procéder ainsi par glissements successifs pour au bout du compte m’accuser d’avoir tenu des propos que je n’ai jamais tenus montre bien que vous ne répugnez pas à utiliser les procédés de vos maîtres.


            • doctorix doctorix 2 février 20:24

              Nous avons suffisamment répété que la construction européenne d’après-guerre était une initiative américaine et, qu’en conséquence cela n’avait aucun rapport, quant à l’origine, ni avec l’Allemagne ni avec le nazisme. 

              Pas d’accord:il est largement prouvé que les USA ont aidé les nazis lors de l’ascension du 3 ème Reich (ford, GM, CII, esso...). Rien n’aurait pu se faire sans leur aide.

              http://www.decorecup.com/2015/08/la-verite-sur-nos-gentils-allies-les-etats-unis-d-amerique.html

              Ils ont ensuite joué les pompiers pyromanes, bien tardivement, et seulement face à l’avance soviétique.

              Ils aimaient les nazis, maintenant ils aiment l’UE (comme un négrier aime l’Oncle Tom).

              Petite citation en passant :

              Philippe de Gaulle tire cette citation, publiée dans son livre « De Gaulle, mon père ».

               

              « Mon père le répétera, ajoute-t-il, les Américains qui sont morts en libérant la France sont morts pour les Etats-Unis d’Amérique et pour personne d’autre. 


              • Eric F Eric F 2 février 22:35

                @doctorix
                De Gaulle avait une dent contre le gouvernement étasunien qui l’avait traité avec condescendance voire hostilité pendant le conflit, il n’était pas objectif en minimisant l’impact du débarquement de Normandie, dont il a snobé les célébrations -et pourtant il avait de bonne relation avec Eisenhower, bien plus ouvert que Roosevelt.

                Qu’il y ait eu avant-guerre des courants pro-nazi aux Etats Unis -et dans d’autres pays- est une évidence, mais dès le début du conflit la politique de ce pays a été plutôt pro-alliés pour la fournitures des armes notamment. L’opinion américaine était hostile à intervenir -s’estimant non directement concernée-, mais Roosevelt était favorable à intervenir quand l’occasion se présenterait.
                La « tutelle » étasunienne sur l’Europe de l’Ouest après la libération se plaçait dans un cadre de tensions en blocs, mais on ne peut réfuter qu’économiquement cela a boosté la « reconstruction », et les incitations des états à coopérer plutôt que cultiver l’hostilité n’étaient pas infondées, c’est du reste pour ça que de Gaulle, à son retour au pouvoir, a appliqué la mise en place de la CEE.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 3 février 00:05

                @doctorix

                Je suis d’accord avec tout ce que tu dis. Je maintiens cependant qu’à la Libération c’est un nouveau projet qui a démarré. Plus tard il s’est avéré qu’il y avait une base idéologique commune.C’est ce qui fait que des anciens nazis étaient très bien placés pour s’en occuper. D’ailleurs dans ma phrase je dis bien que c’est en ce qui concerne l’origine que les 2projets sont différents. L’un était allemand l’autre américain.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 3 février 09:02

                @doctorix

                Vous défendez en fait la thèse de Matthias Rath que je critique. Il ne faut pas tirer des conséquences abusives du fait que les grosses fortunes et toutes les puissances financières sont toujours prêtes à faire du commerce avec n’importe qui du moment que ça rapporte. Cela amène inévitablement à conclure que tout le monde signe des pactes avec ses ennemis.
                Assurément des puissances financières américaines (et françaises aussi d’ailleurs) ont commercé avec les nazis avant la guerre. Ils ont aussi commercé avec les russes et parfois au même moment à la suite de la conférence de Téhéran quand américains et russes se sont alliés. Pour eux l’argent n’a pas d’odeur. Cela ne change rien au fait que le projet de la « Neue Europa » a été abandonné à la Libération et que les américains ont lancé leur propre projet européen dès le plan Marshall.


              • sound of sound of 3 février 11:48

                @

                Tout ceci n’est que fiction, il y a un jeu beaucoup plus subtil qui date bien avant de la seconde guerre, car ceci ne fut qu’un prétexte ... Les états unis et De gaulle ont marchés main dans la main, avec à la clé des avantages pour tous ^^. Le traité de Maastricht par la suite est un exemple parmi tant d’autres et comme je l’ai souvent répété « est une farce » consolidant le pouvoir état uniens ... Rien n’a était écrit pour en sortir, tout les acteurs le savaient smiley Les états unis ont le pétrole et quelques ressources plus que confortable et ceci depuis fort longtemps cela était déterminant ... De gaulle était un collabo rien de plus, à l’époque le terme lobby n’existait pas (en tous cas dans cette utilisation) mais c’était pourtant bien le cas smiley A partir de là toute l’histoire servie dans nos livres, ne décrit qu’une version édulcorée pour enfants ^^ ... Il font remonter plus loin dans se mécanisme et déjà se poser la question du financement des nazis, et du parti de AH, et se demander qui à fondé les états unis et de quelle façon ... On aura déjà une vague idée de ce qui se trame et ceci même encore aujourd’hui !!! smiley

                Nous ne referons pas l’histoire, car elle se répète d’elle même smiley


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 3 février 13:55

                @sound of
                Bonjour,
                Merci de votre participation.
                « Les états unis et De gaulle ont marchés main dans la main »
                Je ne suis pas d’accord avec cette assertion. De Gaulle s’est toujours méfié et souvent affronté avec les dirigeants américains. Dès la Libération, il s’est imposé à eux. Ils ont fini par l’accepter puisqu’ils ont estimé que c’était un bon compromis entre ce qu’ils auraient voulu faire et ce qu’ils estimaient être le plus grand danger : la prise du pouvoir par les résistants armés créant des comités démocratiques dans chaque ville. De Gaulle a désarmé la résistance et recyclé les pétainistes pour remettre en marche un état capitaliste au plus vite. Je le répète c’était pour les américains un bon compromis mais ils auraient préféré mettre eux-mêmes en place une administration avec des hommes à leurs bottes à la tête comme Henri Giraud. Par la suite, De Gaulle s’est opposé à eux notamment en leur demandant d’enlever les bases américaines de la France, en leur demandant de l’or à la place des devises en dollars, en pratiquant la politique de la chaise vide...


              • JC_Lavau JC_Lavau 3 février 14:08

                @Jean Dugenêt. Et ils ne lui ont jamais pardonné « Vive le Québec libre ! », ni d’avoir précisé que la caste qui détenait le monopole des privilèges victimaires est une caste « sûre d’elle-même et dominatrice ».
                 
                La raison probable de la haine tenace de Roosevelt envers De Gaulle est que ce dernier voulait maintenir l’empire colonial français, au nom de l’Histoire, tandis que si Roosevelt et les banquiers américains avaient favorisé et financé Hitler, c’était dans le but stratégique qu’il zigouille les quatre puissances coloniales de l’Ouest : Pays Bas, Belgique, France, Grande Bretagne. Pour ramasser leurs colonies.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 3 février 14:40

                @JC_Lavau
                Je ne suis pas certain de ce que vous dîtes à propos du désir des américains de s’emparer de nos anciennes colonies mais il faudrait que je me renseigne davantage. Ce qui est certain c’est qu’il y avait une forte opposition entre les dirigeants américains et De Gaulle.


              • JC_Lavau JC_Lavau 3 février 14:51

                @Jean Dugenêt. https://reseauinternational.net/la-deplaisante-verite-sur-le-parachutage-de-rudolf-hess-en-angleterre-en-1941/

                Dès l’évacuation des français suite à la conférence de Genève, les américains ont commencé à violer les accords tout frais. Au Sud-Vietnam, ils ont pris la suite de l’armée française.


              • sound of sound of 3 février 16:05

                @Jean Dugenêt

                Merci à vous pour cette réponse et ces articles intéressants . En effet le terme « main dans la main » est peut être excessif, bien que ^^. Au final je vois aujourd’hui les américains en sauveur du monde (qu’ils croient et qu’ils revendiques) un peu partout ; la seconde guerre fut un prétexte et une belle occasion pour eux d’affirmer cette position aux yeux du monde. Même si De Gaulle à eu la main forcée si je puis dire, sans lui tout ceci n’aurait pas pu être possible, en tous cas de cette façon ... Il était corrompu malgré lui : Tenez voyez la nucléarisation de la France (concept possédé par les américains) dont on connait l’entourloupe aujourd’hui à pu se developper grâce à De Gaulle, entre autres ... De Gaulle nous a amené à la ruine comme les autres, après on peut toujours lui trouver des circonstances atténuantes ! Le capitalisme à l’américaine ne fut jamais une bonne chose, la preuve est sous nos yeux smiley 


              • Eric F Eric F 3 février 18:29

                @JC_Lavau
                En fait Roosevelt avait d’abord reconnu le régime de Vichy qu’il percevait comme « neutraliste » (et non comme pro-nazi) donc comme un moindre mal pour calmer la situation continentale. Concernant de Gaulle, il le considérait comme une sorte d’aventurier, les Français présents aux USA étaient majoritairement anti-gaullistes et avaient renforcé sa méfiance.


              • JC_Lavau JC_Lavau 3 février 18:38

                @Eric F. Ne quand même pas oublier sa stratégie avant la guerre et en faveur de la guerre. Ni comment son attitude a basculé après l’atterrissage raté de Rudolf Hess, démontrant que Hitler le trahissait.


              • Eric F Eric F 3 février 20:42

                @JC_Lavau
                C’est bien avant les pérégrinations aériennes de Rudolf Heiss que Roosevelt a marqué son appui aux « alliés » contre l’Allemagne, notamment avec la livraison d’armements. C’est dès après Munich puis l’invasion de la Tchécoslovaquie qu’il s’est déterminé à aider les « démocraties »
                Ref : Roosevelt and the Munich Crisis : A Study of Political Decision-Making Barbara Reardon Farnham
                When Hitler’s behavior during the Munich crisis showed him to be incorrigibly aggressive, FDR settled on aiding the democracies, a course to which he adhered until America’s entry into the war.



              • JC_Lavau JC_Lavau 9 février 18:44

                @Eric F. En prenant soin de ne jamais oublier l’objectif premier : leurs piquer tous les empires coloniaux. Voir de quelle manière Roosevelt haïssait et traitait de Gaulle, qui justement s’appuyait sur l’empire colonial du mieux possible.


              • Eric F Eric F 2 février 22:16

                Bonjour Jean.

                C’est décidément une idée fixe de focaliser sur Hallstein en surinterprétant le fait qu’il ait appartenu à des organisations corporatistes à l’époque nazi et participé en tant que juriste de questions internationales à un congrès italo-germanique. Nous avons eu l’occasion d’en discuter largement lors de votre article précédent, mais vouloir assimiler la construction européenne des années 50 à tendance fédéraliste, à la neue Europa nazie est une escroquerie intellectuelle, initiée par le charlatanesque Dr Rath.
                Il y a d’assez solides critiques à formuler sur le fonctionnement effectif de l’UE pour ne pas ajouter de douteux procès en sorcellerie -étonnez vous après ça du qualificatif « complotiste » souvent attribué à votre mouvement [je propose ce thème de réflexion pour votre prochain plenum]
                ------

                La seconde partie de l’article est plus intéressante, mais je relève des formulations polémiques, comme si par exemple les zones de coopération régionales étaient une « distinction nauséabonde », ça se pratique sur tous les continents. En outre, vous vantez d’un côté l’ouverture tous azimuts, et d’un autre côté l’UPR veut rétablir du protectionnisme en dénonçant par exemple l’accord avec le Mercosur, il faut un minimum de cohérence dans l’argumentaire.
                *Concernant le « poids » d’un bloc économique par rapport à celui d’un pays isolé, il me semble que cela a de l’importance, mais à condition que le bloc en question défende ses intérêts, or les eurocrates sont des mondialistes idéologiques, pour peser il faut le vouloir (c’est un reproche que formulent les « eurocritiques » réformateurs).
                *A propos de l’apport de la construction européenne sur la paix, il ne faut pas faire l’âne pour avoir du foin, il s’agit bien de la paix entre les pays européens qui avaient guerroyés entre eux pendant des siècles, et ça c’est irréfutable. Par rapport à l’extérieur, il faudrait effectivement sortir de la logique des blocs qui est un retour de la « guerre froide », sortir de l’OTAN et renouer avec la Russie, on en est d’accord.
                *Le couplet de l’« internationalisme ouvrier » est une belle utopie, plutôt inattendue chez les souverainistes. Mais vous pouvez constater que les travailleurs des pays émergents sont trop contents que les entreprises de nos pays s’installent chez eux. Tant mieux si, dans leur pays, ils luttent pour leurs droits sociaux, mais ils sont loin du compte.
                L’UPR semble vouloir raccoler à la fois les archéo-marxistes et les villiéristes, impressionnant grand écart idéologique, mais les 90% de suffrages sont à portée de vue smiley


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 2 février 23:44

                  @Eric F
                  Bonjour,
                  J’essaierai demain de répondre plus en détail à votre post. Je ne fais pas de surinterprétation. Je suis responsable de ce que j’écris mais je ne suis pas responsable du ressenti des lecteurs. Par exemple je n’ai jamais fais cela :
                  « vouloir assimiler la construction européenne des années 50 à tendance fédéraliste, à la neue Europa nazie ».

                  J’ai toujours souligné les différences entre les deux constructions et insisté sur le fait qu’il y a eu une coupure entre les deux projets à la libération et nullement une continuité.
                  C’est bien parce que le fait de prouver que Walter Hallstein est nazi amène souvent ce ressenti que toute l’oligarchie veut nier cette vérité. Je ne suis pour rien là dedans.
                  J’ai dit que je suis en désaccord avec Rath. Je ne suis pas responsable de ce qu’il a écrit.
                  Les flatteries du genre « complotiste » qui me viennent de l’oligarchie me plaisent assez bien. Ce contre quoi je me bats c’est contre les censures, le blaklistage, la fermeture de mon compte Facebook depuis plus de deux mois pour m’empêcher de vendre mes livres...

                  « d’un autre côté l’UPR veut rétablir du protectionnisme en dénonçant par exemple l’accord avec le Mercosur, »
                  Je ne suis pas au courant de cela. Je vais me renseigner. Je suis membre de l’UPR parce que je suis partisan du Frexit. Ceci dit à l’UPR chacun pense ce qu’il veut. Je n’ai pas à être cohérent par rapport à ce que disent les autres.

                  « la paix entre les pays européens »
                  J’ai rappelé à ce sujet que j’ai montré dans la première partie que l’UE dresse les peuples d’Europe les uns contre les autres notamment les grecs contre les allemands.

                  « L’UPR semble vouloir raccoler à la fois les archéo-marxistes et les villiéristes, »
                  L’UPR ne racole personne, elle rassemble tout ceux qui sont pour le Frexit. Il ne faut pas s’étonner qu’elle rassemble des personnes qui ont par ailleurs des options très différentes. Il faut décidément que nous rappelions toujours la même chose.


                • assouline assouline 3 février 14:32

                  @Eric F
                  .
                  Savez-vous que l’on soupçonne fortement Marine Le Pen d’être pro-européenne ?
                  Si, si...
                  On prétend même qu’elle aurait siégé au Parlement européen...
                  Ah, on est bien emmerdé, j’ vous l’ cache pas !


                • Eric F Eric F 3 février 19:22

                  @Jean Dugenêt
                  J’ai remarqué que vous avez effectivement dans cet article un peu bémolisé le rapprochement entre le projet allemand sur l’Europe (protectorat à sa dévotion) et la construction européenne d’après guerre (à visée supranationale), mais vous avez quand même écrit, je cite le passage " Le projet de la « Neue Europa » était bien un projet nazi. Le nazisme incluait donc une forme d’européisme et il est normal que le passage du nazisme à la construction européenne n’ait pas causé de graves problèmes de conscience aux anciens nazis concernés"

                  . Donc vous ne le dites pas tout en le disant..
                  En fait, il y a au contraire eu à l’époque une sorte d’abjuration du nationalisme allemand à l’époque de l’après guerre, voulant le diluer dans une Europe supranationale (supranationalité que que refusait le courant gaulliste, la France n’ayant pas les mêmes raisons de « se diluer »).

                  Concernant la Wehrmacht, les gens à l’époque avaient pas eu le choix de s’enrôler, mais WH a été à un poste administratif avec le plus petit grade d’officier (lieutenant), il a donc été dans une situation comme quiconque avait un poste dans l’administration ou l’enseignement à cette époque. Personne à ma connaissance n’a contesté son passé, mais feindre de le découvrir comme étant un engagement éminent dans la machine nazie est tout à fait excessif (je vois encore de Villiers se trémoussant sur son siège devant la caméra en évoquant ce point). Le but de cette campagne est bien évidemment d’appuyer sur l’argument « qui dit Europe dit héritage nazi » -et/ou CIA, certains faisant allègrement l’amalgame-, d’où mon évocation de la perception « complotiste » de votre parti dans l’opinion publique (au delà de la seule oligarchie europhile).

                  On a déjà parlé lors du précédent article de l’existence de tensions entre des pays de la CEE/UE (il y en a eu dès les années 60 avant que la Grèce ne soit intégrée), mais il n’y a pas eu de conflit armé, alors qu’ils n’avaient cessé depuis des siècles. Certes la paix avait été établie préalablement à la construction européenne, mais la logique de coopération l’a alors emporté sur celle de belligérance (l’état d’esprit dans la France de 1945 était franchement anti-allemand, il était tout autre 15 ans après).

                  Donc on peut bien évidemment critiquer ce qu’est devenu peu à peu la machine européenne (et je ne m’en prive pas non plus), mais vouloir diaboliser l’essence même de la construction européenne depuis l’origine me parait un mauvais procès.

                  Enfin, concernant la « communication » de l’UPR, vu de l’extérieur le grand écart que j’ai mentionné entre internationalisme prolétarien et national-conservatisme laisse pour le moins perplexe sur ce que serait la politique appliquée. Le parcours et les relations politiques du leader relèvent clairement du second courant, peut-être êtes-vous plus proche du premier ?


                • Eric F Eric F 3 février 21:09

                  @assouline
                  Qualifier MLP de « pro-Européenne » est quelque peu abusif, certes, elle a mis un bémol concernant la sortie de l’UE et même de l’euro, mais prévoit de renégocier les traités en accord avec les autres mouvements souverainistes de l’Union, et, je crois, la sortie en cas de blocage.

                  A propos de siéger au PE, même les 29 élus du « parti du Brexit » élus en 2019 y siégeaient ...sans être europhiles.


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 février 08:43

                  @Eric F

                  Bonjour,
                  Je pensais avoir déjà échangé beaucoup avec vous mais j’ai l’impression qu’il n’en reste rien et qu’il faut tout reprendre au départ.

                  "J’ai remarqué que vous avez effectivement dans cet article un peu bémolisé le rapprochement entre le projet allemand sur l’Europe (protectorat à sa dévotion) et la construction européenne d’après guerre (à visée supranationale)"

                  Je pense pour ma part ne jamais avoir varié. Vous citez ensuite une de mes phrases :

                  " Le projet de la « Neue Europa » était bien un projet nazi. Le nazisme incluait donc une forme d’européisme et il est normal que le passage du nazisme à la construction européenne n’ait pas causé de graves problèmes de conscience aux anciens nazis concernés"

                  Je ne vois vraiment pas ce que vous pourriez avoir à redire à cela. Il s’agit d’un constat. Ce n’est même pas une interprétation de ma part et c’est plutôt un euphémisme. Les anciens nazis concernés (j’ai cité deux noms en plus de Walter Hallstein) se sont plutôt acquittés avec enthousiasme de leur rôle dans la construction européenne d’après guerre alors que je dis seulement que cela ne leur a pas causé de problèmes de conscience.

                  Sur le fond, il est évident qu’il y a une quantité de points communs entre les deux projets et un fondement idéologique similaire ne serait-ce que par la volonté dans les deux cas de construire une structure institutionnelle européenne. Cela n’empêche pas que ce soit aussi deux projets séparés et qu’il y ait quelques différences.

                  Ensuite vous reprenez vos premiers arguments pour minimiser le rôle de Walter Hallstein dans la Wehrmacht avec des informations non-sourcées :

                  « WH a été à un poste administratif avec le plus petit grade d’officier (lieutenant) »

                  Je ne sais pas s’il était lieutenant mais je ne pense pas que ce soit un « petit grade » pour un soldat qui ne s’est jamais engagé dans l’armée. Il a seulement fait son service militaire avant et, comme vous l’avez vous-même signalé, il a été enrôlé à 41 ans à un moment où il n’était guère possible qu’il en soit autrement. Je ne sais pas non plus s’il était sur un poste administratif et, faute d’avoir des précisions sur ce poste, je ne vois pas en quoi cela diminuerait sa responsabilité. Vous « oubliez » en effet l’essentiel :

                  "De plus, Walter Hallstein était dans la Wehrmacht un officier instructeur en national-socialisme. Il appartenait au corps des « Nationalsozialistischen Führungsoffiziers  » (NSFO), créé par Hitler en 1943. Pour intégrer ce corps, non seulement il fallait être membre du parti nazi mais il fallait être parrainé par deux de ses membres.

                  Philippe de Villiers apporte des précisions  :

                  « Helmut Heiber, historien scientifiquement irrécusable, à qui fut confiée la mission de rassembler l’imposante documentation en vue des procès de Nuremberg, s’employa pendant des décennies à reconstituer des dossiers de la Chancellerie pour la période allant de 1940 à 1945 et du Parti national-socialiste. Dans sa longue étude documentée sur les enseignants pendant le IIIe Reich, Heiber classe les universitaires en deux chapitres aux titres éloquents : les « opposants ou indifférents » (chapitre II) et ceux qu’il appelle les « croyants » (chapitre III). C’est ici, parmi les « croyants » du IIIe Reich, que le nom de Hallstein surgit en ces termes :

                  « Après une enquête de la direction du corps professoral du Reich au début 1944, l’université de Francfort communiqua une liste, commençant par Walter Hallstein et se terminant par Wilhelm Ziegelmayer, composée de quinze hommes officiers qualifiés en national-socialisme ayant rang d’officier et vingt-six autres intervenus pour la “mobilisation complète de l’ensemble de la Wehrmacht dans des proportions inouïes”, eux aussi sont bien sûr des “activistes politiques” (à titre de comparaison, l’université technique de Darmstadt a signalé zéro officier dirigeant nazi et trois orateurs actifs). »

                  Créé en 1943 sur ordre de Hitler, le corps des Nationalsozialistischen Führungsoffiziers (NSFO) avait en effet pour mission d’enseigner le national-socialisme aux soldats pour s’assurer de leur volonté de combattre jusqu’à la mort. Chargés de la surveillance politique des troupes, prédicateurs et mouchards, ils s’apparentaient aux commissaires de l’Armée rouge. On ne devenait pas commissaire national-socialiste sans être membre du parti nazi ou sans avoir été parrainé par deux de ses membres, ni sans avoir donné assez de gages idéologiques. »

                  Anne Lacroix Riz apporte elle-aussi des précisions :

                  « Le NS-Führungsoffizier (NSFO), (...) était « chargé à la fois de la direction militaire spécialisée et de la formation politique et idéologique nazie dans l’esprit du national-socialisme », c’est-à-dire largement tournée vers l’extermination des rouges et des juifs « parasites du monde ». Notons qu’Hallstein exerça ses talents de NSFO en France où l’armée américaine l’arrêta (à Cherbourg),(...) On ignore donc ce qu’Hallstein fit en France de 1942 à 1944, mais assurément il n’y enseigna pas seulement le Droit nazi. »

                  Résumons ce qui nous parait essentiel. Walter Hallstein avait de piètres aptitudes pour être un militaire. Il n’avait assurément pas les qualités pour intégrer la SS. Il était chétif. Il portait des lunettes... On sait qu’il a, dans un premier temps, été jugé médicalement inapte pour être admis à un cours d’artillerie avant d’être finalement admis. Il était par contre très motivé et n’a pas ménagé ses efforts pour réussir dans ce domaine. C’était d’ailleurs un adhérent de la fédération nationale-socialiste de protection anti-aérienne qui était une organisation de type militaire avec grades, uniformes…. Il a surtout affiché sa totale adhésion au national-socialisme au point que l’université de Francfort l’a sélectionné dans une liste réduite de 15 officiers qualifiés en national-socialisme ce qui lui a permis de devenir un « officier-instructeur en national-socialisme » de l’armée. Il est évident que le minimum pour cela était d’être adhérent au parti nazi puisqu’il fallait de plus être reconnu comme un national-socialiste particulièrement zélé. Il fallait d’ailleurs être parrainé par deux autres membres du parti. Son rôle en tant qu’officier-instructeur en nazisme était d’enseigner le national-socialisme aux soldats pour s’assurer qu’ils étaient prêts à sacrifier leur vie pour le IIIe Reich. Son rôle était aussi de faire une abominable propagande antisémite. Sur la page de la Wikipédia consacrée au NSFO on lit :

                  « In ihren Schulungen indoktrinierten die NS-Führungsoffiziere Hunderttausende, wenn nicht Millionen von Wehrmachtsangehörigen mit antisemitischer Propaganda wie der Vorstellungen, Juden wären Parasiten und gehörten ausgerottet »

                  Ce que je traduis approximativement ainsi :

                  « Les membres des NSFO ont endoctriné des centaines, voire des millions, de membres de la Wehrmacht avec une propagande antisémite telle que l’idée que les Juifs étaient des parasites et devaient être exterminés. »

                  A défaut de pouvoir intégrer la SS, Walter Hallstein a trouvé dans ce rôle le maximum de ce qu’il pouvait faire pour être un nazi exemplaire.

                  Il n’est guère possible qu’un militaire du Reich ait pu être officier sans être nazi mais, à qui fera-t-on croire qu’il aurait été possible qu’un « officier-instructeur en nazisme » de la Wehrmacht ait pu ne pas être nazi ? Et c’est pourtant l’opinion que veulent imposer tous les journalistes aux ordres des puissants. Un fait aussi invraisemblable doit devenir une vérité pour ne pas fragiliser l’UE. Les lèches-bottes arrivistes qui n’hésitent pas à se rouler dans la fange pour se partager la besogne ne manquent pas. Les apprentis s’y mettent ! Pauvre jeunesse ! Ils emboitent le pas de Walter Hallstein lui-même qui avait besoin d’être un nazi-zélé pour profiter de l’ascenseur social. A force de le défendre, ils finissent par lui ressembler. Sont-ils conscients qu’en déployant tant de zèle pour inverser sans cesse mensonges et vérités au service d’une propagande d’état, ils sont sur les traces de Goebbels ? A leur égard, j’hésite entre haine et pitié. Faut-il les plaindre ou les blâmer ?"

                   


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 février 09:48

                  Olivier BERNIER

                  Maintenant il est temps d’atterir


                • Eric F Eric F 8 février 11:59

                  @Jean Dugenêt
                  On est d’accord sur le point qu’on n’est pas d’accord, ce constat n’a effectivement pas changé. Mais je relève que vous avez une propension à instiller l’idée d’une filiation entre la fumeuse Nouvelle Europe nazie (qui était en réalité la suprématie du Reich sur des pays soumis) et la construction européenne effectuée dans les années 50, quoique vous vous en défendiez sur le plan formel.
                  Pour le reste, j’ai déjà répondu sur la surinterprétation sur le passé de WH, en tant que recteur il était dans les instances de la corporation tenue par le parti (où on peut lui reprocher à juste titre d’avoir cherché à être bien vu), et en tant que militaire il n’avait que le grade le plus inférieur d’officier (lieutenant), ce qui n’est pas signe d’une marque de zèle, les caciques du parti étaient pour le moins commandants ou colonels.
                  Etienne Chouard a reconnu s’être laissé entrainer par un « biais » sur cette question https://www.youtube.com/watch?v=bDbask-RtmA


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 février 18:29

                  @Eric F
                  "en tant que militaire il n’avait que le grade le plus inférieur d’officier (lieutenant), ce qui n’est pas signe d’une marque de zèle, les caciques du parti étaient pour le moins commandants ou colonels."

                  Je vous répète que Walter Hallstein ne s’est jamais engagé dans l’armée. Il a seulement fait son service militaire puis il a été enrôlé dans l’armée en 1942 c’est-à-dire à un moment où il ne pouvait pas en être autrement. Il ne pouvait guère dans ces conditions avoir un grade plus élevé. Je rappelle aussi que ses aptitudes physiques étaient médiocres : chétif, portant des lunettes, jugé médicalement inapte pour être admis à un cours d’artillerie avant d’être finalement admis... Il ne pouvait pas intégré la SS car il ne répondait pas aux critères de sélection. Ayant par contre fait tout ce qu’il pouvait pour être reconnu comme un nazi de premier plan il a réussi à se faire admettre comme NS-führungoffizier (officier instructeur en national-socialisme) parfois aussi traduit par « officiers de direction ». Il a fallu pour obtenir cette qualification que l’université de Francfort le sélectionne dans une liste réduite de 15 « croyants » c’est-à-dire d’hyper-nazis : les 15 « meilleurs-nazis » de l’université de Francfort par opposition aux « sceptiques ».

                  Pour intégrer le corps des NSFO (NS-führungoffizier

                  ), non seulement il fallait être membre du parti nazi mais il fallait être parrainé par deux de ses membres.

                  Voir la page de la Wikipédia consacrée aux « NS-führungoffizier ». On lit notamment ceci :

                  « In ihren Schulungen indoktrinierten die NS-Führungsoffiziere Hunderttausende, wenn nicht Millionen von Wehrmachtsangehörigen mit antisemitischer Propaganda wie der Vorstellungen, Juden wären Parasiten und gehörten ausgerottet. »

                  Ce que je traduis ainsi :

                  « Dans leurs activités de formateur, les officiers-instructeurs en national-socialisme nazis ont endoctriné des centaines, voire des millions, de membres de la Wehrmacht avec une propagande antisémite telle que l’idée que les Juifs étaient des parasites et devaient être exterminés. »

                  La réalité est bien loin de la description que vous voulez donner du petit lieutenant qui n’avait fait aucun zèle.

                  Si Etienne Chouard a reconnu s’être laissé entrainer par un « biais » sur cette question

                  il a eu tort. Je vous invite à lire sur ce point ce qu’on écrit Philippe de Villiers et Annie Lacroix Riz qu’on ne peut pas suspecter d’avoir beaucoup de sympathie l’un pour l’autre.

                  De plus Annie Lacroix Riz est une historienne reconnue et réputée. Cela signifie qu’elle mettrait en cause sa réputation en la matière s’il lui arrivait d’énoncer volontairement des contre-vérités. Cela signifie que les faits qu’elle rapporte sont exacts. Cela ne signifie pas, par contre, que ses interprétations sont bonnes ni qu’elle ne laisse pas de côté certains faits qu’elle préfère ignorer. Nous savons qu’elle est très liée au PCF et qu’elle est de ce point de vue critiquable. Je pourrais être plus précis à ce sujet.
                  Je maintiens et je souligne néanmoins que les faits qu’elle rapporte sont exacts.


                • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 février 19:08

                  @Eric F
                  Je m’aperçois que j’ai déjà expliqué tout cela dans mon post précédent. Si vous ne tenez pas compte de ce que je dis, nous ne pouvons pas progresser.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès