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Accueil du site > Tribune Libre > Partisans ou adversaires du Frexit : lesquels sont des nationalistes (1ère (...)

Partisans ou adversaires du Frexit : lesquels sont des nationalistes (1ère partie)

Nous sommes nombreux à avoir analysé comment fonctionne maintenant le système des médias de masse en France depuis qu’ils sont pour l’essentiel aux mains de quelques milliardaires. Ceux-ci étant partie prenante de ce que nous appelons l’oligarchie euro-atlantiste, ils défendent le principal outil de cette oligarchie : l’Union Européenne. Il est donc normal que les médias de masse se soient évertués à couvrir les partisans du Frexit de tous les qualificatifs possibles et imaginables pour les diaboliser : complotistes, antiaméricains, russophiles, émules de la postvérité et des fake news… Il est normal qu’à ce titre François Asselineau ait été abondamment servi.

Les journalistes, dont l’éthique devrait être d’informer le public, sont en effet silencieux dans bien des domaines : quel est le rôle de la CIA et de quels moyens dispose-t-elle ? Serait-il tabou d’en parler ? Est-il vrai que la CIA a écouté les conversations téléphoniques du président de la république française ? A-t-elle joué un rôle dans la mise en place de l’Union Européenne ? Quels liens avaient avec l’Amérique les pères fondateurs de l’Union Européenne : Walter Hallstein, Jean Monnet, Robert Schuman ? Walter Hallstein est-il un ancien nazi ? A-t-il joué un rôle dans le projet « Das Neue Europa » d’Hitler avant de jouer un rôle dans la fondation de la CEE (ancêtre de l’UE) ? Il y a-t-il quelques similitudes entre ces deux projets ? François Asselineau a comblé nombre de ces lacunes que les journalistes aux ordres laissent béantes au lieu de remplir leur mission qui devrait être d’informer. Au lieu de remercier François Asselineau, ils s’acharnent à essayer de le couvrir de boue. Rappelons ce qu’avait déclaré à leur sujet le célèbre journaliste John Swinton, À New York, lors d’un banquet, le 25 septembre 1880, en refusant de porter un toast à la liberté de la presse

 « Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faisiez, elles ne seraient pas publiées.

On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent.

Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! »

Toute cette cabale des médias dominant contre l’UPR a été analysée. Le lecteur qui voudrait des précisions à ce sujet pourra se reporter à une vidéo de « Penseur Sauvage » intitulée : « 5 preuves qu’Asselineau est complotiste (ou pas) ? » Nous n’attendons pas que la presse aux ordres en fasse état mais nous devons aussi regretter à ce sujet le silence complice des grandes organisations politiques du mouvement ouvrier : PCF, PS et FI.

Tous les qualificatifs dont nous accablent les européistes sont péjorarif y compris celui de souverainistes. Oublient-ils qu’eux aussi sont souverainistes ? Nous condamnons tout simplement le souverainisme européen qu’ils défendent. Il reste une dernière calomnie, découverte plus récemment, contre les partisans du Frexit. Ils seraient nationalistes et, par conséquent, xénophobes. Personne n’est en mesure d’exhiber la moindre citation ayant un caractère un tant soit peu xénophobe d’un cadre de l’UPR. Ce dernier qualificatif n’apparaît donc que comme une conséquence du premier. Il est vrai en effet que les nationalistes sont en général xénophobes puisque ce qui les caractérise c’est la détestation d’une ou de plusieurs nations autres que la leur.

D’où vient donc l’idée que les partisans du Frexit seraient des nationalistes. Elle découle d’un raisonnement simpliste partant de l’axiome que « l’Europe c’est la paix ». Puisque l’UE rassemble les pays tant de fois opposée par le passé, vouloir à nouveau les séparer serait une volonté de revenir aux nationalismes, à cette haine de l’autre qui a amené des guerres. C’est par exemple ce qu’exprime un journaliste de Ouest-France quand il pose cette question à François Asselineau : « Tout de même, un Brexit ou un Frexit est un encouragement aux nationalismes à l'origine des conflits ! »

Nous allons montrer que ce raisonnement simpliste est biaisé d’emblée par sa prémisse. Non, l’Europe ce n’est pas la paix. De plus un sophisme tient lieu de démonstration. Ce n’est pas parce qu’un château-fort permet à des personnes de se protéger d’éventuelles attaques que celles qui en sortent seront obligatoirement attaquées.

Auparavant, nous vous invitons à écouter une attaque sur ce thème particulièrement virulente avec une vidéo de YouTube intitulée : « Pour Edwy Plenel (Médiapart), Asselineau est xénophobe ». Au début, Edwy Plenel, dans un discours sur l’Europe, met le journaliste au défi de trouver « des différences radicales, rédhibitoires entre la liste Brossard-PC, Aubry-FI, Hamon-Génération, Europe-Ecologie. » Le journaliste propose alors la liste de François Asselineau. Edwy Plenel commence à répondre : « Non, François Asselineau, le Brexit… le Frexit. Non. Moi, je suis internationaliste et, à Médiapart, on est internationaliste. ». Le journaliste justifie et répète sa proposition  : « Vous m’avez demandé des différences. Eh bien, il y a la liste Asselineau. ». Il est évident en effet que la liste du seul défenseur du Frexit est bien différente des autres. Edwy Plenel se lance alors dans une diatribe :

« Non, mais lui, je ne le mets pas dans les listes de gauche. Lui, il vient de la droite et il est profondément… Et, sur les migrants, il a… Vous savez nous on a des principes. Nous on défend des principes, des principes hein… Et, les principes c’est la déclaration des droits de l’homme. Hein, désolé… « Nous naissons libres et égaux en droit. » Et, parmi les droits, il y a le droit de se déplacer. Il y a un hasard malheureux de la naissance. On a le droit de choisir son pays de résidence et donc, toutes les forces xénophobes qui veulent que les nations ou que l’Europe elle-même soit une clôture ou une fermeture sont d’un autre côté. Je parlais de gens qui partagent des idéaux démocratiques, sociaux, humanistes. »

Nous voyons seulement qu’il a lâché l’expression « les forces xénophobes » mais que, en l’état, il s’agit d’une insulte gratuite puisqu’il ajoute seulement que ce sont des forces qui « veulent que les nations ou que l’Europe elle-même soit une clôture ou une fermeture  ». Il condamne bien ici la politique de l’UE autant que celle des nationalistes comme Viktor Orban mais nullement celle de François Asselineau. On a bien senti auparavant qu’il aurait voulu dire quelque chose à propos de la position de François Asselineau sur les migrants lequel aurait été profondément… on ne sait quoi puisque, finalement, il n’a rien dit car il ne finit pas ses phrases. Nous ne voyons pas en quoi François Asselineau ne partagerait pas « des idéaux démocratiques, sociaux, humanistes. » C’est une autre affirmation gratuite. Nous ne voyons pas davantage pourquoi Edwy Plenel est monté sur ses grands chevaux pour invoquer la déclaration des droits de l’homme. Remarquons d’ailleurs, car c’est loin d’être anodin, qu’il enchaîne sur « le droit de se déplacer » et « le droit de choisir son pays de résidence », qui ne fait pas partie de cette déclaration, mais il ne dit mot sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Nous comprenons surtout que l’européiste-critique Edwy Plenel, comme nombre de ses confrères, ressent le besoin de cracher sa haine sur ceux qui veulent sortir la France de l’UE. Sa démonstration est complètement ratée puisqu’en étant pour une autre Europe il est exactement comme le PCF, la FI, Génération ou Europe-Ecologie. Nous ne voyons entre-eux aucune « différence radicale, rédhibitoire ». Tous les européistes sont des européistes-critiques car aucun ne veut de l’UE telle qu’elle est. Tous proposent une autre Europe. Chacun d’eux est certain que celle qu’il propose est meilleure que celles qui sont proposées par les autres. De plus l’accusation de xénophobie est ici une calomnie pure et simple car il ne donne même pas l’ébauche d’une démonstration qui accuserait l’UPR d’être nationaliste. Pour un journaliste qui se permet de donner des leçons de morale à tout le monde, il ferait bien de commencer par donner l’exemple.

Mais, il y a eu pire à ce sujet qu’Edwy Plenel. Le prétendu philosophe Michel Onfray est allé jusqu’à accuser François Asselineau d’antisémitisme et c’est seulement dans la crainte de perdre un procès qu’il a daigné formuler des excuses. Voici exactement ce qu’il a écrit :

« On m’a couvert de la boue qui recouvre Asselineau qui le mérite sur un certain nombre de sujets : complotisme, antisémitisme entre autres. »

Il a ainsi, en rejetant toute exigence de vérité, rejoint définitivement Bernard Henry Levy dans le clan des antiphilosophes. Ce dernier a, pour sa part, été condamné pour complicité de diffamation. Un véritable certificat !

Les conditions dans lesquelles Michel Onfray a été amené à commettre cette forfaiture illustrent bien que les intellectuels, comme les journalistes, subissent une terreur médiatique qui limite leur liberté d’expression. Rappelons ce qui s’est passé. Le 19 septembre 2019 à la librairie Mollat à Bordeaux, Michel Onfray a exprimé un éloge appuyé à l’égard de François Asselineau ce dont les militants et les dirigeants de l’UPR se sont félicités. Le lendemain matin, Michel Onfray faisant volte-face réalise une vidéo pour renier ses propos et se contredire mot pour mot, en lançant imprécations et insultes à l’encontre de François Asselineau et des 38 000 adhérents de l’UPR. Dans la foulée il écrit sur son blog le texte où il traite François Asselineau d’antisémite. Le Bureau National de l’UPR devait alors déclarer :

« Michel Onfray avait franchi un Rubicon invisible le 19 septembre en apportant son soutien à François Asselineau ; il l’a repassé promptement en sens inverse dès le lendemain, en lançant des accusations nullement étayées et profondément indignes d’un philosophe, perdant au passage tout crédit auprès de milliers de personnes qui le suivent. »

Michel Onfray a ainsi confirmé à sa manière qu’un processus de criminalisation de la pensée, condamne tout propos hostile à l’UE dans le débat public français.

Finissons en maintenant avec la dernière accusation. Nous allons montrer que, non seulement il n’y a aucun nationalisme dans la politique de l’UPR, mais, qu’au contraire, il y en a beaucoup plus chez nombre des défenseurs-critiques de l’UE. Remarquons d’abord qu’il y a grosso-modo deux points de vue chez les militants de l’UPR puisqu’il n’y a pas chez eux de clivage « gauche/droite ». Certains militants sont avant tout des patriotes et d’autres sont prioritairement des internationalistes. Les uns et les autres se reconnaîtront dans l’essentiel de ce que nous exposons ici. Ils ont tous en commun de combattre les nationalismes. Ceux qui sont avant tout des patriotes considèrent que ce qui les caractérise c’est l’amour de leur pays et non pas la haine du pays des autres. Les internationalistes, en prônant la solidarité entre les prolétaires de tous les pays, encouragent une solidarité de principes, d'intentions et d'actions dépassant les particularismes de chaque nation (religion, race, traditions...) Ils mettent en avant les intérêts de toute l’humanité. Ils s’opposent à tout chauvinisme et à tout conflit entre nation. En cas de guerre, ils font valoir que « l’ennemi principal est dans notre propre pays » selon l’expression de Karl Liebknecht.

Le nationalisme s’oppose donc à la fois au patriotisme et à l’internationalisme. Les nationalistes veulent exalter la nation sous toutes ses formes (Etat, culture, religion, ethnie, langue, histoire, traditions...) par opposition aux autres nations et populations. Le nationalisme est donc une doctrine chauvine et xénophobe qui vise à amener à la détestation d’autres peuples notamment dans les périodes de guerre. Le nationalisme vise à rendre responsable un peuple des malheurs d’un autre peuple. Par exemple, dans une perspective nationaliste, le gouvernement de l’Allemagne peut être désigné comme le responsable des malheurs du peuple grec ou du peuple français. Le nationalisme prône comme politique la possibilité qu’un pays dominant (un « grand pays ») puisse imposer des lois à d’autres pays. En politique intérieure, le nationalisme prône la priorité nationale notamment pour l’emploi. Il prône aussi le retour dans leur pays d’origine de migrants. Le nationalisme peut amener à créer des centres de rétention pour enfermer des migrants qui n’ont commis aucun délit. Même des enfants peuvent ainsi être enfermés.

Ce sont parfois des militants de la FI qui osent affirmer que la politique de l’UPR est nationaliste. Un comble ! Parmi tous les hommes politiques français, Jean-Luc Mélenchon bat les records d’une forme de nationalisme qui lui est propre : la germanophobie. Nous vous invitons à taper sur un moteur de recherche les mots « Mélenchon germanophobie antigermanisme » et vous serez largement servi :

Lisez tous ces articles si vous en avez le courage. Vous y trouverez à la fois les accusations et les arguments de Jean-Luc Mélenchon qui se défend de critiquer l’Allemagne ou les allemands mais seulement quelques politiciens allemands. Il est vrai qu’il lui arrive de critiquer des personnages politiques allemands dans des termes moins élégants que ceux qu’il utilise quand il rencontre Emmanuel Macron sur les quais de Marseille :"Fermez votre gueule, Madame Merkel. La France est libre. Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruines !". Plus précisément, en homme cultivé, il a mis dans son tweet une dose d’allemand : "Maul zu, Frau # Merkel ! Frankreich ist frei. Occupez-vous de vos pauvres et de vos équipements en ruines !"

Mais, quoi qu’il en dise, il ne se limite pas aux personnages politiques. Jugeons-en avec quelques citations. Dans son livre « le hareng de Bismark » voici comment il distille sa germanophobie :

« Arrogante comme jamais, l’Allemagne est rendue aux brutalités, chantage et punitions pour ceux qui n’obéissent pas au doigt et à l’œil au nouvel ordre des choses qu’elle est parvenue à imposer. Une nouvelle saison cruelle de l’histoire vient de commencer en Europe » 

"Rompre avec le poison allemand est donc une exigence nationale, populaire, sociale et philosophique pour le camp du progrès humain et la lutte contre le productivisme."

Il parle bien de l’Allemagne et du « poison allemand » et non pas de tel ou tel politicien allemand.

Citons maintenant un passage de son discours sur le Brexit à l’assemblée nationale. Voir la vidéo de YouTube intitulée « Mélenchon - Discours sur le Brexit à l'Assemblée nationale » entre 10 :23 et 10 :54 :

« Alors, je ne crois pas que nous soyons affaiblis, mes chers collègues (NDLR. Il parle du Brexit en expliquant qu’il ne nous a pas affaiblis), mais je crois que nous sommes mis au pied du mur de savoir ce que va être demain, non pas notre relation avec les anglais mais notre relation avec les allemands. Est-ce que nous allons continuer à mettre en œuvre aveuglément en toutes circonstances la maudite doctrine de l’ordo-libéralisme qui est en train de détruire l’esprit européen ? Voilà ! La question politique posée à cette heure : Ce n’est pas l’Angleterre ! C’est l’Allemagne ! »

Le problème pour lui c’est bien l’Allemagne et non pas la politique de tel ou tel dirigeant. Il attribue « la maudite doctrine de l’ordo-libéralisme » aux allemands. Il invente pour cela un terme de son cru afin de caractériser le capitalisme allemand. Mais, les capitalistes allemands seraient-ils pires à ce sujet que les capitalistes français ? Il sombre bien dans le nationalisme. Il ne s’agit plus de lutte de classe mais bien d’un combat contre l’Allemagne.

Mais Jean-Luc Mélenchon excelle dans l’art d’être volontairement ambigu. Il ne veut pas affirmer qu’il a choisi la lutte contre les allemands plutôt que la lutte contre le capitalisme. Il nous sert finalement un salmigondis de sa spécialité afin que chacun puisse y trouver ce qu’il veut.

« Rompre avec le poison allemand est une exigence nationale, populaire, sociale et philosophique pour le camp du progrès humain (…) La confrontation politique avec les gouvernements allemands est une des conditions de la libération des peuples. La confrontation dont je parle ici n’opposera pas le peuple français au peuple allemand. Elle confrontera les deux peuples à l’oligarchie. Mais c’est aux français de lancer l’action, car ce sont eux qui sont aujourd’hui dominés. »

Ne cherchez surtout pas à comprendre. Il n’y a rien à comprendre. Soyez cependant certain que Jean-Luc Mélenchon manie suffisamment bien la langue française pour être clair quand il le veut. Il a bien évidemment choisi de rester ambigu. Nous avons tous à l’esprit la ratatouille bien mélangée à base de « On la change ou on la quitte » et de « plan A et plan B » où chacun pouvait comprendre ce qu’il voulait. Bien des militants du Parti de Gauche expliquaient mordicus que Jean Luc Mélenchon voulait quitter l’UE. Le salmigondis d’aujourd’hui est aussi savoureux que la ratatouille d’hier. Il est contre l’Allemagne sans être germanophobe comme il était pour quitter l’UE tout en restant dedans. Dans cette volontaire ambiguïté tout le monde peut trouver son compte.

Mais, pourquoi Mélenchon affiche-t-il des sentiments à ce point germanophobes ? Il n’est guère possible que ce soit une simple résurgence de l’hystérie xénophobe qui avait contaminé les résistants de la dernière heure tentant de racheter leurs fautes au moment de la libération. Il s’agit seulement pour lui de refuser le Frexit parce que, comme toute la canaille politicienne, il sait que, s’il prenait le parti inverse, il disparaîtrait à tout jamais des écrans médiatiques. Il a vu et il a compris, quand il était militant à l’OCI, quel était le sort des militants entièrement dévoués à leur cause. Il a fait alors un autre choix qui lui a réussi. Il est devenu un politicien professionnel et, qui plus est, un politicien professionnel millionnaire. Il se déplace dans des voitures avec chauffeur quand ce n’est pas en jet privé… Voir à ce sujet notre livre : « De François Mitterrand à Jean-Luc Mélenchon ». Quand, en France, un homme politique fait ce choix, il doit obligatoirement être contre le Frexit. Il en est d’ailleurs de même pour tout personnage qui veut rester médiatisé. Nous avons apprécié, par exemple, l’étrange plasticité dont est capable un Michel Onfray qui veut rester sous les feux de la rampe. Nous pouvons pourtant témoigner qu’il est possible de vivre dignement en se passant de cette lumière.

Pour continuer à être opposé au Frexit, Jean-Luc Mélenchon n’a pas d’autre choix que de montrer qu’il est possible pour la France de ne pas sombrer dans le même désastre que la Grèce tout en restant dans l’UE. Or, malheureusement, ce que dit Jean-Luc Mélenchon sur l’Allemagne est nettement plus modéré que ce que disent, pensent et écrivent sur le même sujet les Grecs, même s’ils sont les homologues des cadres de la FI, comme son ami Tsipras ! Telle est la logique de l’UE qui, loin d’être un facteur de paix, dresse les peuples les uns contre les autres. Ainsi, Manólis Glézos, héro de la résistance grecque contre toutes les dictatures, celles du nazisme comme celles du régime des colonels, écrit ceci :

« Notre peuple n’a pas oublié et ne doit pas oublier. Aujourd’hui, il ne demande pas vengeance mais justice. Nous souhaitons que les Allemands non plus n’oublient pas. Car les peuples qui refusent leur mémoire historique sont condamnés à commettre les mêmes erreurs. Et il semble qu’Angela Merkel conduise son pays et même la partie la plus sensible du peuple, la jeunesse, sur ce chemin glissant »

Nous en sommes là ! Le peuple allemand a été tellement désigné comme le responsable des malheurs des grecs par Syrisa et tant d’autres organisations grecques du mouvement ouvrier que, même Manólis Glézos, symbole de la résistance grecque, en vient à accuser, non seulement Angela Merkel mais aussi les allemands, et tout particulièrement la jeunesse allemande, de déraper « sur le chemin glissant » qui, lors d’un passé qu’il ne faut surtout pas oublier, les avait amenés au pire : le nazisme. La jeunesse allemande accusée de glisser vers le nazisme sous la férule d’Angela Merkel !

Jean-Luc Mélenchon n’a pas d’autre choix que de reprendre à son compte les explications de son ami Tsipras contre la politique de l’Allemagne mais, il lui faut montrer que la France, contrairement à la Grèce, a les moyens de contrer les allemands. Il explique en effet que la France pourrait se grouper avec les autres pays d’Europe d’origine latine. Ainsi, les deuxième, troisième et quatrième puissance européenne que sont la France, l’Italie et l’Espagne pèseraient suffisamment contre les germains pour leur enlever leur leadership sur l’Europe et, bien entendu cette Europe serait resplendissante contrairement à l’Europe actuelle qui a pour défaut originel d’être dominée par les allemands. Les autres défauts en découlent. Voici notamment en quels termes ses propos sont rapportés dans un article de Laurence Peuron du 4 juillet 2018.

 « La deuxième économie du continent, ce sont les Français, la troisième, ce sont les Italiens, la quatrième, ce sont les Espagnols. Nous sommes donc les grandes puissances de cette Union européenne, par conséquent, nous devons être traités autrement. Mais nous devons nous traiter nous-mêmes autrement. Si les latins regardent la pointe de leurs chaussures avec des complexes à chaque fois qu’ils voient arriver un dirigeant politique allemand, alors c’est clair, qu’on ne va pas avancer. »

Ces discours xénophobes sont exécrables et en totale contradiction avec l’affirmation selon laquelle « l’Europe c’est la paix ». Ce n’est plus seulement de la xénophobie mais il s’agit de racisme puisqu’il en vient à opposer les latins et les germains. Jean-Luc Mélenchon a d’ailleurs modifié cette maxime puisqu’il dit maintenant que, pour que l’Europe puisse garantir la paix, il faut d’abord que la France gagne contre les allemands dusse-t-elle pour cela s’allier à d’autres pays latins. Cela rappelle quelque chose. Voyons en quels termes il explique cela à la fin de son discours sur le Brexit à l’assemblée nationale à partir de 12 :20. Il rappelle que nous sommes des latins :

« Pour nous français qui sont la 2ème puissance du continent, qui sommes des latins comme le sont la 3ème puissance du continent, les italiens, la 4ème qui sont les espagnols »

Il dit plus loin :

« Je ne veux pas d’Europe allemande. C’est sans doute la raison pour laquelle je continue à préférer l’Europe à la française. »

Et il termine ainsi :

« Ce que je mets en cause ce sont les gouvernements de la CDU CSU, la démocratie chrétienne allemande, la dictature de la Bavière et de quelques autres provinces allemandes qui imposent un rythme, une ligne et une forme politique à toute l’Europe. Obliger tous les peuples d’Europe à capituler devant une politique qui est absolument contraire aux intérêts de notre pays, nation jeune qui a besoin d’investissements et qui a besoin de services publics, c’est condamner l’idée européenne elle-même mais, pire que de la condamner (après tout ça n’est qu’une idée et on en a vu d’autres être condamnées par l’histoire), ce qui sera condamné c’est la paix et, moi, de cela je ne veux pas. »

Il expliquait auparavant que la France pouvait gagner le leadership parce que c’était un « grand pays ». Il a franchi un pas de plus dans l’ignominie avec l’idée d’une victoire des latins sur les germains. Mais rappelons surtout l’essentiel. Nous ne voulons pas que la France subisse la dictature de l’UE mais nous ne voulons pas non plus que la France impose ses lois à d’autres pays d’Europe. Or, c’est bien ce que propose Jean-Luc Mélenchon avec son combat pour le leadership.

Certains arguments répétés par François Asselineau sont imparables comme celui-ci : il n’y a aucune raison pour que la France se mie dans une entité avec des pays comme la Lettonie, la Lithuanie ou l’Estonie que la plupart des français ne savent même pas situer sur une carte. La France est beaucoup plus liée par son histoire, ses échanges culturels et économiques à des pays du Maghreb comme la Tunisie, l’Algérie et le Maroc. L’argument est imparable et amène inévitablement à rejeter la nécessité de l’UE. Tellement imparable que Jean-Luc Mélenchon, à qui nous n’avons jamais reproché d’être un imbécile l’a compris. Que peut-il y répondre ? Rien. Mais, quand il n’a aucun argument, il lui reste la possibilité de servir, comme nous l’avons déjà vu, un salmigondis ou une ratatouille. Il s’agit de tenir un vague discours sur le thème où il dit un peu n’importe quoi et son contraire. Il dit une chose et en laisse entendre une autre de telle sorte que le résultat soit incompréhensible ou que chacun comprenne ce qu’il veut. Alors, après le salmigondis et la ratatouille, pourquoi pas une ragougnasse ? Elle arrive.

A la fin de son livre « le hareng de Bismark » il aborde cette question des pays baltes et du Maghreb. Il écrit :

«  Nous ne sommes pas les seuls à pouvoir vivre autrement que sous protectorat allemand. Ensemble, les pays du ‘Club Med’ méprisés par les dirigeants d’outre-Rhin comptent non seulement la deuxième, mais la troisième et la quatrième économie de l’actuelle Union européenne. De plus, avec les riverains de la Méditerranée occidentale, c’est-à-dire avec le Maghreb de Tunis à Rabat, un ensemble économique est dessiné qui s’appuie sur une base culturelle commune et une imbrication familiale solide. Il est autrement plus consistant que les liens qui nous unissent aux pays baltes. (…) On peut aussi imaginer qu’un gouvernement français décide de rompre avec la soumission actuelle. Et qu’il ait un programme capable de rallier les pays du Sud et d’autres pour aller dans une autre direction ».

En toute logique, il devrait abandonner le projet de l’UE ou, au moins le modifier. Remplacer les pays Baltes par trois pays du Maghreb par exemple. Ce serait un projet assurément original mais il serait difficile de parler d’Europe dans ce cas. Peut-être ajouter à l’UE un autre regroupement de six pays qui seraient ici suggérés : la France, l’Italie, l’Espagne, la Tunisie, l’Algérie et le Maroc. A moins que cet ensemble remplace l’UE. Après un discours de ce style, vous attendez peut-être une proposition. Vous avez tort. Il n’y en aura pas. Il s’agit seulement de la recette de la ragougnasse : prenez l’UE, mettez de côté les pays baltes, ajoutez un bout de Maghreb, touillez, reprenez l’UE originelle, laissez-là mijoter…. Chacun comprend ce qu’il veut. La seule chose qui importe c’est que Jean-Luc Mélenchon ait l’air d’apporter une solution alors qu’il n’en apporte aucune et surtout, il n’est toujours pas question de sortir de l’UE. Il peut continuer sa brillante carrière de politicien professionnel. Il aura droit autant que Michel Onfray à la considération du système médiatique. Ce que d’aucuns considèrent comme l’exercice d’un grand talent oratoire s’apparente plutôt, de notre point de vue, à de la tambouille.

Ne nous y trompons pas. Ce n’est pas seulement la politique de la FI que nous condamnons mais l’existence même de l’UE. Le projet de relier organiquement les pays européens est en lui-même raciste puisqu’il s’agit de regrouper des pays où les populations sont majoritairement de race blanche et de religion chrétienne ce qui exclut d’emblée les pays du Maghreb. Nous ne nous sommes attardés sur le cas de Jean-Luc Mélenchon que parce qu’il veut introduire, outre un nationalisme antigermanique, une autre distinction raciale entre les latins et les germains dans la lutte pour le leadership de l’UE. En plus d’être une vision raciste, c’est aussi une vision guerrière puisqu’un tel regroupement s’imposerait afin d’être plus fort : l’union fait la force. Mais, plus fort contre qui ? Contre des concurrents, des adversaires ou des ennemis ?

Nous reprendrons ces questions dans un prochain article où nous donnerons notre vision du monde avec un système de relations entre les états en totale opposition avec l’approche des européistes plus ou moins critiques.

En laissant de côté un instant les questions d’une actualité brulante, avec les conflits sociaux qu’il faut tenter de centraliser en une lutte contre le pouvoir, il nous a paru nécessaire de faire cette digression pour que chacun ait les idées claires sur ces questions. Il s'agit de bien comprendre que ce sont les européistes qui sont des nationalistes et non pas les partisans du Frexit.

 

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355 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 6 janvier 11:27

    « Quels liens avaient avec l’Amérique les pères fondateurs de l’Union Européenne : Walter Hallstein, Jean Monnet, Robert Schuman ?  »

    Bonne question, en effet. Pourtant, si on voit souvent des informations (contradictoires) sur Hallstein et Schuman, on en voit rarement sur Monnet.

    Pourtant, c’est intéressant.

    Déjà, il ne s’est positionné sur le créneau « Europe » que tardivement, à plus de 60 ans, au moment de la déclaration Schuman du 9 mai 1950. Avant, il avait eu plusieurs vies :

    • chargé (à sa demande) d’organiser les comités de ravitaillement de la France et de la Grande-Bretagne pendant la Première Guerre mondiale, il était devenu dans la foulée secrétaire général adjoint de la SDN de 1919 à 1923.
    • Puis il s’était lancé dans les affaires financières internationales, est devenu banquier d’investissement avec la firme Blair and Co., et fondateur de la banque d’affaires « Monnet, Murnane and Co »., chargé en 1932 d’organiser un consortium financier international pour développer la Chine, la China Development Finance Corporation (CDFC), en s’appuyant sur des banques américaines et françaises.
    •  En 1938,il a répondu à l’appel de Daladier pour acheter des avions américains, et il est entré dans la tratégie géopolitique internationale, au-delà des seuls finances.

    C’était donc avant tout un banquier d’affaires s’intéressant aux affaires internationales au plus près des milieux politiques internationaux et impliqué dans la stratégie des grands trusts et multinationales pour modeler les institutions dans leur intérêt.


    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 11:44

      @Séraphin Lampion
      Bonjour,
      Merci pour ces précisions. Il est beaucoup plus clair pour Hallstein et Monnet qu’ils étaient liés aux USA via la CIA. Je pense néanmoins que la caractérisation que vous faites du rôle de Schuman en ces termes : " C’était donc avant tout un banquier d’affaires s’intéressant aux affaires internationales au plus près des milieux politiques internationaux" le place aussi, même si c’est indirectement, dans le sillage des intérêts américains.



    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 12:55

      @samy Levrai
      Sur la trajectoire d’Hallstein.

      Le livre de de Villiers sur les origines de la construction européenne.
      « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu ».
      Je ne l’ai pas lu, mais il contient des archives importantes et nouvelles.
      .
      A la suite de ce livre, j’ai trouvé cette documentation très détaillée sur Hallstein.
      « Fallait-il se mouiller pour défendre Hallstein ? ».

      Serviteur très zélé des projets d’Hitler, il était mouillé jusqu’aux oreilles, juriste, universitaire, très proche des milieux industriels et d’affaires du Reich.
      Ceux qui le défendent, défendent surtout l’UE ! Sa trajectoire professionnelle est accablante, et ne plaide pas pour son innocence.
      .
      Pourquoi est-il devenu le 1er Président de la Commission européenne ?
      C’est Annie Lacroix Riz qui donne peut-être la clef ?
      Dans ses recherches sur « La non-épuration à la fin de la guerre »....
      A part « les têtes de gondole du fascisme » qui ont été jugées à Nuremberg, (et un peu en France), tous les autres nazis & collabos ont survécu et se sont faits oublier... Et de nombreux nazis ont été recyclés par les Américains.

      Hitler avait perdu la guerre, mais les USA continuaient à lorgner vers la Russie. Qu’elle soit communiste à l’époque, n’était qu’une excuse.


    • assouline assouline 6 janvier 16:32

      @Fifi Brind_acier

      Et, une fois de plus, vous faites dire concluez n’importe quoi de n’importe quoi...

      Le document, qui n’a rien de « très détaillé », auquel renvoit votre lien expose lui-même les raisons de croire, contre son gré, qu’Hallstein n’adhérait pas à l’idéologie Nazie :

      Hallstein, lorsqu’Hitler arrive au pouvoir, ne fait que se donner les moyens de poursuivre sa carrière. Dès moyens qu’on lui impose... Dès moyens qu’il avait jusqu’alors rejetés... et qu’il adopte subitement à la rentrée de 1933... ce qui devrait vous interroger...

      En outre, ce n’est pas Hallstein qui adhère aux diverses associations et congragations professionelles nazies de l’époque maisle pouvoir nazi qui nazifie toutes les associations prééxistantes... notamment celles auxquelles Hallstein était déjà adhérent. Précisons qu’il n’en existait pas d’autres qui pussent servir d’alternative... Le pouvoir nazi était exclusif et omniprésent.

      Il en eut fallu bien plus que ça pour faire un commencement d’adepte nazi... Quant à faire un nazi convaincu...

      ...pas étonnant qu’Asselineau arrive à vous faire gober n’importe quoi...



    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 21:37

      @assouline
      Le pouvoir nazi était exclusif et omniprésent.

      C’est ça, Hallstein était une pauvre victime, et moi, je suis moine tibétain !
      Vous confondez peut-être Hans Franck avec Anne Franck  ??
      .
      Le livre (de De Villiers) donne notamment confirmation du rôle éminent de Walter Hallstein, un intime de Hans Franck, dans la nazification du droit et l’élaboration du projet de « Nouvelle Europe » à partir de la conférence de Rome de 1938  :
      Extrait des pages 194 – 195 :

      « Plusieurs documents exhumés des archives fédérales – les Bundesarchiv – de Berlin et Coblence confirment que le professeur Hallstein a, pour le moins, minimisé ses relations avec le national- socialisme.

      La Fédération des juristes nationaux-socialistes a été fondée en 1928 par Hans Frank et affiliée au parti hitlérien, le NSDAP, devenue en 1936 le NSRechtswahrerbund, NSRB.

      Hans Frank devait devenir ministre et gouverneur – on devrait plutôt dire « bourreau » – de la Pologne. Les membres du NSRB étaient considérés comme « incarnant la pensée juridique nationale-socialiste ».

      Afin de l’aider dans sa mission pour la nazification du droit allemand, Frank créa l’Académie de droit allemand. Walter Hallstein y a œuvré comme expert auprès de quelques-uns des quarante-cinq groupes de travail....etc


    • Attila Attila 6 janvier 11:37

      " chargé (à sa demande) d’organiser les comités de ravitaillement de la France et de la Grande-Bretagne pendant la Première Guerre mondiale"

       . . . et chargé du ravitaillement des États-Unis en alcool pendant la prohibition : son père était producteur de Cognac. Le dépôt était à Saint Pierre et Miquelon.

      .


      • hans-de-lunéville 6 janvier 11:43

        ce qu’il y a comme steinen dans l’histoire, c’est impressionnant....


        • Attila Attila 6 janvier 11:47

          Une précision très intéressante sur le concept de nation développé par Alain Benajam :

          "Nations ethniques, nations civiques et mondialisme.

           

          Il y a deux conceptions de la nation portées par deux idéologies différentes.

          L’idéologie allemande nous donne une définition ethnique issue de la fin du 19ème siècle. Pour cette idéologie, la nation ne serait qu’une communauté de culture, de langue, et d’histoire. Cette vision réductrice est non envisageable en Europe tant les cultures, les langues et l’histoire sont imbriquées, elle signifierait qu’il n’existerait pas de nation française. Il conviendrait alors de découper notre pays en pseudo ethnies divers et variées. C’était à la fois le projet nazi et un projet porté par les écologistes et dénoncé par Pierre Hillard. On voit que cette conception, si elle devait être suivie, conduirait à la balkanisation de tous les pays d’Europe sauf de l’Allemagne.

           

          L’idéologie française avait déjà défini une conception civique de la nation dés 1789. Pour les français une nation est composée de citoyens habitant à l’intérieur de frontières mutuellement reconnues par ses voisins et soumis à un corpus de lois communes. On comprend que cette conception de la nation légale, reprise aujourd’hui officiellement par toutes les nations et la charte de l’ONU pose un grave problème à l’impérialisme."

          Lien

          .


          • Attila Attila 6 janvier 12:14

            @Attila
            Et bien sûr, la gauche troskyste d’aujourd’hui passe sous silence le concept de nation civique. Donc, la nation c’est nationaliste et c’est facho.
            La nation civique était défendue par le Parti Communiste comme étant un concept de gauche de la nation.

            .


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 12:21

            @Attila
            Votre lien mène sur un article très fantaisiste d’un certain Alain Benajam, président du Réseau Voltaire



          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 12:26

            @Attila
            Je ne sais pas ce que vous appelez « la gauche trotskyste d’aujourd’hui » et je ne sais donc pas ce qu’elle défend comme idée à propos de la nation est du nationalisme.
            En ce qui concerne ces notions dans mon article j’ai tenu à préciser que mon propos concerne à la fois les membres de l’UPR qui sont des patriotes et ceux qui sont des internationalistes.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 12:26

            @Jean Dugenêt
            Bonjour, je connais ce texte de Benajam, mais je ne connais pas l’Allemagne, j’ignore si sa thèse d’une conception ethnique de la Nation, tient la route ou pas ?


          • Attila Attila 6 janvier 12:47

            @Fifi Brind_acier
            C’est bien décrit dans le livre de l’historien Georges Mosse : « Les racines intellectuelles du troisième Reich ».

            .


          • JC_Lavau JC_Lavau 6 janvier 12:50

            @Fifi Brind_acier. Cette conception Jus sanguini en Allemagne est amplement documentée. D’où l’Anschluss sur l’Autriche et la prise des Sudeten.


          • Attila Attila 6 janvier 13:03

            @Jean Dugenêt
            L’article critique vos copains trotskystes, donc il est fantaisiste : c’est facile la vie chez vous.
            Ben non, ne vous en déplaise, c’est un très bon article et il n’est pas le seul à décrire le jeu trouble de la gauche d’aujourd’hui.
            La gauche, dernier rempart du capitalisme.
            .
            "La gauche européenne a toujours eu de grandes difficultés à comprendre le nationalisme et le libéralisme dans des régions comme l’Amérique Latine"
            Le néo-colonialisme intellectuel de la gauche européenne
            .
            La gauche radicale prisonnière de ses tabous

            .


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 13:05

            @Attila
            J’avoue que « les racines intellectuelles du 3e Reich », n’est pas un sujet qui me passionne plus que ça, mais je vais me renseigner...
            .
            Je connaissais la carte d’Europe des ethnies d’Hitler, on la retrouve à la fin de cet article, sur Hallstein : « Carte des Waffen SS (1944) »


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 13:10

            @JC_Lavau
            Bonjour,
            J’avais bien compris que l’Europe des ethnies était une idée nazie, mais aujourd’hui ? Les Allemands continuent sur cette conception de la Nation ?



          • JC_Lavau JC_Lavau 6 janvier 13:24

            @Attila : Le néo-colonialisme intellectuel de la gauche européenne.

            Très bon article.
            Lors d’un colloque de Sciences politiques  je ne puis garantir s’il s’agissait de celui de Pittsburgh ou celui de Montréal, plutôt Pittsburgh, il me semble  papa interroge deux participants sud-américains : pourquoi eux politologues marxistes ont une telle admiration pour Charles De Gaulle, homme de droite maurassien ?
             Comprends moi bien, Lavau : chez nous, « marxiste » ça veut dira anti-yankee. Or de Gaulle leur résiste, et résiste à la domination totale du dollar. Aussi nous aimons De Gaulle.


          • JC_Lavau JC_Lavau 6 janvier 13:32

            @Fifi Brind_acier. Je n’ai pas de renseignements actuels. Toutefois des tendances aussi lourdes n’évoluent que lentement.
            Dans « Le langage silencieux ; la dimension cachée », Edward T. Hall (pdf en ligne accessible) souligne la susceptibilité  voire la fragilité du moi-espace allemand. D’où l’impact émotionnel du thème du « Lebensraum ». La susceptibilité politique actuelle des allemands de l’Est m’en semble une illustration.
            A vérifier plus précisément.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 14:09

            @Fifi Brind_acier
            Je ne cherche pas à creuser les thèses de Benajam.
            Je considère que rien n’est crédible dans ce qu’il dit. Ce n’est qu’une suite de faits plus ou moins en rapport avec la réalité et souvent plutôt moins que plus. Rien n’est sourcé. Ce ne sont que des affirmations gratuites. Le plus grave c’est que ses inventions sont parfois reprises par d’autres qui exhibent comme preuve que c’est Benajam qui l’a dit.
            Tu sais sans doute que je connais bien par exemple les lambertistes et que je n’ai aucune raison de les défendre mais je vois bien que ce que dit Benajam à leur sujet n’est que pure invention toujours sur le ton d’une espèce de mauvais roman d’espionnage. Les lambertistes sont des espèces de James-Bond entraînés en Amérique par la CIA afin d’être parachutés au PS pour déstabiliser l’Etat français. Tout cela n’est que du délire.


          • cettegrenouilleci 6 janvier 15:05

            @Jean Dugenêt

            « un article très fantaisiste d’un certain Alain Benajam, président du Réseau Voltaire.’

            Bonjour Jean.

            Il serait intéressant que tu précises en quoi l’article de Alain Benajam est »fantaisiste« .

            Certes, il ne fournit pas de liens vers des documents étayant le portrait sans complaisance qu’il dresse de la gauche française , en particulier du PS et de sa branche trotskyste. Vu la teneur du propos, c’est tout un livre, et même plusieurs, qu’il aurait dû écrire pour étaler toutes ces références.

            La gauche française est un formidable kaléidoscope qui s’applique à scintiller de mille feux, toutes tendances confondues. Derrière le clinquant révolutionnaire, moderniste, européiste, branché, agité sous le nez de nos concitoyens, se cachent des vérités dérangeantes beaucoup plus sombres, pour ne pas dire toutes noires que l’article d’Alain Benajam, publié par le Réseau Voltaire, a le mérite d’évoquer.

            C’est un peu , et même beaucoup, la mode, au Réseau Voltaire, de révéler à la face du monde le dessous des choses et toutes sortes de vérités dérangeantes comme pour les évènements du 11 septembre.

            C’est d’ailleurs pour cette raison que, comme l’UPR, il est frappé d’ostracisme par tous les médias aux ordres du pouvoir.

            Du programme commun de la gauche à ’l’eurocommunisme » du PCF en passant par les plats que nous ont servis Mitterrand, Mélenchon, Maurois, Aubry, Hollande, Jospin, Marie Georges Buffet, Gayssot et Robert Hue pour finir en apothéose avec Macron dans l’enfermement fanatique et criminel de la nation dans le piège préparé à son intention par l’oligarchie euro-atlantique [la dictature puante de l’Union Euroéenne], ce sont en quelque sorte les ressorts d’un véritable « onze septembre » de la gauche française qu’Alain Benajam évoque dans l’article que tu as cité.

            Les résultats de cette trahison qui vaut à la France le saccage de son économie, le démantèlement de ses institutions et de ses services publics et sa vassalisation à l’empire, qui vaut aux Français l’impasse politique dans laquelle le pays est enfermé, qui vaut aux dirigeants félons de la gauche le discrédit mérité qui est le leur aujourd’hui, s’étalent maintenant « sous nos yeux ».

            Si on refuse de regarder cette réalité en face, on n’est pas prêt de voir arriver à la tête de l’état le gouvernement de Front Ouvrier PCF-PS-France Insoumise que tu appelles de tes voeux.


          • assouline assouline 6 janvier 17:23

            @JC_Lavau

            Vous évoquez ici le Pangermanisme, trop souvent confondu avec l’impérialisme ou même l’Empire allemand...


          • Attila Attila 6 janvier 17:53

            @Jean Dugenêt
            Les lambertistes sont des espèces de James-Bond entraînés en Amérique par la CIA afin d’être parachutés au PS pour déstabiliser l’Etat français. Tout cela n’est que du délire. « 
            Dans l’article d’Alain Benajam :
             »Avant leur entrée au PS ces militants avaient tout d’abord été formés aux USA au sein du Trade Union AFL-CIO contrôlé par la CIA et le département d’état US. Cette information avait été révélée par Jean-Luc Mélenchon à Thierry Meyssan en 2007, le dit Jean-Luc avait fait parti de ce type de stage et le regrettait fort à l’époque."
            Lien
            .


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 18:17

            @cettegrenouilleci
            Je viens de retrouver l’article en question.
            J’ai remarqué qu’il parle des lambertistes ce qui m’a interessé. Voici ce qu’il commence par dire :
            "A partir des années 70 c’est à dire après un mai 68 qui mit fin à la présidence du général de Gaulle et sa politique d’indépendance nationale, les trotskistes très actifs dans les manifs étudiantes commencèrent à faire de « l’entrisme » au PS. L’entrisme dans la phraséologie trotskiste consiste à adhérer à un parti politique pour essayer d’en modifier la ligne directrice.« 

            Bien qu’il ne soit pas explicite, il s’agit des lambertistes. Ni LO ni le NPA de l’époque (ligue communiste) ne s’intéressaient au PS. Il invente qu’ils ont fait ce qu’il appelle de l’entrisme en donnant une définition du terme qui lui est propre et sans la justifier.

            A ma connaissance Jospin est entré au PS en faisant un »grenouillage« propre à Lambert mais qui n’était pas de l’entrisme et Mélenchon est entré au PS pour faire une carrière en démissionnant donc de l’OCI. Le baratin d’Alain Benajam est fantaisiste.

            Beaucoup plus tard une quantité de lambertistes ont démisssionné de l’OCI pour entrer au PS. Ils avaient auparavant fait un travail de sape dans l’OCI car ils bossaient pour Mitterrand longtemps sournoisement avant de partir. Personne ne se vante de cette réalité. Lambert n’était pas fier de s’être fait rouler. La démarche faux-cul des intéressés n’était pas glorieuse. Il n’y a absolument pas d’entrisme dans cela.

            Il cite ensuite un article de Polemia sans signature qui n’est pas plus fiable. Cet article indique comme source un lien qui n’aboutit pas : http://www.socialocommunisme-verite.org/pstrotskistes.php
            Rien de fiable dans tout cela. Si le site a existé à un moment son intitulé laisse deviner de quoi il s’agissait. Bref, on tourne en rond et personne n’est en mesure de donner la source première de ses affirmations.

            Prenons l’un des passages :

             »Après de courtes négociations, Lambert accepte d’envoyer des cadres de l’OCI au PS. Il espère, ainsi, radicaliser la ligne du PS et avoir un certain contrôle sur celle-ci. C’est dans ce type de climat qu’arrivent des cadres trotskistes comme Lionel Jospin au PS. La collaboration entre le PS et l’OCI ne se réduit pas à un simple transfert de cerveaux« 

            Tout cela n’est qu’inventions pures et simples. Il y a eu une quantité de délires de ce genre quand le grand public a découvert que Jospin avait été trotskiste et lambertiste. Les journalistes à l’affut de sensationnalisme mais n’obtenant aucune information de la part des militants de l’OCI ont cherché des ragots chez d’anciens lambertistes. La seule chose sérieuse a été un contrat d’un éditeur avec Lambert. L’éditeur a promis d’éditer un livre où Lambert fournirait quelques explications. Ce livre s’appelle »Itinéraires« .

            Il y a eu ponctuellement des accords entre Lambert et des cadres du PS notamment lors de la célébration du centenaire de la Commune en 1971 ou pour l’aide apportée par le service d’ordre de l’OCI lors des festivités consécutives à l’élection de Mitterrand. J’ai émis des critiques à ce sujet (voir mon livre sur Mitterrand et Mélenchon).

            Après la citation il nous offre une invention de son propre cru :

             »Laurence Rossignol, Julien Dray, Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoé et bien d’autres ont fait leurs premières armes à l’OCI lambertiste.

            Avant leur entrée au PS ces militants avaient tout d’abord été formés aux USA au sein du Trade Union AFL-CIO contrôlé par la CIA et le département d’état US. Cette information avait été révélé par Jean-Luc Mélenchon à Thierry Meyssan en 2007, le dit Jean-Luc avait fait parti de ce type de stage et le regrettait fort à l’époque« 

            Il laisse entendre que l’information extrêmement fantaisiste viendrait de Jean-Luc Mélenchon qui, à ma connaissance, n’a jamais confirmé.

            Ensuite il se met à délirer sur une soi-disant opposition entre Trotsky et Lénine à propos du »socialisme dans un seul pays« . Or, Lénine et Trotsky ont toujours été complètement d’accord sur ce point. Il est vrai qu’il y a eu depuis de la part des staliniens de nombreuses réécritures de l’histoire pour inventer que les deux hommes étaient en profonds désaccords tandis que Lénine n’avait d’admiration que pour son cher Staline. Voici exactement ce qu’il dit :

             »Trotski, s’était opposé à Lénine durant la révolution russe d’octobre 1917 sur la question nationale. Trotski prétendait qu’il était impossible de construire le socialisme dans un seul état et comme selon lui le prolétariat ne pouvait avoir de nations il fallait imposer le socialisme en même temps dans tous les pays du monde. Lénine et surtout après lui Staline étaient conscients de l’importance du fait national dans l’établissement du socialisme."

            Je passe sur la suite qui est tout autant délirante. Je me suis estimé largement servi avec ça et je n’ai pas prêté attention au reste.

            Le personnage lui-même ne me paraît guère fiable. Je trouve quelques renseignements sur wikia.org

            En 1992, Alain Benajam quitte le PCF et se rapproche de Thierry Meyssan, qui était à l’époque son voisin..En 1994 ; Alain Benajam et Thierry Meyssan fondent ensemble le Réseau Voltaire. La même année, alors que Meyssan est nommé secrétaire général du Parti radical de gauche, Benajam rejoint brièvement leurs rangs.

            André Chanclu, un ancien membre d’Ordre nouveau, mouvement néofasciste à la base de la création du FN, prétend être un ami d’Alain Benajam et dit qu’il milite régulièrement avec lui, dans une vidéo de Novembre 2019.

            La video en question s’appelle « interview d’André Chanclu ancien militant d’Ordre Nouveau »

            Le Chanclu en question, véritable facho, dit : « J’ai un de mes amis qui s’appelle Alain Benajam, que vous connaissez peut être, qui est un des fondateurs de Réseau Voltaire, qui est un ancien cadre du PC, qui est un militant politique exemplaire avec lequel on milite régulièrement. Il y a 50 ans, c’était impossible ». Il développe ensuite ses idées sue ce que doit être un nationalisme moderne, sans œillères, capable d’accueillir des militants avec des profils et des origines diverses.



          • Attila Attila 6 janvier 18:26

            @Attila
            Cette information sur les deux concepts de nation est extrêmement précieuse. Que ce soit Alain Benajam qui le dise ou un autre ne modifie pas sa valeur.
            Comme ceux qui rejettent les informations sur Walter Hallstein sous prétexte que c’est Philippe de Villiers qui les révèles.
            La nation est un concept révolutionnaire issu de 1789, même François Asselineau le dit. Lien

            .

            .


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 18:28

            @Attila

            « L’article critique vos copains trotskystes, donc il est fantaisiste : c’est facile la vie chez vous. »
            Voyez ce que j’ai écrit sur ceux que vous appelez « mes copains trotskystes ».

            J’ai quelques remarques à faire sur ce que vous appelez le très bon article en question.
            J’ai remarqué qu’il parle des lambertistes ce qui m’a interessé. Voici ce qu’il commence par dire :
            "A partir des années 70 c’est à dire après un mai 68 qui mit fin à la présidence du général de Gaulle et sa politique d’indépendance nationale, les trotskistes très actifs dans les manifs étudiantes commencèrent à faire de « l’entrisme » au PS. L’entrisme dans la phraséologie trotskiste consiste à adhérer à un parti politique pour essayer d’en modifier la ligne directrice.« 

            Bien qu’il ne soit pas explicite, il s’agit des lambertistes. Ni LO ni le NPA de l’époque (ligue communiste) ne s’intéressaient au PS. Il invente qu’ils ont fait ce qu’il appelle de l’entrisme en donnant une définition du terme qui lui est propre et sans la justifier.

            A ma connaissance Jospin est entré au PS en faisant un »grenouillage« propre à Lambert mais qui n’était pas de l’entrisme et Mélenchon est entré au PS pour faire une carrière en démissionnant donc de l’OCI. Le baratin d’Alain Benajam est fantaisiste.

            Beaucoup plus tard une quantité de lambertistes ont démisssionné de l’OCI pour entrer au PS. Ils avaient auparavant fait un travail de sape dans l’OCI car ils bossaient pour Mitterrand longtemps sournoisement avant de partir. Personne ne se vante de cette réalité. Lambert n’était pas fier de s’être fait rouler. La démarche faux-cul des intéressés n’était pas glorieuse. Il n’y a absolument pas d’entrisme dans cela.

            Il cite ensuite un article de Polemia sans signature qui n’est pas plus fiable. Cet article indique comme source un lien qui n’aboutit pas : http://www.socialocommunisme-verite.org/pstrotskistes.php
            Rien de fiable dans tout cela. Si le site a existé à un moment son intitulé laisse deviner de quoi il s’agissait. Bref, on tourne en rond et personne n’est en mesure de donner la source première de ses affirmations.

            Prenons l’un des passages :

             »Après de courtes négociations, Lambert accepte d’envoyer des cadres de l’OCI au PS. Il espère, ainsi, radicaliser la ligne du PS et avoir un certain contrôle sur celle-ci. C’est dans ce type de climat qu’arrivent des cadres trotskistes comme Lionel Jospin au PS. La collaboration entre le PS et l’OCI ne se réduit pas à un simple transfert de cerveaux« 

            Tout cela n’est qu’inventions pures et simples. Il y a eu une quantité de délires de ce genre quand le grand public a découvert que Jospin avait été trotskiste et lambertiste. Les journalistes à l’affut de sensationnalisme mais n’obtenant aucune information de la part des militants de l’OCI ont cherché des ragots chez d’anciens lambertistes. La seule chose sérieuse a été un contrat d’un éditeur avec Lambert. L’éditeur a promis d’éditer un livre où Lambert fournirait quelques explications. Ce livre s’appelle »Itinéraires« .

            Il y a eu ponctuellement des accords entre Lambert et des cadres du PS notamment lors de la célébration du centenaire de la Commune en 1971 ou pour l’aide apportée par le service d’ordre de l’OCI lors des festivités consécutives à l’élection de Mitterrand. J’ai émis des critiques à ce sujet (voir mon livre sur Mitterrand et Mélenchon).

            Après la citation il nous offre une invention de son propre cru :

             »Laurence Rossignol, Julien Dray, Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoé et bien d’autres ont fait leurs premières armes à l’OCI lambertiste.

            Avant leur entrée au PS ces militants avaient tout d’abord été formés aux USA au sein du Trade Union AFL-CIO contrôlé par la CIA et le département d’état US. Cette information avait été révélé par Jean-Luc Mélenchon à Thierry Meyssan en 2007, le dit Jean-Luc avait fait parti de ce type de stage et le regrettait fort à l’époque« 

            Il laisse entendre que l’information extrêmement fantaisiste viendrait de Jean-Luc Mélenchon qui, à ma connaissance, n’a jamais confirmé.

            Ensuite il se met à délirer sur une soi-disant opposition entre Trotsky et Lénine à propos du »socialisme dans un seul pays« . Or, Lénine et Trotsky ont toujours été complètement d’accord sur ce point. Il est vrai qu’il y a eu depuis de la part des staliniens de nombreuses réécritures de l’histoire pour inventer que les deux hommes étaient en profonds désaccords tandis que Lénine n’avait d’admiration que pour son cher Staline. Voici exactement ce qu’il dit :

             »Trotski, s’était opposé à Lénine durant la révolution russe d’octobre 1917 sur la question nationale. Trotski prétendait qu’il était impossible de construire le socialisme dans un seul état et comme selon lui le prolétariat ne pouvait avoir de nations il fallait imposer le socialisme en même temps dans tous les pays du monde. Lénine et surtout après lui Staline étaient conscients de l’importance du fait national dans l’établissement du socialisme."

            Je passe sur la suite qui est tout autant délirante. Je me suis estimé largement servi avec ça et je n’ai pas prêté attention au reste.

            Le personnage lui-même ne me paraît guère fiable. Je trouve quelques renseignements sur wikia.org

            En 1992, Alain Benajam quitte le PCF et se rapproche de Thierry Meyssan, qui était à l’époque son voisin..En 1994 ; Alain Benajam et Thierry Meyssan fondent ensemble le Réseau Voltaire. La même année, alors que Meyssan est nommé secrétaire général du Parti radical de gauche, Benajam rejoint brièvement leurs rangs.

            André Chanclu, un ancien membre d’Ordre nouveau, mouvement néofasciste à la base de la création du FN, prétend être un ami d’Alain Benajam et dit qu’il milite régulièrement avec lui, dans une vidéo de Novembre 2019.

            La video en question s’appelle « interview d’André Chanclu ancien militant d’Ordre Nouveau »

            Le Chanclu en question, véritable facho, dit : « J’ai un de mes amis qui s’appelle Alain Benajam, que vous connaissez peut être, qui est un des fondateurs de Réseau Voltaire, qui est un ancien cadre du PC, qui est un militant politique exemplaire avec lequel on milite régulièrement. Il y a 50 ans, c’était impossible ». Il développe ensuite ses idées sue ce que doit être un nationalisme moderne, sans œillères, capable d’accueillir des militants avec des profils et des origines diverses.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 18:30

            @Attila
            J’ai répondu plusieurs fois à ça. Je peux faire un copier/coller de plus.

            Je viens de retrouver l’article en question.
            J’ai remarqué qu’il parle des lambertistes ce qui m’a interessé. Voici ce qu’il commence par dire :
            "A partir des années 70 c’est à dire après un mai 68 qui mit fin à la présidence du général de Gaulle et sa politique d’indépendance nationale, les trotskistes très actifs dans les manifs étudiantes commencèrent à faire de « l’entrisme » au PS. L’entrisme dans la phraséologie trotskiste consiste à adhérer à un parti politique pour essayer d’en modifier la ligne directrice.« 

            Bien qu’il ne soit pas explicite, il s’agit des lambertistes. Ni LO ni le NPA de l’époque (ligue communiste) ne s’intéressaient au PS. Il invente qu’ils ont fait ce qu’il appelle de l’entrisme en donnant une définition du terme qui lui est propre et sans la justifier.

            A ma connaissance Jospin est entré au PS en faisant un »grenouillage« propre à Lambert mais qui n’était pas de l’entrisme et Mélenchon est entré au PS pour faire une carrière en démissionnant donc de l’OCI. Le baratin d’Alain Benajam est fantaisiste.

            Beaucoup plus tard une quantité de lambertistes ont démisssionné de l’OCI pour entrer au PS. Ils avaient auparavant fait un travail de sape dans l’OCI car ils bossaient pour Mitterrand longtemps sournoisement avant de partir. Personne ne se vante de cette réalité. Lambert n’était pas fier de s’être fait rouler. La démarche faux-cul des intéressés n’était pas glorieuse. Il n’y a absolument pas d’entrisme dans cela.

            Il cite ensuite un article de Polemia sans signature qui n’est pas plus fiable. Cet article indique comme source un lien qui n’aboutit pas : http://www.socialocommunisme-verite.org/pstrotskistes.php
            Rien de fiable dans tout cela. Si le site a existé à un moment son intitulé laisse deviner de quoi il s’agissait. Bref, on tourne en rond et personne n’est en mesure de donner la source première de ses affirmations.

            Prenons l’un des passages :

             »Après de courtes négociations, Lambert accepte d’envoyer des cadres de l’OCI au PS. Il espère, ainsi, radicaliser la ligne du PS et avoir un certain contrôle sur celle-ci. C’est dans ce type de climat qu’arrivent des cadres trotskistes comme Lionel Jospin au PS. La collaboration entre le PS et l’OCI ne se réduit pas à un simple transfert de cerveaux« 

            Tout cela n’est qu’inventions pures et simples. Il y a eu une quantité de délires de ce genre quand le grand public a découvert que Jospin avait été trotskiste et lambertiste. Les journalistes à l’affut de sensationnalisme mais n’obtenant aucune information de la part des militants de l’OCI ont cherché des ragots chez d’anciens lambertistes. La seule chose sérieuse a été un contrat d’un éditeur avec Lambert. L’éditeur a promis d’éditer un livre où Lambert fournirait quelques explications. Ce livre s’appelle »Itinéraires« .

            Il y a eu ponctuellement des accords entre Lambert et des cadres du PS notamment lors de la célébration du centenaire de la Commune en 1971 ou pour l’aide apportée par le service d’ordre de l’OCI lors des festivités consécutives à l’élection de Mitterrand. J’ai émis des critiques à ce sujet (voir mon livre sur Mitterrand et Mélenchon).

            Après la citation il nous offre une invention de son propre cru :

             »Laurence Rossignol, Julien Dray, Christophe Cambadélis, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Strauss-Kahn, Bertrand Delanoé et bien d’autres ont fait leurs premières armes à l’OCI lambertiste.

            Avant leur entrée au PS ces militants avaient tout d’abord été formés aux USA au sein du Trade Union AFL-CIO contrôlé par la CIA et le département d’état US. Cette information avait été révélé par Jean-Luc Mélenchon à Thierry Meyssan en 2007, le dit Jean-Luc avait fait parti de ce type de stage et le regrettait fort à l’époque« 

            Il laisse entendre que l’information extrêmement fantaisiste viendrait de Jean-Luc Mélenchon qui, à ma connaissance, n’a jamais confirmé.

            Ensuite il se met à délirer sur une soi-disant opposition entre Trotsky et Lénine à propos du »socialisme dans un seul pays« . Or, Lénine et Trotsky ont toujours été complètement d’accord sur ce point. Il est vrai qu’il y a eu depuis de la part des staliniens de nombreuses réécritures de l’histoire pour inventer que les deux hommes étaient en profonds désaccords tandis que Lénine n’avait d’admiration que pour son cher Staline. Voici exactement ce qu’il dit :

             »Trotski, s’était opposé à Lénine durant la révolution russe d’octobre 1917 sur la question nationale. Trotski prétendait qu’il était impossible de construire le socialisme dans un seul état et comme selon lui le prolétariat ne pouvait avoir de nations il fallait imposer le socialisme en même temps dans tous les pays du monde. Lénine et surtout après lui Staline étaient conscients de l’importance du fait national dans l’établissement du socialisme."

            Je passe sur la suite qui est tout autant délirante. Je me suis estimé largement servi avec ça et je n’ai pas prêté attention au reste.

            Le personnage lui-même ne me paraît guère fiable. Je trouve quelques renseignements sur wikia.org

            En 1992, Alain Benajam quitte le PCF et se rapproche de Thierry Meyssan, qui était à l’époque son voisin..En 1994 ; Alain Benajam et Thierry Meyssan fondent ensemble le Réseau Voltaire. La même année, alors que Meyssan est nommé secrétaire général du Parti radical de gauche, Benajam rejoint brièvement leurs rangs.

            André Chanclu, un ancien membre d’Ordre nouveau, mouvement néofasciste à la base de la création du FN, prétend être un ami d’Alain Benajam et dit qu’il milite régulièrement avec lui, dans une vidéo de Novembre 2019.

            La video en question s’appelle « interview d’André Chanclu ancien militant d’Ordre Nouveau »

            Le Chanclu en question, véritable facho, dit : « J’ai un de mes amis qui s’appelle Alain Benajam, que vous connaissez peut être, qui est un des fondateurs de Réseau Voltaire, qui est un ancien cadre du PC, qui est un militant politique exemplaire avec lequel on milite régulièrement. Il y a 50 ans, c’était impossible ». Il développe ensuite ses idées sue ce que doit être un nationalisme moderne, sans œillères, capable d’accueillir des militants avec des profils et des origines diverses.


          • Attila Attila 6 janvier 18:41

            @Jean Dugenêt
            Toute votre logorrhée évite de parler du principal : le rejet de la notion de nation, issue de la Révolution de 1789, par la gauche actuelle.
            Heureusement qu’elle est défendue par François Asselineau.

            .


          • samy Levrai samy Levrai 6 janvier 18:53

            @Attila
            Nous sommes dans le même camp ( contre l’oligarchie financière et la main mise des américains sur notre pays ), nous avons le même but, notre alliance est temporaire, gardons notre vocabulaire assassin pour nos adversaires euro atlantistes.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 19:39

            @cettegrenouilleci
            Bonjour Gérard,
            J’ai envoyé rapidement la critique que j’ai faite de l’article de Benajam. Je trouve exécrable cette façon de parler de ce qu’on ne connait pas. Il y a beaucoup de fantasmes à propos des « lambertistes ». Ce qui est vrai n’est pas glorieux à partir de 1981. Je défends, pour l’essentiel, mais pas pour tout, ce qu’ils ont fait auparavant.
            Le meilleurs document qui existe sur l’OCI est ici. C’est un PDF de Pierre Salvaing sinon il faut lire le livre de Lambert « Itinéraires » avec le recul nécessaire que donne la lecture du livre précédent.
            Pour le reste, je ne sais toujours pas ce qu’est la gauche. Je sais encore moins ce qu’est « la branche trotskyste du PS ». Le pauvre Trotsky doit se retourner dans sa tombe !
            "C’est un peu , et même beaucoup, la mode, au Réseau Voltaire, de révéler à la face du monde le dessous des choses et toutes sortes de vérités dérangeantes ...« 
            C’est même formidable quand il s’agit de vérités mais pas quand il s’agit d’inventions pures et simples comme celles qu’il fait sur le trotskisme et le lambertiste. Il le fait toujours sur le même ton que pour tout le reste. Il raconte sans rien prouver, sans rien argumenter, sans sources.
            A tout prendre je préfère qu’il parle du 11 septembre car là il a de vrais arguments.
            Je n’arrive à lire son article et à comprendre ce qu’il veut montrer car il emploie sans arrêt des termes sans en donner de définition. Un mouvement comme »Nuit debout« est qualifié de »gauchiste« . Que veut-il dire ainsi ? Au lecteur d’essayer de deviner.
            Des expressions comme  »Le trotskisme ignore la conception civique et légale de la nation...« ne veulent absolument rien dire et d’ailleurs il n’explique rien. Il affirme.
             »le trotskisme affirme que la nation est « fasciste ». Celle là, elle est bonne ! Aurait-il une citation ? Quelqu’un a écrit cela ? Peut-être Trotsky lui-même.
            « Les trotskistes lambertistes ayant mis la main sur le Parti Socialiste » C’est n’importe quoi. Il peut dire Jospin, Cambadelis... ont mis la main sur le PS. S’ils l’ont fait alors ils ne sont plus trotskistes et lambertistes.

            Ce n’est pas parce que Doriot (ancien communiste) et Déat (ancien socialiste) ont créé des organisations fascistes qu’on peut dire que les communistes et les socialistes ont mis la main sur les organisations fascistes de Pétain. C’est pourtant bien le style des discours à Benajam.

            Ce qui est inquiétant, c’est que tout ce verbiage inconsistant séduit de véritables fachos qui ne s’inquiètent pas de l’origine de l’auteur. Ils sont à ce sujet très ouverts pourvu que l’intéressé puisse faire un bon nationaliste comme ils les aiment. Le torpillage dans tous les sens du mouvement ouvrier convient assez bien aussi aux fachos.

            Les critiques des directions traitres que je peux faire sont d’une autre dimension puisque ce n’est pas le mouvement ouvrier que je torpille et surtout pas le trotskisme en tant que programme élaboré par Trotsky (programme de transition) et pas davantage le programme élaboré par Marx (manifeste du parti communiste). Je pense que l’orientation de Benajam pourrait en faire un ennemi d’un gouvernement PCF,PS,FI organisant sous la pression populaire la sortie de l’UE.

            Je crois vraiment qu’il faut se méfier de ce style de discours.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 19:56

            @Attila
            Je maintiens que tout cela est du délire. Donnez moi le texte de la révélation faites en 2007 par Jean-Luc Mélenchon à Thierry Meyssan.
            Nous n’avons même pas trace de ce que dit Thierry Meyssan à ce sujet.
            Une révélation de cette importance pourrait peut être encore être confirmée par Jean-Luc Mélenchon.
            Je veux savoir quand Jean-Luc Mélenchon est allé aux USA suivre une formation au sein du Trade Union AFL-CIO dont il reste à prouvé par ailleurs qu’il est contrôlé par la CIA et le département d’état US. En attendant, il est toujours possible de consulter la wikipédia.
            Nous sommes vraiment dans un roman d’espionnage.


          • Attila Attila 6 janvier 20:34

            @samy Levrai
            Alain Benajam dit la même chose que François Asselineau sur le concept de nation civique issu de la Révolution de 1789. Pourquoi tout rejeter même ça ? Pourquoi le pourrir à ce point ? C’est pas clair.
            Il est quand même important de savoir si la nation c’est facho.

            .


          • samy Levrai samy Levrai 6 janvier 20:46

            @Attila
            Elle ne l’est pas pour moi, elle est l’autre appellation du peuple et le nationalisme n’est pas non plus la détestation des autres nations , j’y vois la même chose que le patriotisme. Les mots ont souvent des charges émotionnelles et les sens premiers échappent.... Nous le savons pour democratie, souveraineté, paix, sauvegarde de l’emploi ,... 
            Mais je ne me heurterais pas à un autre UPR sur un positionnement politique ( c’est assez facile pour moi je n’en ai plus vraiment... je veux juste le pouvoir au peuple qui lui decidera), il y a assez de collabos euro atlantiste sur lesquels nous pencher pour ne pas perdre notre temps en vaines querelles entre alliés.


          • cettegrenouilleci 6 janvier 21:48

            @Jean Dugenêt

            Merci pour l’éclairage apporté sur la migration de cadres et de militants trotskistes qui s’est développée en direction du parti socialiste, notamment à partir des années 70, un phénomène sur lequel tu es davantage documenté que je ne le suis.

            Je ne connais pas personnellement Alain Benajam. Ce que je sais de lui, c’est qu’il a la confiance de Thierry Meyssan et qu’il apporte son aide au fonctionnement du Réseau Voltaire que l’empire essaie d’étrangler financièrement et de toutes les façons, y compris à travers une censure planétaire de ses publications et un boycott bancaire généralisé, sans parler du reste.

            Dans un tel contexte, il faut avoir du courage et bien d’autres qualités pour afficher son soutien et son attachement à Thierry Meyssan et au Réseau Voltaire qui s’appliquent à révéler au grand jour les coups tordus de l’Empire contre la paix et contre les peuples, que ce soit en Syrie, en Libye, en Irak, en Iran, en Afghanistan, en Ukraine et ailleurs, ou encore dans les pays vassalisés à l’intérieur de la nasse de l’Union Européenne, y compris chez nous.

            C’est grâce au concours d’Alain Benajam qu’un compte paypal a pu être mis en place pour organiser une cagnotte permettant de collecter des fonds malgré le boycott bancaire généralisé pour permettre au Réseau Voltaire de continuer à fonctionner.

            Ces états de service, ce n’est pas rien et ça fait réfléchir surtout quand on sait ce qu’il en coûte , à quelque place que ce soit, de contrarier les plans de l’oligarchie mondialiste, de son empire et du complexe militaro-industriel qui la font vivre et prospérer pour le plus grand malheur des peuples de toute la planète.

            Peut-être que Benajam n’ a pas l’étoffe politique , la circonspection et le flair nécessaire pour se prémunir de possibles récupérations politiciennes ou autres...

            Ce que d’autres en disent mérite certainement qu’on prenne le temps de s’y intéresser. Mais le fait de fréquenter ou d’avoir fréquenté des personnages « de l’autre rive » ne saurait suffire à jeter le discrédit politique sur un citoyen qui « mouille sa chemise » en défendant nos valeurs républicaines.

            Aujourd’hui, c’est près d’un tiers de nos concitoyens qui avouent avoir des sympathies pour les thèses du Front National. Convient-il d’ostraciser tous ces gens ou d’essayer de comprendre ce qui leur arrive, et par la faute de qui ?

            Qui peut dire aujourd’hui qu’il ne fréquente pas des compatriotes prêtant l’oreille aux thèses du Front National rebaptisé Rassemblement National après avoir été trahi, berné, roulé dans la farine, humilié, spolié par les politiciens de tous bords, gauche et extrême gauche comprises, embarqués dans la croisière européiste au mépris des intérêts du peuple et de la nation ? Qui n’en connaît pas dans sa famille, dans son quartier, parmi ses collègues de travail ?

            Certains n’hésitent pas à jeter l’opprobre sur tel ou tel personnage en lui reprochant telle ou telle fréquentation sulfureuse. C’est ce qui vaut à Thierry Meyssan d’être qualifié de « rouge-brun » par des révolutionnaires en carton-pâte.

            C’est aussi ce qui vaut à François Asselineau et à l’UPR d’être accusés par certains, ici sur AgoraVox et ailleurs, d’être des agents de l’impérialisme, des roues de secours de la droite, des ennemis du peuple, des ennemis des revendications populaires et de la nation !

            Cela me fait penser à l’excellent sketch de Fernand Raynaud sur l’hostilité des gens du village à l’égard des étrangers immigrés qui viennent voler le pain des Français jusqu’au jour où le boulanger décide de les laisser à leur délire et de partir sous des cieux plus accueillants. Dés lors, il n’y a plus de pain au village. L’immigré, le voleur du travail des Français, c’était lui, le boulanger !

            L’ostracisme manifesté à l’égard de personnages de l’étoffe de François Asselineau ou de Thierry Meyssan,, c’est l’autre face de la même médaille, c’est la même fable inversée, en miroir.

            A MEDITER....

            Je ne connais pas non plus le « Chanclu » dont tu parles et je n’ai pas encore visionné sa vidéo mais je vais le faire.

            Je vais aussi m’efforcer de m’intéresser de plus près aux parcours des nombreux politiciens de pacotille qui ont choisi d’aller à la gamelle et de passer subrepticement ou en fanfare des rangs de l’extrême gauche et de la défense pied à pied des intérêts et des revendications des travailleurs pour soutenir les plans européistes de l’oligarchie euro-atlantique, la liquidation de notre indépendance nationale, de notre démocratie, de nos libertés, des acquis sociaux de la classe ouvrière et de la population laborieuse.

            Tout ce que j’en sais déjà me dégoûte et j’avoue que ce travail de documentation pourtant nécessaire n’a rien d’enthousiasmant, même s’il promet d’être édifiant et de clarifier quelque peu le paysage politique très glauque dans lequel ces gens là pataugent, dans lequel ils s’appliqueront à maintenir la France et les Français enfermés si on les laisse faire.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 21:58

            @Jean Dugenêt
            J’ai utilisé le texte de Benajam aussi, faut de mieux. On ne peut pas attendre d’un ancien du PCF qu’il écrive sur le trotskysme autre chose que des déclarations non sourcées... Faut pas leur demander la lune quand même, surtout que le PCF a fait pareil, il est entré dans le gouvernement de Mitterrand aussi.
            .
            Si tu veux bien, écris un article sur les Lambertistes, avant et après leur entrée au PS. Avec les sources dont tu disposes, cela mettra fin à cette polémique que tous les trotskystes sont des vendus au PS et à l’UE. 
            .
            Parce que franchement, les Cambadélis, Moscovici, DSK, Jospin et autres Julien Dray, sont à vomir, c’est une contre publicité absolue à Trotski et une insulte aux classes populaires !
            .
            Et puis il y a la IVe Internationale, au niveau US par exemple, qu’en est-il exactement ? J’utilise parfois des analyses de wsws.org, comme ce texte sur la Grèce, mais je ne sais pas ce qu’ils défendent exactement.



          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 22:26

            @Jean Dugenêt
            Moi aussi, j’utilise, comme Attila, le site Voltaire.org. J’y trouve beaucoup d’informations et pas seulement des textes de Meyssan, mais aussi d’autres intervenants, comme Mario Dinucci, et d’autres.
            .
            Meyssan a été menacé et il a dû fuir en Syrie.
            Il me semble bien informé des questions qui concernent le Moyen Orient.
            Comme celui qui écrit sous pseudo « Les chroniques du Grand Jeu ».
            .
            Exemple : Article de Mario Dinucci sur le transfert de 50 bombes nucléaires US de Turquie à Aviano en Italie. 


          • Attila Attila 7 janvier 06:52

            @Jean Dugenêt
            Le concept de nation civique issu de la Révolution : est-ce facho ?
            Oui ou non !

            .


          • Attila Attila 7 janvier 18:39

            @Attila
            Pas de réponse, c’est un choix . . . et c’est aussi une réponse.
            Le lecteur est libre de penser que Jean Dugenêt ne défend pas la notion de nation civique issue de la Révolution.
            Pourtant, la nation civique est un des piliers de l’action de François Asselineau, il le dit clairement, notamment dans ce court extrait d’une de ses conférences.
            Article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 :
            Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation.
            .
            On peut ne pas être d’accord avec toutes les idées de FA tout en le soutenant, mais certaines sont les fondations de son mouvement, être contre est contradictoire avec un engagement à ses côtés : la souveraineté, la nation, la démocratie, le pouvoir au peuple.
            .
            En faisant un amalgame entre la nation ethnique et la nation civique, la gauche d’aujourd’hui dénie l’existence de cette dernière et ramène toute défense de la souveraineté nationale à un truc de fachos.

            .


          • Attila Attila 7 janvier 22:16

            @Attila
            Et donc, nous pouvons chaudement remercier Alain Benajam d’avoir su nous expliquer si clairement ces notions de nation ethnique et nation civique : cela nous permet de ne pas êtres manipulés.

            .


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 janvier 22:48

            @Attila
            Attila répond à Attila à propos d’on ne sait pas quoi. Cela manque un peu de clarté.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 7 janvier 23:22

            @Attila
            Je n’en sais rien. Je n’ai pas réussi à lire l’article de Benajam. J’ai compris que c’est un nationaliste ami d’André Chanclu, un ancien membre d’Ordre nouveau, mouvement néofasciste à la base de la création du FN. C’est du moins ce qu’affirme le Chanclu en question.

            Dans une vidéo de Novembre 2019, André Chanclu s’exprime à ce sujet.

            La video en question s’appelle « interview d’André Chanclu ancien militant d’Ordre Nouveau »

            Le Chanclu en question, véritable facho, dit (à partir de 9:52) : « J’ai un de mes amis qui s’appelle Alain Benajam, que vous connaissez peut être, qui est un des fondateurs de Réseau Voltaire, qui est un ancien cadre du PC, qui est un militant politique exemplaire avec lequel on milite régulièrement. Il y a 50 ans, c’était impossible ». Il développe ensuite ses idées sur ce que doit être un nationalisme moderne, sans œillères, capable d’accueillir des militants avec des profils et des origines diverses ce qui ne se faisait pas il y a 50 ans.

            Si tout cela est avéré, je n’ai guère envie d’étudier les concepts de Benajam relatif à la notion de nation. La notion de nation vue par les nationalistes ne m’intéresse pas.

            J’ai essayé de lire son article. J’ai été bloqué par la quantité d’affirmations fausses concernant Trotsky, le trotskisme et les lambertistes. Je vais peut être m’y remettre mais j’avoue que j’aimerais m’occuper d’autre chose pour le moment. J’essaierai alors de trouver le fil conducteur de l’article s’il y en a un.

            Je suspecte qu’il y ait un rapport entre ses conceptions de la nation, le fait qu’il affirme que Trotsky était contre la nation (une de ses inventions) et le fait qu’il affirme que la direction du PS a été prise par des trotskistes (une autre de ses inventions). Le fait que les trotskistes en question aient participé à des stages en Amérique rémunérés par la CIA (une autre de ses inventions) est peut être aussi en rapport avec ça.

            Ajoutons comme autre difficulté qu’il fait une longue citation d’un article de Polemia qui est anonyme mais indique comme source un lien qui n’aboutit pas : http://www.socialocommunisme-verite.org/pstrotskistes.php
            Rien de fiable dans tout cela. Si le site a existé à un moment son intitulé laisse deviner de quoi il s’agissait. Bref, on tourne en rond et personne n’est en mesure de donner la source première de ses affirmations.

            Il faudrait donc aussi que je lise cet article anonyme.

            Je m’excuse mais je verrai peut-être cela plus tard.


          • Attila Attila 8 janvier 00:19

            @Jean Dugenêt
            Dès que j’écris le nom d’Alain Benajam, vous accourez. Par contre, le fait que François Asselineau défende également le concept de nation en citant la Déclaration des Droits de l’Homme, vous êtes muet.
            Vous n’êtes vraiment pas clair.
            .
            je n’ai guère envie d’étudier les concepts de Benajam relatif à la notion de nation. La notion de nation vue par les nationalistes ne m’intéresse pas.« 
            C’est dans l’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, je l’ai déjà cité plus haut : le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation.
            Et ce n’est pas Alain Benajam qui l’a écrit !
            .
             »Le Chanclu en question, véritable facho, dit (à partir de 9:52) : « J’ai un de mes amis qui s’appelle Alain Benajam « 
            Tiens, là vous ne vous demandez pas si le Chanclu affabule ? Vous pratiquez le deux poids deux mesures.
            .
             » Je n’ai pas réussi à lire l’article de Benajam. J’ai compris que c’est un nationaliste ami d’André Chanclu « 
            Visiblement, vous comprenez ce que vous avez envie de comprendre, un nationaliste n’irait pas citer le concept de nation civique vu qu’il le rejette.
            Tiens, c’est marrant, les nationalistes et la gauche d’aujourd’hui rejettent tous les deux le concept de nation civique : seriez vous alliés à l’insu de votre propre plein gré ?
            .
             » Le fait que les trotskistes en question aient participé à des stages en Amérique rémunérés par la CIA (une autre de ses inventions) « 
            Une autre de ses inventions ? C’est vous qui le dites :
             »Cette information avait été révélée par Jean-Luc Mélenchon à Thierry Meyssan en 2007"
            Mélenchon et Meyssan peuvent très bien avoir eu une conversation loyale en tête-à-tête, il n’y a pas de caméra cachée.

            .


          • Attila Attila 8 janvier 00:39

            @Jean Dugenêt
            «  Attila répond à Attila à propos d’on ne sait pas quoi »
            C’est une question importante qui intéresse beaucoup de lecteurs, c’est pour eux que je réponds.

            .


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 janvier 10:02

            @Attila

            « Dès que j’écris le nom d’Alain Benajam, vous accourez. »
            C’est faux ! Vous me sommez de répondre à une de vos questions sur les théories de Benajam et je vous explique pourquoi jusqu’à maintenant je n’ai pas répondu.

            "’est dans l’article 3 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, je l’ai déjà cité plus haut : le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation.
            Et ce n’est pas Alain Benajam qui l’a écrit !« 
            C’est faux ! Je n’ai jamais dit que la notion de nation ne m’intéressait pas. J’ai dit : »La notion de nation vue par les nationalistes ne m’intéresse pas". Ce n’est pas la même chose.

            « Tiens, là vous ne vous demandez pas si le Chanclu affabule ? »

            C’est faux ! Justement, je n’ai pas écarté l’idée que ce que dit ce Chanclu pouvait être faux. J’ai écrit : « Si tout cela est avéré, je n’ai guère envie d’étudier ... » Il serait bon que vous n’écartiez pas l’idée que ce que dit Chanclu soit vrai.

            "Visiblement, vous comprenez ce que vous avez envie de comprendre, un nationaliste n’irait pas citer le concept de nation civique vu qu’il le rejette."

            C’est faux ! L’essentiel de ce que j’ai dit dans ma réponse c’est qu’à la première lecture de cet article j’ai été confronté à tellement de difficultés que j’ai abandonné. Je n’affirme pas que ses idées sur la nation sont fausses je n’affirme pas non plus qu’elles sont vraies. J’ai dit pour conclure : « Je m’excuse mais je verrai peut-être cela plus tard. »

            « Mélenchon et Meyssan peuvent très bien avoir eu une conversation loyale en tête-à-tête, il n’y a pas de caméra cachée. »
            C’est vrai ! Et, il faut ajouter en plus que Meyssan a rapporté cette conversation à Benajam dans une conversation loyale en téte-à-tête, il n’y avait pas de caméra cahée. Voyez-vous, je ne pense pas que ce genre d’information soit fiable. Il faudrait peut-être demander à Mélenchon de confirmer.

            En conclusion, je ne peux que répéter qu’à la première lecture de cet article de Benajam je ne suis pas en mesure de me prononcer mais que je le ferais peut-être plus tard. Je ne veux pas le promettre. Je puis seulement assurer que je suis assez curieux pour avoir envie de creuser mais je suis rebuté par la difficulté de la tâche.


          • Attila Attila 8 janvier 10:27

            @Attila
            Dans un article plus récent, Alain Benajam revient sur les notion de nation et d’État-nation : sur ces points, il est très proche de François Asselineau.
            Dans un article sur Asselineau , un site « antifa » dit ceci :
            j’appelle un chat un chat et un complotiste extrêmement droitier comme Asselineau, ce qu’il est. Surtout quand il se double de surcroît d’un nationalisme qui m’est insupportable, proche de l’extrême droite, « 
            Plus loin :
             » Lors de l’une de ses universités d’été, le parti avait convié plusieurs figures de la complosphère, comme le bras droit de Thierry Meyssan, Alain Benajam "
            Tiens donc ! François Asselineau invite Alain Benajam à une université d’été, ils défendent tous les deux le concept de nation civique : la diatribe hystérique de Jean Dugenêt contre Alain Benajam, digne d’un site antifa, nous amène à nous étonner : Asselineau aussi est nationaliste, alors ?
            .
            Famille, Nation, État-nation.
            .
            Qui est #Asselineau ? Un sale type (et l’#UPR, de la merde complotiste proto-fasciste)

            .


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 janvier 11:06

            @JC_Lavau
            Toutefois des tendances aussi lourdes n’évoluent que lentement.

            La discussion porte en partie sur le rejet actuel de l’Allemagne par certains hommes politiques, comme Mélenchon. Il serait intéressant de savoir si les Allemands aujourd’hui se perçoivent comme une Nation ou un assemblages d’ethnies ??
            Si quelqu’un peut répondre ?
            .
            Tout ce que je connais, c’est le débat qui a eu lieu à la Cour constitutionnelle de Karlsruhe : « il n’y a pas de peuple européen, donc pas de démocratie européenne, la décision doit revenir au niveau national, ou dans les Landers allemands ».

            Mais cela ne répond que partiellement à la question du sentiment national allemand, qui est un pays fédéral.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 janvier 11:09

            @Attila
            Jean ne critique pas Benajam sur la Nation, son désaccord porte sur les trotskystes.


          • Attila Attila 8 janvier 13:06

            @Fifi Brind_acier
            «  Je n’ai pas réussi à lire l’article de Benajam. J’ai compris que c’est un nationaliste »
            je n’ai guère envie d’étudier les concepts de Benajam relatif à la notion de nation. La notion de nation vue par les nationalistes ne m’intéresse pas. « 
            Ici
            .
             » Je ne cherche pas à creuser les thèses de Benajam.
            Je considère que rien n’est crédible dans ce qu’il dit
            "
            Ici
            .
            En attaquant Alain Benajam sur le concept de nation civique, il attaque également François Asselineau qui défend la même conception : ne veux-tu pas le voir ?

            .


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 janvier 13:43

            @Attila
            "En attaquant Alain Benajam sur le concept de nation civique, il attaque également François Asselineau qui défend la même conception : ne veux-tu pas le voir ?"

            Je ne comprends pas cette phrase. Qui attaque Alain Benajam sur le concept de nation civique ?


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 janvier 14:44

            @Attila
            "Tiens donc ! François Asselineau invite Alain Benajam à une université d’été, ils défendent tous les deux le concept de nation civique : la diatribe hystérique de Jean Dugenêt contre Alain Benajam, digne d’un site antifa, nous amène à nous étonner : Asselineau aussi est nationaliste, alors ?« 

            Il faut sans arrêt répéter que l’UPR est un regroupement provisoire de militants qui ont en commun de défendre le Frexit. C’est dire qu’ils peuvent avoir bien des divergences et je n’ai jamais caché que j’ai des divergences avec François Asselineau que je respecte beaucoup. De plus, François Asselineau invite dans ces universités d’été des personnes qui ne sont pas d’accord non seulement avec lui mais qui, en n’étant pas membre de l’UPR, ne sont même pas d’accord avec notre perspective commune. Il invite donc des personnes avec lesquelles je suis en profond désaccord comme Annie Lacroix-Riz et ... Benajam. Encore qu’à propos de ce dernier j’hésite à me prononcer car je ne connais de lui que bien peu de chose. Une vidéo de Chanclu et un article illisible avec comme références des choses du genre »j’affirme ceci puisque machin m’a dit que truc lui a dit« ou un article de Polemia anonyme.

            Je tiens à m’expliquer davantage à ce sujet. Il y a beaucoup de personnages pour lesquels il est difficile de se faire une opinion car, et c’est normal, les personnes évoluent au cours de leur vie et les changements ne sont pas toujours clairs. Pour ma part, j’essaie d’être clair et rigoureux en toutes choses. Je n’ai jamais fait d’affirmations dans mes livres et mes articles avec des références aussi fantaisistes que celles de Benajam et je ne le ferai jamais. Je peux, malgré toutes les difficultés, essayer de me faire une opinion mais il faut que cela en vaille la peine.

            Je l’ai fait à propos de Dieudonné car j’ai trouvé que c’était nécessaire alors que là aussi il y avait bien des difficultés. Mais Dieudonné a un grand succès notamment auprès de jeunes qui en le défendant veulent exprimer une révolte que je comprends. Ils sont souvent notamment révoltés, à juste titre, à cause des attaques des colons sionistes et de l’armée israélienne contre les palestiniens. Ils ont à ce sujet toute ma sympathie mais ils sont néanmoins dans l’erreur puisqu’ils ne perçoivent pas que Dieudonné a glissé de l’antisionisme vers l’antisémitisme. Tout cela nécessite beaucoup de rigueur pour être analysé et expliqué avec toutes les nuances nécessaires. Je pense l’avoir fait dans un article intitulé  »Le bouffon qui a ridiculisé un gouvernement« . Malheureusement cet article n’a pas été accepté sur Agora Vox.

            Je n’ai pas envie de faire la même chose avec Benajam qui n’est pas connu car j’estime que le jeu n’en vaut pas la chandelle tant ce travail est difficile. Je ne donne pas de conseils mais je pense que mon attitude prudente permet d’éviter d’avoir des remords.

            Il me semble que les critiques que j’ai formulées contre Benajam sont justifiées par des faits, des citations et une vidéo d’un certain Chanclu. Contrairement à celles de Benajam, mes sources sont sérieuses et je ne fais pas de déduction abusive car je répète que je me garde pour l’instant de me prononcer sur son cas. 

            Dans ces conditions, l’expression :  »la diatribe hystérique de Jean Dugenêt contre Alain Benajam, digne d’un site antifa"constitue une insulte.

            En conséquence, je vous rappelle les dispositions de la charte de bonne conduite pour les forum d’AgoraVox :

            • Toute insulte ou attaque personnelle est proscrite ;

            "Les commentaires étant le prolongement de l’article, les règles en vigueur sur celui-ci s’y appliquent aussi : vérifiez la source des informations que vous postez afin d’éviter la désinformation et les rumeurs, citez vos références."

            Il serait bon aussi de rappeler ces règles à Benajam.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 8 janvier 15:54

            @Attila
            "En attaquant Alain Benajam sur le concept de nation civique, il attaque également François Asselineau qui défend la même conception : ne veux-tu pas le voir ?« 

            Je ne vois pas où j’ai attaqué particulièrement Alain Benajam sur le concept de nation civique. Je ne me suis pas prononcé à ce sujet. Il manque sans doute ici une référence à moins que vous fassiez comme Benajam : c’est machin qui m’a dit que truc lui a dit.

            Je suspecte Benajam d’être nationaliste au vu de ce que dit Chanclu. Il est certes possible que ce que dit cet énergumène soit faux mais il est possible aussi que ce soit vrai et cela justifie de rester prudent. J’ai dit et je répète que la notion de Nation vue par les nationalistes ne m’intéresse guère... Je devine vaguement de quoi il peut retourner. Je veux savoir davantage à quoi m’en tenir au sujet de ce et de ces personnages avant d’aller plus loin. Je considère pour l’instant que rien n’est crédible dans ce qu’il dit (je crois que je me répète).

            Vous qui semblez n’avoir aucune inquiétude pour reprendre les thèses de Benajam vous êtes peut être assez bien placé pour savoir ce qu’il pense des déclaration de Chanclu. Il serait aussi intéressant de savoir s’il s’est renseigné auprès de Jean-Luc Mélenchon avant d’affirmer que celui-ci a fait un stage de l’AFL-CIO rémunéré par la CIA.

            Je reviens sur cette histoire de stage de trotskistes en Amérique. J’ai dit et je confirme que c’est du délire. Il y a en fait de la part de Benajam deux affirmations :
            la première c’est que Mélenchon et d’autres lambertistes ont fait en Amérique des stages de l’AFL-CIO ;
            la deuxième c’est que l’AFL-CIO est financée par la CIA et le département d’état.

            Deux accusations extrêmement graves. Il ne donne aucune justification pour la deuxième et, en guise de justification, pour la première il dit : » C’est Meyssan qui m’a dit que Mélenchon lui a dit". Aucune preuve. Aucune déclaration à ce sujet ni de Meyssan ni de Mélenchon.

            J’ai connu les lambertistes. J’ai fait un voyage avec eux en car à Essen en juillet 1971. J’ai participé à des congrès de l’UNEF avec eux, notamment à Orléans, où on dormait dans des gymnases sur des matelas pneumatiques et où on se déplaçait en car. Bref je sais ce que c’est que d’être militant et d’aller chercher le fric pour payer ces déplacements. Je n’imagine pas que l’OCI ait pu financer des stages en Amérique à des militants et j’imagine encore moins que ces financements aient pu être pris en charge par la CIA. Je voudrais qu’on m’explique pourquoi cela ce serait fait. Autant je comprends pourquoi la CIA a proposé du fric à Jean Monnet autant il est incompréhensible qu’il y ait eu des financements de ce genre. C’est tout de même un peu gros comme ficelle pour discréditer quelqu’un, sans aucun élément de preuve. J’appelle cela simplement de la calomnie. J’imagine bien par contre que Mélenchon puisse se payer tout un périple en Amérique Latine.


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 8 janvier 19:24

            @Jean Dugenêt
            La question porte sur la définition de la Nation, Attila te demande si tu es d’accord avec la définition donnée par Asselineau ?


          • Attila Attila 8 janvier 22:54

            @Jean Dugenêt
            « Je n’ai pas réussi à lire l’article de Benajam. J’ai compris que c’est un nationaliste »
            je n’ai guère envie d’étudier les concepts de Benajam relatif à la notion de nation. La notion de nation vue par les nationalistes ne m’intéresse pas. « 
            Ici
            .
             » Je ne cherche pas à creuser les thèses de Benajam.
            Je considère que rien n’est crédible dans ce qu’il dit
            « 
            Ici
            .
             »Je n’ai pas réussi à lire l’article de Benajam. J’ai compris que c’est un nationaliste ami d’André Chanclu, un ancien membre d’Ordre nouveau, mouvement néofasciste à la base de la création du FN. C’est du moins ce qu’affirme le Chanclu en question.

            Dans une vidéo de Novembre 2019, André Chanclu s’exprime à ce sujet.

            La video en question s’appelle « interview d’André Chanclu ancien militant d’Ordre Nouveau »

            Le Chanclu en question, véritable facho, dit (à partir de 9:52) : « J’ai un de mes amis qui s’appelle Alain Benajam, que vous connaissez peut être, qui est un des fondateurs de Réseau Voltaire, qui est un ancien cadre du PC, qui est un militant politique exemplaire avec lequel on milite régulièrement. Il y a 50 ans, c’était impossible ». Il développe ensuite ses idées sur ce que doit être un nationalisme moderne, sans œillères, capable d’accueillir des militants avec des profils et des origines diverses ce qui ne se faisait pas il y a 50 ans.

            Si tout cela est avéré, je n’ai guère envie d’étudier les concepts de Benajam relatif à la notion de nation. La notion de nation vue par les nationalistes ne m’intéresse pas.« 

            Ici

            .

            A comparer avec les procédés utilisés par les sites antifa contre François Asselineau :

             » j’appelle un chat un chat et un complotiste extrêmement droitier comme Asselineau, ce qu’il est. Surtout quand il se double de surcroît d’un nationalisme qui m’est insupportable, proche de l’extrême droite, « 

            Qui est #Asselineau ? Un sale type (et l’#UPR, de la merde complotiste proto-fasciste)

            .

            Jean Dugenêt, essayer de faire passer Alain Benajam pour un nationaliste proche de l’extrême-droite est un procédé pourri utilisé par les »antifas" contre François Asselineau.

            Ce procédé vous disqualifie. Je me moque de ce que vous en pensez, je laisse les lecteurs juges.

            .

            Pour se faire une idée plus sérieuse sur Alain Benajam, je recommande de lire son dernier article :

            Famille, Nation, État-nation


          • eau-pression eau-pression 9 janvier 09:55

            @Attila
            Bien que vous soyez partisan de l’utilisation du glyphosate, je viens de lire le texte de Benajam.
            Par contre, je n’ai pas lu en détail votre débat avec @J.Dugenêt. J’ai cru comprendre qu’il insistait sur le fait qu’il n’avait que des a priori sur Benajam.
            Le débat Zemmour-FA a mis en évidence que l’UPR doit approfondir la réflexion sur l’état-nation. Personnellement, je ressens la domination de la finance comme un retour à l’adoration du Veau d’Or. Ressentir n’est pas comprendre.
            Pour illustrer mes interrogations, imaginez-vous en vigneron. Le fruit de votre travail est dans la bouteille. Vous pouvez l’échanger, via le système monétaire, contre tout autre bien sur le marché. Mais de votre travail il reste aussi une trace dans la vigne, et sans doute un attachement de votre part. Du fait de votre histoire avec cette parcelle, vous avez un droit de propriété sur elle. C’est une différence entre la France et la société Coca-Cola. C’est une justification de la propriété individuelle.

            Benajam parle de l’attachement à l’état-nation comme le respect de l’histoire qui l’a construit.. A l’issue du débat EZ-FA, j’ai eu le sentiment que FA n’a pas su expliquer que c’est plus le processus que son résultat qui doit être respecté.

            Benajam est très lapidaire sur la survivance du cercle familial et l’intégration des migrants. Les observations qu’il prend pour base sont très discutables.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 janvier 10:17

            @Attila
            "Jean Dugenêt, essayer de faire passer Alain Benajam pour un nationaliste proche de l’extrême-droite est un procédé pourri utilisé par les »antifas« contre François Asselineau. »

            Pourquoi m’accusez vous de faire passer Alain Benajam pour un nationaliste alors que lui même le revendique ?

            Pour ce qui est du « proche de l’extrême droite » je n’ai jamais parlé de cela car ce vocabulaire ne m’appartient pas. Je ne sais pas ce qu’est « l’extrême droite ».

            Vous feriez peut-être bien vous aussi de citer vos sources quand vous affirmez un fait. J’ai par contre fait état d’une vidéo d’un facho qui affirme militer avec Benajam. Vous avez le droit de défendre Benajam. Je pense avoir le droit de le trouver suspect.

            Si vous voulez voir où il revendique son nationalisme c’est dans cette vidéo à 2:39. Il affirme : « Moi, j’ai pas peur de dire que je suis nationaliste ». Il a le mérite d’être clair. Vous voyez, j’ai tout de même fait l’effort de me renseigner un petit peu.

            Je ne vois pas ce qui m’interdirait ne dire cela et surtout pas le fait que des antifas attaquent François Asselineau ainsi :

             » j’appelle un chat un chat et un complotiste extrêmement droitier comme Asselineau, ce qu’il est. Surtout quand il se double de surcroît d’un nationalisme qui m’est insupportable, proche de l’extrême droite, « 

            Comme quoi les antifas eux aussi ne font que des affirmations gratuites avec des jugements de valeur non argumentés que nous interprétons comme des insultes. Ce n’est ps une découverte.

            François Asselineau, contrairement à Benajam, n’a jamais dit, à ma connaissance qu’il est nationaliste. Je n’ai pas trouvé de vidéo d’un facho comme Chanclu affirmant qu’il milite avec François Asselineau. Par ailleurs, François Asselineau fait une quantité d’exposés où il apporte une quantité d’informations en citant ses sources. Il n’a jamais proposé comme source un article anonyme ou fait un baratin du genre : « j’affirme ça parce que bidule m’a dit que machin lui a dit ». J’ai donc de bonne raison de ne rien trouver de suspect chez François Asselineau.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 janvier 10:23

            @Attila
            J’ai oublié le lien sur la vidéo où Benajam affirme à 2:39 qu’il est nationaliste. Cette vidéo de YouTube est intitulée « Mythes et légendes de la nation française décryptés par Alain Benajam sur Meta TV (1/4) »


          • cettegrenouilleci 11 janvier 12:02

            @Attila

            Bonjour Attila

            Merci pour le lien sur le dernier article de Benajam

            .Famille, Nation, État-nation


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 16:14

            @cettegrenouilleci
            Bonjour Gérard,
            Faudra-t-il vraiment que je m’intéresse à ce Alain Benajam. Pour le peu que j’aie vu de lui j’ai de fortes raisons de me méfier et plus je fais d’investigations plus il me parait louche. Sur les concepts de famille et nation, je préfère m’en tenir aux fondamentaux. Voici un long extrait du Manifeste du Parti Communiste à propos de la famille.

            "Ce que vous admettez pour la propriété antique, ce que vous admettez pour la propriété féodale, vous ne pouvez plus l’admettre pour la propriété bourgeoise.

            L’abolition de la famille ! Même les plus radicaux s’indignent de cet infâme dessein des communistes.

            Sur quelle base repose la famille bourgeoise d’à présent ? Sur le capital, le profit individuel. La famille, dans sa plénitude, n’existe que pour la bourgeoisie ; mais elle a pour corollaire la suppression forcée de toute famille pour le prolétaire et la prostitution publique.

            La famille bourgeoise s’évanouit naturellement avec l’évanouissement de son corollaire, et l’une et l’autre disparaissent avec la disparition du capital.

            Nous reprochez-vous de vouloir abolir l’exploitation des enfants par leurs parents ? Ce crime-là, nous l’avouons.

            Mais nous brisons, dites-vous, les liens les plus intimes, en substituant à l’éducation par la famille l’éducation par la société.

            Et votre éducation à vous, n’est-elle pas, elle aussi, déterminée par la société ? Déterminée par les conditions sociales dans lesquelles vous élevez vos enfants, par l’immixtion directe ou non de la société, par l’école, etc. ? Les communistes n’inventent pas l’action de la société sur l’éducation ; ils en changent seulement le caractère et arrachent l’éducation à l’influence de la classe dominante.

            Les déclamations bourgeoises sur la famille et l’éducation, sur les doux liens qui unissent l’enfant à ses parents deviennent de plus en plus écœurantes, à mesure que la grande industrie détruit tout lien de famille pour le prolétaire et transforme les enfants en simples articles de commerce, en simples instruments de travail.

            Mais la bourgeoisie tout entière de s’écrier en chœur : Vous autres, communistes, vous voulez introduire la communauté des femmes !

            Pour le bourgeois, sa femme n’est autre chose qu’un instrument de production. Il entend dire que les instruments de production doivent être exploités en commun et il conclut naturellement que les femmes elles-mêmes partageront le sort commun de la socialisation.

            Il ne soupçonne pas qu’il s’agit précisément d’arracher la femme à son rôle actuel de simple instrument de production.

            Rien de plus grotesque, d’ailleurs, que l’horreur ultra-morale qu’inspire à nos bourgeois la prétendue communauté officielle des femmes que professeraient les communistes. Les communistes n’ont pas besoin d’introduire la communauté des femmes ; elle a presque toujours existé.

            Nos bourgeois, non contents d’avoir à leur disposition les femmes et les filles des prolétaires, sans parler de la prostitution officielle, trouvent un plaisir singulier à se cocufier mutuellement.

            Le mariage bourgeois est, en réalité, la communauté des femmes mariées. Tout au plus pourrait-on accuser les communistes de vouloir mettre à la place d’une communauté des femmes hypocritement dissimulée une communauté franche et officielle. Il est évident, du reste, qu’avec l’abolition du régime de production actuel, disparaîtra la communauté des femmes qui en découle, c’est-à-dire la prostitution officielle et non officielle"

            Contrairement à Alain Benajam, les communistes, c’est à dire les marxistes, sont pour l’abolition de la famille. Evidemment ce n’était pas la position des staliniens qui étaient même contre l’IVG. La femme à Thorez déclarait à ce sujet « Les femmes des travailleurs ne veulent pas des vices de la bourgeoisie ».

            Sur ce point comme sur d’autres Alain Benajam se situe nettement à l’opposé de ce que disait Karl Marx mais il prétend qu’il a une position de communiste orthodoxe puisqu’il revient de ce point de vue à ce qui fut la position des staliniens. Cette politique des staliniens serait pour lui la politique de gauche traditionnelle et d’après lui elle serait détruite par la néo-gauche qu’il stipendie. Cette néo-gauche qui défend en fait des positions trop proches de celles de Karl Marx.

            Il en vient à défendre sa conception réactionnaire de la famille en s’adressant à un public « de gauche » pour les convaincre qu’ils doivent se rallier à lui s’ils veulent être des vrais communistes.

            Dans son introduction il reprend sous une forme plus générique le discours qu’il a déjà tenu sur les soi-disants trotskystes qui sont à l’origine du mal en ayant perverti le PS.

            Que faut-il vraiment comprendre dans tout ça ? Est-il un communiste-orthodoxe ou un vrai facho ? J’attends encore avant de me prononcer. Je maintiens qu’il est très louche et je n’ai guère envie d’analyser son point de vue sur la nation. Si je devais le faire je reviendrai là aussi aux fondamentaux.


          • cettegrenouilleci 11 janvier 20:24

            @Jean Dugenêt

            « Que faut-il comprendre dans tout ça ? (Alain Benajam) est-il un communiste orthodoxe ou un vrai facho ? »

            Bonjour Jean.

            J’apprécie beaucoup la rigueur de ta démarche intellectuelle et la circonspection à laquelle tu t’obliges lorsqu’il s’agit d’évaluer des faits ou des personnages ou des écrits qui renvoient des images brouillées, contradictoires, voire préoccupantes et même inquiétantes, qu’il s’agisse de faits, de textes, d’enregistrements de personnages historiques ou contemporains.

            Je n’ai pas la formidable énergie que l’on sent vibrer à travers tes articles, tes livres, les discussions que tu engages avec les lecteurs d’Agoravox, et que tu mets au service de la noble cause qui rassemble les militants et les adhérents de l’UPR : extraire la nation de la dictature de l’UE, donner au peuple les moyens de s’en affranchir, lui redonner ainsi les outils, l’organisation, la force indispensables pour résister, pour se rassembler, passer à la contre-offensive, décider lui-même de son destin, redresser le cours des choses, damer le pion à l’oligarchie, satisfaire les revendications des travailleurs et donner à chacun les moyens de conduire une vie digne..

            J’ai comme toi la conviction que pour conduire cette lutte à la victoire, l’émergence d’une avant-garde de la classe ouvrière, adversaire principal et incontournable de l’oligarchie, doit se mettre en place pour aider les travailleurs à organiser leurs luttes, à déjouer les pièges qui leur sont tendus, à construire les alliances nécessaires pour rassembler tout le peuple afin de combattre efficacement la dictature de l’UE, afin de reconstruire la nation autour des valeurs républicaines piétinées chaque jour davantage par la dictature de l’UE.

            Un tel rassemblement autour de la lutte pour sortir de la dictature de l’UE, pour rétablir notre démocratie, pour réaffirmer nos valeurs républicaines, pour défendre nos services publics, pour reprendre le contrôle des secteurs clés de la production, pour reprendre le contrôle des échanges et de la circulation des capitaux (rétablissement du franc...) et de l’ensemble des affaires du pays, ce n’est pas seulement l’affaire de l’UPR , de la classe ouvrière et de l’avant-garde que cette dernière réussira à mettre en place pour conduire son combat libérateur.

            C’est l’affaire de toutes les composantes du peuple français, exception faite des exploiteurs, de l’oligarchie et de le caste politicienne qui s’est mise à leur service, tout ce « beau monde » pactisant, comme leurs aînés des générations précédentes, avec les ennemis de la nation et des classes populaires à seule fin d’accroître leurs privilèges et leurs profits.

            A l’UPR, nous devons travailler sans relâche à la création des conditions favorables au rassemblement de toutes ces forces venant de tous les secteurs de la société, en transcendant les clivages politiques gauche/droite et autres qui ont prévalu jusqu’alors, pour sortir de l’impasse politique d’aujourd’hui en réorganisant le débat politique et les luttes populaires autour du combat contre la dictature de l’UE, pour le rétablissement de l’indépendance de la France, pour la sauvegarde de nos valeurs républicaines et le retour de tous les Français dans le giron protecteur de la nation.

            Dans ce long travail de défrichage du chemin de la libération, pouvons-nous nous payer le luxe de rejeter certains de nos concitoyens au prétexte qu’ils véhiculeraient des relents de stalinisme pour les uns, d’aventurisme gauchiste pour d’autres, de sympathies avouées pour le Front National ou pour les communistes ou pour les partis traditionnels de la droite et du centre, comme pour les verts, dont les leaders ont tous autant qu’ils sont, trahi le peuple et la nation en cautionnant l’enfermement de la France dans la dictature de l’UE ou en y participant directement ?

            Il est vrai que beaucoup de nos concitoyens trompés par des politiciens de pacotille ont cru pouvoir et devoir continuer à leur faire confiance en revotant pour eux en de multiples occasions. Les médias au service de l’oligarchie et de l’idéologie sectaire des européistes n’ont pas été avares de propagande dispendieuse pour détourner leurs regards des enjeux principaux et les faire tomber dans le panneau préparé à leur intention avec le concours des européistes de tous acabits.

            Beaucoup ont choisi depuis de bouder les urnes.
            Pour l’instant, les autres sont encore très peu nombreux à se tourner vers l’UPR ou vers les autres forces qui se lèvent pour sortir le pays de la dictature de l’UE.

            Nombre de nos concitoyens qui ont eu la chance de rencontrer l’UPR autrement qu’à travers la propagande des médias ou de la classe politicienne soucieuse de conserver ses privilèges méprisables choisissent de nous rejoindre, ou de soutenir notre combat libérateur, ou nous encouragent de leur mieux, ou prêtent une oreille de plus en plus attentive à ce que nous racontons. En témoigne le mouvement vers l’UPR d’anciens adhérents, d’anciens sympathisants, d’anciens militants et même de cadres dirigeants issus ide tout l’éventail politique traditionnel qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui.

            Nous devons avoir en permanence le souci de préserver, d’encourager et d’élargir ce courant et nous nous devons nous abstenir de condamner, de rejeter ou d’ignorer déqaigneusement ceux qui ne tournent pas encore leurs regards, leurs oreilles, leurs attentes dans notre direction.

            La politique de l’UE met le feu aux quatre coins du pays et s’applique à détruire notre nation. Que l’on choisisse de combattre les incendiaires de l’oligarchie de toutes nos forces, c’est bien. Mais nous ne devons pas tourner notre colère contre des lampistes au motif qu’ils ne seraient pas imperméables à des thèses discutables ou qu’ils auraient fréquenté les avenues du pouvoir à divers titres, ou noué des relations avec des personnages douteux pour des raisons que nous ignorons.

            A partir du moment ou l’incendie fait rage et gagne du terrain, avons-nous le droit, et est-ce pertinent, de rejeter les seaux tendu par l’un de nos compatriotes ayant choisi de joindre ses efforts à ceux de la communauté citoyenne pour éteindre l’incendie qui menace de nous détruire tous en même temps que la nation, au seul motif qu’il aura proféré telle ou telle ineptie ou fréquenté des gens douteux ?

            Je ne connais pas Alain Benajam, ancien adhérent du PCF puis du parti radical, aujourd’hui figure de proue nationale du Réseau Voltaire, ayant la confiance de Thierry Meyssan qui, lui, ne peut plus résider aujourd’hui en France où il est indésirable en raison des coups qu’il porte à la propagande de l’empire, parce qu’il a choisi, comme nous le faisons à l’UPR, de dire la vérité.

            Je ne sais pas si c’est « un communiste orthodoxe ou un vrai facho ».

            Pour moi, c’est un patriote qui a sa place dans le grand rassemblement populaire majoritaire qui est nécessaire pour sortir la France de la dictature de l’UE, de l’euro et de l’Otan.

            Cordiales salutations

            Gérard


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 21:14

            @cettegrenouilleci
            Je te remercie pour ce long texte. Je suis d’accord avec toute la grande partie du début où tu situes bien ce qui doit être l’essentiel de nos préoccupations. Il peut sembler, au regard des enjeux du mouvement social actuel, futile ou de peu d’intérêt de discuter d’Alain Benajam. Mais je crois qu’il faut en toute chose essayer d’être rigoureux. Faire des erreurs sur des points qui peuvent paraître mineurs peuvent avoir de graves conséquences.
            Le travail que j’ai fait sur Dieudonné m’a paru important puisque son cas montre que des aspirations justes et légitimes de milliers de jeunes peuvent se trouver dévoyées par des gens comme lui. J’ai d’ailleurs été incité à faire ce travail quand j’étais avec certains copains dans une situation un peu analogue a celle où je suis confronté. J’ai dû discuter longuement avec des amis qui étaient des défenseurs inconditionnels de Dieudonné pour montrer que cela les amèneraient à prendre des positions racistes, antisémites.
            La similitude que je fais entre Dieudonné et Benajam n’engage que moi. Je trouve que ces personnages sont complexes et ambigus. Ils ont des aspects clairement sympathiques. Dieudonné à de vrais talents de comédiens et je trouve encore certains de ses sketchs très drôles. Benajam a écrit des articles que je pourrais valider entièrement comme celui-là. Le fait qu’ils aient des aspects sympathiques les rend plus dangereux quand ils distillent des messages nauséabonds. Je répète qu’il faudrait que je travaille encore beaucoup sur ce qu’écrit Benajam mais j’ai l’impression que c’est un vrai nationaliste. Auquel cas, il sait ce qu’il fait et je crains justement qu’il vise un public « de gauche » comme il dit, enclin à accepter ses discours par des attachements confus aux notions de famille et de Nation. Le patriotisme n’est pas loin du nationalisme dans certains contextes et il est possible de trouver des militants très proche à l’UPR des idées nationalistes. De ce point de vue ce que dit Chanclu est plausible et il est certain que ce Chanclu est un vrai facho et aussi qu’il nous donne des clefs pour comprendre ce que pourrait être les buts de Benajam. Bref, pour ma part je préfère garder mes distances avec ce genre d’individu d’autant plus qu’il écrit de grossières contre-vérités et que nombre de ses écrits manque de rigueur.


          • cettegrenouilleci 11 janvier 21:42

            @Jean Dugenêt

            « Je crois qu’en toutes choses il faut essayer d’être rigoureux. »

            Je suis tout à fait d’accord avec ça. Je vais m’appliquer moi aussi à mieux connaître Alain Benajam, à prendre connaissance des documents disponibles, à commencer par ceux indiqués à travers les liens fournis. Je n’avais lu qu’un tout petit nombre d’articles de Benajam avant d’avoir cette discussion avec toi et je n’avais pas repéré d’énoncés préoccupants.. Je vais donc étoffer ma connaissance de ce corpus.
            Si je découvre des horreurs, je réviserai mon jugement en conséquence.

            Merci pour ta réponse et pour les liens .


          • cettegrenouilleci 11 janvier 22:30

            @Jean Dugenêt

            petite réflexion complémentaire

            « Faire des erreurs sur des points qui peuvent paraître mineurs peut avoir de graves conséquences ».

            Je suis tout à fait d’accord avec ça aussi, sans renoncer à rien de ce que j’ai écrit sur le rassemblement populaire uni mais très divers qu’il nous faut construire si l’on veut sortir vraiment de la dictature de l’UE.

            La bataille politique nous impose d’accepter de prendre des risques raisonnables.

            Si nous cherchons à nous entourer de révolutionnaires « pur-jus » en prenant garde à éliminer tous les éléments douteux (qu’est-ce qu’un élément douteux, qu’est-ce qui ne l’est pas ?) on aura bien du mal à gagner la confiance de l’opinion publique, à constituer les bataillons nécessaires pour aller à la rencontre de nos concitoyens avec nos explications, nos solutions, nos outils, pour coller les affiches, pour distribuer les tracts, pour faire venir les gens aux réunions que nous organisons, pour trouver des interlocuteurs et des contradicteurs, pour susciter de nouvelles adhésions et de nouveaux soutiens...

            Les adhérents de l’UPR venant d’autres horizons de l’arc « républicain » que le nôtre peuvent également manifester toutes sortes de préventions à notre égard , en nous taxant de crypto-ceci ou de crypto-cela, reflétant leurs propres craintes d’être tôt ou tard trahis ou manipulés.

            Pour éviter les écueils majeurs, nous disposons les uns et les autres d’une balise reconnaissable et fiable : la charte de l’UPR.

            Evidemment, les aventuriers qui ont flairé le bon filon ou les sous-marins evoyés en mission par l’ennemi ou par des forces opportunistes pour pirater l’UPR de l’intérieur et la dévoyer le moment venu ne vont pas jouer franc jeu et présenteront fatalement une image bien lisse à laquelle il n’y aura rien à redire.
            C’est, à mon avis, la conduite de la bataille politique qui permettra (le plus sûrement) de savoir qui est qui et sur qui on peut compter.

            Pour élargir le cercle militants de l’UPR, ne pas freiner l’élan qui est nécessaire pour renforcer l’organisation et construire le grand rassemblement populaire dont nous avons besoin pour nous libérer de la dictature de l’UE, je préfère nettement à une défiance à priori la mise en application systématique de la consigne « Fais confiance mais vérifie ! »

            Bien cordialement

            Gérard


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 10:26

            @cettegrenouilleci
            Bonjour Gérard,
            Les questions que tu soulèves ici sont essentielles et je n’ai pas de réponses pour tout. Il s’agit d’être pertinent dans la tactique sans remettre en question la stratégie d’ensemble. Je me pose moi-même quelques questions... Je vois bien que je me trouve en difficulté avec la stratégie du FUO (Front Unique Ouvrier) d’où découle la revendication d’un gouvernement PCF, PS, FI organisant la sortie de l’UE. Ce n’est pas une stratégie de l’UPR et cela ne peut pas l’être. Cela ne pourrait être que la stratégie d’un courant, d’une tendance, d’une fraction, d’une partie (je ne sais pas comment le dire) de l’UPR. De la partie de l’UPR qui est la plus attachée au mouvement ouvrier.
            La solution serait plus simple si l’UPR était effectivement un cartel d’organisations comme le fut le CNR. A ce moment-là je ferais tout simplement une organisation.
            Telle qu’est actuellement l’UPR si je faisais cela j’apparaitrais comme un diviseur alors que ce n’est pas du tout mon intention.
            Je me pose très concrètement la question quand je fais des tracts que je distribue dans les manifs et que je ne sais pas comment les signer. Pour l’instant je les fais soit en mon nom personnel soit au nom d’un groupe de discussion que j’ai fait sur Facebook et qui s’appelle FLEVITA.
            Mon idée de regrouper une avant-garde du mouvement ouvrier devra prendre une forme concrète. Je ne peux pas éternellement proposer que ce soit de façon informelle au sein de l’UPR. Je vais probablement proposer un regroupement de militants avec un site web qui restera informel en ce sens que je ne me sens pas en mesure de construire une organisation avec toutes les contraintes (dépôt à la préfecture, président, trésorier, assemblées générales...) mais qui pourrait néanmoins avoir une liste de diffusion, faire des réunions... Ce regroupement serait donc externe à l’UPR. Les militants seraient invités à adhérer à l’UPR sans que ce soit une obligation.
            Je réfléchis à ces questions. Mes préoccupations rejoignent les questions que tu poses à propos de Benajam et que je me suis posée à propos de Dieudonné. Pour ce dernier je me sens nettement plus proche de son public que de la faune anti-Dieudonné sortie de la petite bourgeoisie fascisante encouragée par le CRIF. Il en et un peu de même pour le Réseau Voltaire ou « Egalité et Réconciliation » avec Soral. Beaucoup de personnes les suivent puisqu’ils prennent conscience que les multiples dogmes imposés par le régime sont abêtissants et ces groupes, par les contestations qu’ils apportent, incitent à l’intelligence. Cela ne signifie pas que leur ligne politique, leurs buts... sont sains. Il y a effectivement un danger de virer au fascisme rouge-brun qui a été et est encore une réalité. Doriot (ancien du PCF) et Déat (ancien du PS) ont emmené derrière eux des militants qui étaient écœurés par les directions du mouvement ouvrier et il y avait à cela de bonnes raisons. Seulement, ils en ont fait des alliés de Pétain et d’Hitler. Soral est clairement un défenseur « critique » du RN. Il canarde François Asselineau qui a, de son point de vue, le grand défaut de prendre des voix à Marine. Benajam va-t-il dans le même sens ? Il faut répondre à cette question et cela demande réflexion.
            Merci d’aborder toutes ces questions comme tu le fais avec prudence et réflexion (j’allais dire avec intelligence).
            J’étais à une manif hier dans mon coin un peu décevante car la mobilisation était en baisse. J’aime beaucoup cet article car l’auteure a des talents d’écrivain.
            Bonne journée.


          • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 10:38

            @Jean Dugenêt : « l’auteure a des talents d’écrivain », ça ne l’empêche pas d’être une censureuse fascisante, au delà de son croutchcroutch « quantique », enfin « quantique », à ce qu’elle dit.


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 11:29

            @JC_Lavau
            Je suis à l’écoute de ce que vous avez à dire mais là vous ne dites rien. Il faudrait me donner un minimum d’explications.


          • JC_Lavau JC_Lavau 12 janvier 11:51

            @JC_Lavau. A https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-chute-de-macron-220615 le bandeau en bas est 

            En raison de signalements pour non respect de la charte, vous ne pouvez plus réagir sur cet article.

            Dont la justification éventuelle est un secret total.


          • cettegrenouilleci 12 janvier 12:05

            @Jean Dugenêt

            Bonjour Jean

            Les questions que tu poses sont, elles aussi, pertinentes et je n’ai pas non plus de réponses pour chacune de ces questions. Les discussions que tu déclenches à la suite des articles que tu publies sont une bonne chose pour l’UPR et pour les objectifs politiques que nous partageons. Elles obligent chacun à réfléchir plus avant, à vérifier la pertinence de sa caisse à outils, de ses arguments et de l’utilisation qu’il en fait.

            Elles permettent de révéler au public la diversité de l’UPR, présentée par nos adversaires de droite et de gauche comme un bloc monolithique où tout le monde s’aligne derrière la parole et les mots d’ordre du chef. Elles montrent modestement comment on peut construire petit à petit un intellectuel collectif et le faire fonctionner en veillant à rester en prise avec le réel et à être bien compris des militants aussi bien que du public le plus large, et de nos adversaires.

            Ces discussions contribuent au défrichement des tâches à accomplir pour construire solidement le grand rassemblement populaire majoritaire dont nous avons besoin pour combattre la dictature de l’UE à la solde de l’oligarchie, et pour desserrer et défaire les noeuds qui étranglent le peuple et la nation.

            Tous ces échanges encouragent les lecteurs et les militants à mettre leur grain de sel dans le plat, à donner leur point de vue, à réfléchir à la façon dont ils peuvent, chacun dans leur coin, accommoder la recette en tenant compte de leur propre environnement, de leur propre trajectoire, de le leur propre disponibilité, des savoir-faire qu’ils sont en capacité de mobiliser et de mettre à disposition de l’UPR (ou d’une autre organisation) pour faire avancer le travail militant, pour gagner les consciences à la nécessité pour tous d’apporter leur pierre à la résistance à la dictature de l’UE, et à la lutte pour libérer notre peuple, pour retrouver notre démocratie, pour trouver et prendre les moyens de satisfaire les revendications populaires, pour sauver la nation des périls qui menacent.

            Elles démontrent qu’à l’UPR, contrairement à ce qui se passe dans tous les partis européistes, et dans les médias à la solde de la dictature de l’UE, on discute librement de tout. Il n’y a pas de sujets tabous. Il n’y a pas de vérité révélée.
            Il y a une détermination commune à contribuer utilement au succès d’un objectif majeur : la libération de la nation de la dictature de l’UE à travers la construction patiente et résolue d’un grand rassemblement populaire majoritaire capable de débloquer l’impasse politique et existentielle dans laquelle notre pays a été enfermé à son insu.

            Merci pour le lien vers l’article d’Ariane Walter. C’est effectivement un bel article, rassérénant, prometteur des temps à venir.

            Bien cordialement

            Gérard


          • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 12:35

            @cettegrenouilleci
            Merci Gérard.
            Je me sauve.
            Je vais manger.
            A+


          • mmbbb 12 janvier 19:20

            @samy Levrai a 1 % Vous êtes sur le bon chemin a l UPR 


          • cettegrenouilleci 13 janvier 16:38

            @cettegrenouilleci

            Rectification syntaxique

            Pour élargir le cercle des militants de l’UPR, pour ne pas freiner l’élan qui est nécessaire pour renforcer l’organisation et construire le grand rassemblement populaire majoritaire dont nous avons besoin pour nous libérer de la dictature de l’UE, je préfère nettement à une défiance a priori la mise en application systématique de la consigne « Fais confiance mais vérifie ! »


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 12:24

            Très bon article et mise au point. Néanmoins (je vais me faire l’avocat du diable), la déclaration grecque et celle de Mélenchon sur l’Allemagne ne sont dénuées d’intérêts, ni de vérité, il leur manque seulement des pièces essentielles dans le puzzle, pour avoir une compréhension globale de la situation. 

            .

            Il est bien réel que l’ Allemagne a pesé de tout son poids pour que les banques allemandes récupèrent leurs billes en Grèce, et la domination allemande sur l’ UE n’est pas complètement imaginaire.... Mais, il manque « le fédérateur extérieur » !!

            .

            Comme nos deux lascars ne sont pas à l’ UPR, ils ignorent, (ou ne veulent pas savoir), que ce qui fait la puissance de l’Allemagne, ce sont les USA qui sont derrière. Pour comprendre cela, il faut avoir regardé la conférence d’Asselineau : « Qui gouverne vraiment la France et l’Europe ? »

            .

            La zone euro ( créée en 1965 à Washington) a été faite pour ficeler les pays de la zone euro entre eux, avec une monnaie impossible à dévaluer, mais c’est l’Allemagne qui a tiré le plus de bénéfices de la monnaie commune. Ce qui lui a permis de dominer économiquement l’ UE.

            .

            De plus, le couple franco allemand est une légende urbaine servie aux Français, alors que le vrai couple est Germano-Américain ! Et enfin, il ne faut pas ignorer que parmi les populations qui ont émigré aux USA, il y avait énormément d’Allemands, 40% des migrants d’origine, sont allemands.

            .

            Ce qui fait le lien entre tous ceux qui critiquent l’ UE sans vouloir en sortir, c’est qu’ils ne mesurent à aucun moment qu’ils vivent dans une colonie de l’ Empire américain ! Il faut reconnaître que c’est une grande réussite des dirigeants américains.

            .

            Mettre 500 millions d’habitants sous tutelle, sans qu’ils ne se rendent compte de rien, chapeau l’artiste ! Il faut dire que les médias (et la CIA) ont beaucoup aidé à maintenir le mythe de l’Europe-européenne, et à propager les mensonges qui convenaient pour que tout le monde se tienne tranquille.

            .

            L’armée US a débarqué, soit-disant, pour libérer l’ Europe. C’était surtout pour éviter que l’armée rouge n’arrive... jusqu’à Lisbonne, et ils ne sont jamais repartis. 10 pays européens ont des bases militaires américaines ! Qu’on le veuille ou non, l’Europe est sous occupation militaire américaine depuis la fin de la guerre....



            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 13:24

              @Fifi Brind_acier
              Bonjour et merci Fifi pour les précisions que tu apportes,
              Nous savons bien à l’UPR que le « projet européen » qui passe par le plan Marshall, la CECA, la CEE puis l’UE est bien évidemment de faire de l’Europe de l’Ouest, étendue depuis avec des pays de l’ex-europe de l’Est, une « colonie américaine sans colons ». Et, évidemment, c’est une réalité que tous les partisans « d’une autre Europe » refusent de voir. Je crois que Tsipras et Mélenchon sont en fait conscient de cette réalité mais ils sont de longues dates corrompus par les promoteurs de ce projet qui ont acheté tout ce qu’ils appellent « les élites ». L’épisode de l’aventure de Michel Onfray amène un bel éclairage sur cette réalité.
              Tu as raison de préciser comment le passage à l’Euro a donné un rôle particulier à l’Allemagne. Le fait que l’Allemagne avait une industrie plus performante que les autres pays a amené le déséquilibre que nous connaissons actuellement entre les « euros » nationaux. Il faut garder à l’esprit que la « monnaie unique » n’est qu’une apparence qui vient du fait que les euros des différents pays s’échangent au taux de 1 pour 1. En créant l’euro les américains ont en fait créé la crise de l’euro qui risque d’éclater. En attendant, comme tu le dis "Il est bien réel que l’ Allemagne a pesé de tout son poids pour que les banques allemandes récupèrent leurs billes en Grèce, et la domination allemande sur l’ UE n’est pas complètement imaginaire..." Il reste que ce sont les américains qui sont à l’origine de cela et je n’irai pas jusqu’à parler du couple Germano-Américain car ce n’est pas intentionnel de leur part. Ce déséquilibre met en danger l’UE et ils ne l’ont pas voulu.
              Il reste que Tsipras comme Mélenchon sont responsables, en refusant de voir la responsabilité des USA, de la montée des agressivités entre les peuples qui viennent de là. Ils ne peuvent faire autrement que de jeter de l’huile sur le feu. Ils deviennent, de fait, germanophobes. Il n’y a qu’une autre solution pour les grec comme pour les français : sortir de l’UE. Tsipras, en refusant cette sortie, est le grand traître du peuple grec. Il ne peut continuer à vivre politiquement qu’en exacerbant cette dangereuse germanophobie. Mélenchon l’a déjà rejoint.


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 janvier 15:08

              @Jean Dugenêt et Fifille

              On n’est jamais si bien servi qu’en discutant entre soi smiley


            • assouline assouline 6 janvier 15:57

              @Jean Dugenêt

              Le Montenegro a adopté unilatéralement l’Euro aux dépens du Dinar serbe pour contenir ses poussées inflationnistes et garantir ses échanges tant intérieurs qu’extérieurs, autrement dit pour bénéficier de la valeur-crédibilité et de la solidité d’une devise créée à cette effet.

              De son côté, sans adopter l’Euro, la Bosnie s’est évertuée, à maintenir la parité de sa monnaie, le Mark convertible, avec l’Euro au moyen d’une politique monétaire et budgétaire rigoureuse et coûteuse. Là aussi, dans les mêmes objectifs que le Monténégro.

              L’Euro fut et est encore le premier garant de la valeur de la dette grecque et donc de son financement par les capitaux nécessaires... et donc de la non-faillite du pays...

              Il semble donc que l’Euro séduise et rassure par sa capacité à garantir dans le futur la valeur des biens, des services et des actifs. Ce qui n’a rien d’accessoire pour une monnaie..


            • assouline assouline 6 janvier 16:43

              @Fifi Brind_acier

              la déclaration grecque et celle de Mélenchon sur l’Allemagne ne sont dénuées d’intérêts, ni de vérité, il leur manque seulement des pièces essentielles

              Ainsi donc, La Grèce et Mélenchon souffriraient de ne pas savoir ce que vous savez...

              Ce que vous savez puisqu’ Asselineau vous l’a dit...

              Vous êtes vous posé la question de savoir si la Grèce et Mélenchon avaient de bonnes raisons d’ignorer ce que vous croyez savoir...

              Peut-être est-ce tout simplement parce que ça n’est pas vrai...


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 18:46

              @assouline
              Le Montenegro et la Bosnie cherchent à bénéficier en entrant dans l’UE de l’apport financier que les autres pays vont leur donner pendant quelques années avant que ces pays se trouvent ensuite dans le même fatras que les autres.
              Ils ont des difficultés immédiates qu’ils règlent avec ce que l’UE est en mesure de leur apporter immédiatement pour les tenir prisonnier par la suite. Cela va nous couter cher. C’est ce qui est arrivé par exemple à l’Espagne. Il leur arrivera la même chose. Quoique, je ne sais pas si l’UE et l’euro tiendront bien de années.
              Mais chacun à tendance à prendre ses désirs pour des réalités.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 19:12

              @Olivier Perriet
              On n’est jamais si bien servi qu’en discutant entre soi 

              Vous devriez nous remercier ! Nous vous permettons de vous instruire un peu, et cela permet aux lecteurs d’Agoravox d’apprendre des choses qu’on leur cache depuis 70 ans. S’ils devaient se contenter des discussions habituelles entre euronouilles d’Avox, ils n’apprendraient rien de plus qu’avec les médias presstitués !
              .
              Et voici autre chose qu’on a caché aux Français : le modèle économique européen est un copié/coller du projet économique qu’Hitler avait prévu pour l’ Europe après la guerre.  Hitler était un grand européen aussi, il voulait l’unité de l’ Europe !
              .
              "Le 22 juin 1940, en tant que grand chef du plan quadriennal, Herman Göring a ordonné qu’on réfléchisse à l’organisation économique de l’Europe après la guerre. Suite à cela, la chancellerie du Reich produisit un memorandum le 9 juillet 1940 qui servira de base pour l’organisation de la nouvelle Europe économique voulue par les nazis. Dans ce mémorandum, on y trouve quelques pistes de travail :


              Une zone économique européenne
               sans frontières
               sans barrières douanières
               un marché unique,
               une politique agricole commune,
               la relocalisation des usines au plus rentable,
               un taux fixe entre les monnaies,
               et l’idée que plus cette zone économique de libre échange est large et plus elle aura de poids pour négocier dans le commerce international.

              Voilà donc le plan nazi pour l’économie d’après guerre en Europe ! Il est nul besoin d’un fort esprit critique pour se rendre compte que chacune de ses propositions ont été entreprise et mise en application aujourd’hui et que cela s’appelle maintenant l’union européenne....


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 19:35

              @assouline
              Ainsi donc, La Grèce et Mélenchon souffriraient de ne pas savoir ce que vous savez...

              Heureusement qu’Asselineau et divers historiens permettent de dévoiler la montagne de mensonges qui a permis la construction européenne d’arriver jusqu’ici ! Ce n’est pas sur vous, ni sur la classe politique qu’on peut compter.
              .
              Ceux qui savaient, c’étaient les Communistes et les Gaullistes.
              Les Gaullistes ont perdu leur honneur dans le fric, dès Pompidou.
              .
              Et les Communistes n’ont été des opposants à l’ UE que jusqu’à Mitterrand.
              Depuis le PCF est devenu euro-béat ! « UPR Ce que disaient les Communistes de la construction européenne, de 1947 aux années 80. »
              .

              Mélenchon est un grand tribun ! Mais il préfère, réciter des poèmes à ses ouailles, que de leur expliquer les Traités européens et les dessous peu affriolants de la construction européenne.
              .
              Je ne suis pas chargée de savoir ce que Mélenchon sait ou ignore.
              Le fait est qu’il a choisi la carrière de politicien professionnel, qu’il a besoin des médias, et bien que prof d’histoire, il ne semble pas d’une curiosité débordante, dès qu’il s’agit des origines de la construction européenne.
              S’il le faisait, il serait, comme Asselineau, privé de médias.
              .

              Parmi les mensonges colportés par les européistes, il y a ce brave colonialiste catholique, Victor Hugo, qui aurait inspiré l’idée « des Etats Unis d’Europe ».
              Pipeau et pipotron !


            • Xenozoid Xenozoid 6 janvier 19:46

              @upr

              votre pédanterie vous perdra, il n’y a pas de rassemblement , avec vous c’est tina 1 %


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 19:51

              @Jean Dugenêt
              L’important pour les USA, ce n’est ni l’euro, ni les questions économiques.
              L’important, c’est l’OTAN. L’OTAN permet d’avoir des bases militaires US dans de nombreux pays européens, et particulièrement dans les pays de l’ Est.
              .
              Ce qui autorise le Pentagone à s’installer aux frontières de la Russie.
              Sous couvert de les protéger, il faut que les pays européens soient dans l’ OTAN.
              .
              Le rêve des USA, c’est que l’OTAN et l’ UE aient le même périmètre géographique. C’est ce qui explique qu’Obama ait lourdement insisté pendant des années, pour l’entrée de la Turquie dans l’ UE !
              .
              Après la chute du mur de Berlin, l’ OTAN aurait dû disparaître, rêve, encore plus de pays européens sont entrés dans l’ OTAN ! Et les propos russophobes ont remplacé les discours anti communistes, mais rien ne change quand tout change !
              .
              « UPR-OTAN et UE, les deux faces d’une même médaille ».

              La médaille, c’est la soumission des pays européens aux intérêts bien compris de Washington.


            • JC_Lavau JC_Lavau 6 janvier 19:54

              @Fifi Brind_acier. US qui eux-mêmes sont soumis à israël, comme l’actualité récente l’a prouvé de façon sanglante et aveuglante.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 22:34

              @JC_Lavau
              On le cache aussi aux citoyens, mais Israël fait partie de fait, de l’ OTAN, vu les accords passés ! Et ce n’est pas la meilleure recrue ! Avec ses ambitions aussi hégémoniques qu’Erdogan, on n’est pas sortis des ronces...
              .

              "L’accord commun fait référence à un partenariat entre l’OTAN et Israël « dans la lutte contre le terrorisme et la recherche de la paix… au Proche-Orient et dans le Monde ». Ce qui laisse entendre une participation d’Israël sur la scène de la lutte active, aux côtés de l’OTAN – ce qui en fait un membre de facto de l’Alliance atlantique.

              En d’autres termes, Israël serait directement impliqué dans une opération militaire, dès lors que l’OTAN et les États-Unis décideraient d’en lancer une, que ce soit contre la Syrie, le Liban ou l’Iran. Israël a offert son aide à l’OTAN dans ses opérations de lutte contre le terrorisme dirigées contre le Hezbollah et l’Iran....


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 7 janvier 10:08

              @JC_Lavau
              US qui eux-mêmes sont soumis à israël,

              Je ne considère pas que les USA soient soumis à Israël, mais qu’ils ont des intérêts communs. Au départ, Israël était soutenu par l’ URSS et par la France qui lui a permis d’avoir la bombe atomique...
              .
              Aucun candidat américain ne peut faire abstraction de l’AIPAC, ni des 40 ou 50 millions d’Evangélistes, qui croient dur comme fer que Jésus va revenir en Palestine, et qui soutiennent inconditionnellement Israël...
              .
              Ensuite, Israël veut s’agrandir sur le dos des pays voisins, qui, heureux hasard, sont des pays qui ont du pétrole, pour leur plus grand malheur ! Le projet de redécoupage du Moyen Orient : disloquer 5 pays laïques en petits pays bien soumis, arrangeait tout le monde, sauf les pays concernés, évidemment.
              .
              Israël qui se voyait déjà calife à la place du calife, et les pétroliers US en bavaient déjà. Ils veulent bien acheter du pétrole, mais s’ils l’ont gratos c’est bien plus mieux ! C’est ce que j’appelle des intérêts communs. Manque de bol, la Russie est venue mettre les pieds dans le plat, depuis rien ne va plus.


            • Eric F Eric F 9 janvier 10:53

              @Fifi Brind_acier
              « Hitler était un grand européen aussi, il voulait l’unité de l’ Europe »
              Reductio ad Hitlerum

              Comparer le « marché commun » issu du traité de Rome au projet nazi est une forme de négationisme de ce qu’était la réalité de l’occupation. Le projet d’Hitler était la domination par la force des armes, le reste était de la propagande.


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 janvier 11:03

              @Eric F
              Je me permets d’entre dans votre discussion sans avoir vu ce qui précéde. La phrase suivante m’interpelle , comme on dit, ou me fait bondir.

              « Comparer le « marché commun » issu du traité de Rome au projet nazi est une forme de négationisme »

              Il est permis de comparer deux projets. Comparer ce n’est pas dire qu’ils sont en tout point semblables. C’est voir les similitudes et les différences. Au niveau des similtudes nous avons montrer, en exhibant des affiches de la propagande pour la « Neue Europa », qu’on retrouve certains arguments de propagande dans les deux projets. Au niveau des différences, je peux dire que le projet de la « Neue Europa » devait voir les peuples d’Europe se dresser contre le bolchévisme et la juiverie internationale. Nous n’avons jamais dit que cet aspect du projet de la « Neue Europa » était repris dans le projet de l’UE.

              Faire ainsi une comparaison n’a rien de négationniste. Vous avez seulement rappelé une insulte supplémentaire qu’il faut que j’ajoute à « complotistes, antiaméricains, russophiles, émules de la postvérité et des fake news… »


            • Eric F Eric F 9 janvier 12:00

              @Jean Dugenêt
              En l’occurrence il s’agissait de rapprochements laissant entendre que les projets de construction européennes après la guerre seraient une filiation des idées nazies, ce n’était donc pas une comparaison sur les différences. C’est du reste dans la lignée de l’histérisation sur la carrière de WH, l’idée étant de diaboliser dès la racine toute idée de construction européenne.

              La notion d’Europe nouvelle a été agitée dans la propagande nazie des pays occupés après les difficultés sur le font Est, c’est l’époque en France de la LVF. La supériorité raciale gernamique est alors mise en sourdine dans la propagande, alors qu’elle reste profonde dans les projets réels d’Hitler, où les pays périphériques devaient rester inféodés et non pas partenaires (article), notamment la France qu’il a toujours haï (article) et dont sa défaite en 40 a accentué le mépris d’Hitler à son égard (Laval s’illusionnait en pensant l’amadouer par la collaboration).


            • mmbbb 12 janvier 19:25

              @Xenozoid si l UPR depasse les 2 % en 2022 , je paie le champagne a ce connard de Levrai Mais pas du Rooderer ! 


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 20:59

              @Eric F
              « de rapprochements laissant entendre que les »
              Il faut certes éviter les rapprochements qui laissent entendre que... mais je note que ce ne sont pas des affirmations.

              Il est certain qu’il n’y a pas une filiation directe qui passe de la Neue Europa à l’UE mais il y a des similitudes et le rôle que Walter Hallstein a joué dans les deux projets autorise à penser, même si nous n’en avons pas la preuve, que le travail qu’il a fait dans le cadre du premier projet lui a été utile pour le deuxième.

              Ce constat doit en effet amener les européistes à s’interroger. Est-ce une diabolisation de notre part de faire ce constat ou la diabolisation n’est-elle pas plutôt le ressenti des européistes face à ce constat ?

              Vous parlez de « l’histérisation sur la carrière de WH ». J’essaierai de montrer dans la deuxième partie l’ampleur du travail de contre-information faite par les européistes à ce sujet. En particulier, ils veulent interdire qu’il puisse être suggéré que WH aurait pu être nazi. Je m’emploierai à prouver que WH était nazi. Chacun emploiera les termes qu’il veut pour qualifier la désinformation des européistes. Je ne sais pas s’il sera judicieux de parler d’hystérie.

              Pour la fin de votre contribution je ne me risque pas à imaginer ce qu’étaient intimement les projets d’Hitler et ses sentiments de haine ou d’amour.


            • Eric F Eric F 14 janvier 19:03

              @Jean Dugenêt
              De mon point de vue, il y a surfocalisation sur cette question, car il n’a pas été impliqué dans des malversations du régime, ni fait partie de ceux qui ont été pistonnés par celui-ci, étant déjà précédemment dans le cursus de responsabilités universitaires. Lorsque cette question avait été abordée il y a quelques mois, j’avais consulté l’article de l’époque dans la Stampa (pdf) évoquant sa participation à la réunion bilatérale germano-italienne sur la coopération, il faisait partie d’un des groupes de travail sur purement technique, il ne s’agissait pas de piloter un projet d’européisation du nazisme. Par ailleurs il faisait partie des associations corporatistes comme recteur et juriste, à l’époque rattachées au parti comme l’ensemble des activités. Pour revenir à son grade de lieutenant dans la Wehrmacht, les caciques du régime étaient au moins obersturmbahnführer dans la SS.
              Voilà en résumé pourquoi je considère qu’il y a gonflement exagéré sur cette question dans les milieux souverainistes, dans le but de diaboliser les racines mêmes de la construction européenne, relancé depuis la thèse en 2010 de Matthias Rath &al. (par ailleurs médecin controversé notamment pour avoir prétendu soigner le sida avec des vitamines).


            • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 15 janvier 13:27

              @Eric F
              Bonjour,
              Je suis globalement d’accord pour dire qu’il y a surfocalisation sur cette question. Je me permets en préalable de vous conseiller de rappeler au début de votre commentaire de quoi vous parlez « cette question » c’est la question de savoir si Walter Hallstein était nazi ou non.
              Mais il faut se poser la question : pourquoi il y a-t-il cette surfocalisation ? Au départ ce sont des adversaires de l’UE, dont je fais partie, qui se sont dit qu’il était bon de s’interroger sur l’origine de cette UE. Question importante puisqu’il s’agit de comprendre l’histoire qu’ont vécue les personnes de ma génération nées dans l’immédiate après-guerre. Cette question était donc importante mais pas fondamentale. C’est ce qu’est actuellement l’UE qui m’amène à la rejeter et non pas sa genèse. La réponse que nous sommes nombreux à avoir apportée à cette question, même si elle est contestée par d’autres, c’est que ce sont des forces pro-américaines qui ont joué un rôle important. Dans tout cela il n’est question ni de l’Allemagne ni du nazisme. Ce n’est qu’anecdotiquement qu’est apparu le nom de Walter Hallstein. Il était normal de s’intéresser à son passé vu qu’il fut le premier président de la CEE et le restât pendant 9 ans. L’anecdote a alors pris une importance considérable quand nous nous sommes aperçu qu’il avait été largement compromis par son passé pendant la guerre. Il est apparu insupportable pour les européiste d’admettre qu’il pouvait s’agir d’un ancien nazi ce qui jetterait le discrédit sur l’UE elle-même.
              Nous en sommes là et je vais donc devoir réserver pratiquement toute la deuxième partie de mon article à cette question si bien qu’il y aura probablement une troisième partie. Car, je rappelle la question que je pose dans le titre : lesquels sont les nationalistes ? S’agit-il des adversaires ou des partisans du Frexit ? La réponse se trouve concentrée dans cette nouvelle interrogation : Walter Hallstein était-il un nazi ? Si oui alors assurément les nationalistes sont dans son camp. Je reviendrai donc sur les questions que vous posez ensuite sans me préoccuper de la thèse de Rath qui ne présente pas d’intérêt. 

              "Par ailleurs il faisait partie des associations corporatistes comme recteur et juriste, à l’époque rattachées au parti comme l’ensemble des activités. Pour revenir à son grade de lieutenant dans la Wehrmacht, les caciques du régime étaient au moins obersturmbahnführer dans la SS."

              Je ne suis évidemment pas d’accord avec vous sur ces points là et je puis si vous y tenez vous donner mes arguments à ce sujet mais je les développerai dans la prochaine partie.
              Je défendrai le point de vue de personnes très éloignées par leurs idées politiques mais qui arrivent aux mêmes conclusions en ayant examiné objectivement le dossier (Annie Lacroix Riz et Philippe De Villiers).


            • cettegrenouilleci 15 janvier 13:41

              @mmbbb

              Salut mmbbb

              et pourquoi pas autant de bouteilles de champagne qu’il y aura de points de pourcentage supplémentaires affichés par le score de l’UPR à la prochaine présidentielle ?

              Allez-y ! Faites-vous plaisir ; Que risquez-vous ?

              Sammy a bien de la chance...


            • troletbuse troletbuse 6 janvier 12:46

              De Villiers l’a bien prouvé dans son livre : j’ai tiré sur le fil du mensonge ....


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 13:07

                @troletbuse
                Vous l’avez lu ?


              • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 janvier 15:09

                @troletbuse

                j’ai tiré sur le fil de bave du troll, et la buse est apparue, toute déplumée smiley


              • samy Levrai samy Levrai 6 janvier 17:31

                @Olivier Perriet
                Les gens sont méchants avec toi alors que tu n’es intellectuellement qu’un adolescent, tu n’as toujours que des notes negatives... alors que tu as raison :
                la bave de troll c’est les medias de masse et la buse c’est l’UE
                mais que veux tu , tu es tellement bébête le reste du temps que personne n’arrive plus à apprécier quand tu as des fulgurances. 


              • troletbuse troletbuse 7 janvier 11:13

                @Fifi Brind_acier
                Ben oui et je l’ai même acheté pour le lire. Mais il n’était pas présent dans tous les bons rayons de presse bien-pensants. Mais la censure n’existe pas en France.


              • troletbuse troletbuse 7 janvier 11:16

                @Olivier Perriet
                Attention de ne pas vous faire une entorse des boyaux de la tête. smiley
                Si vous en trouvez une autre aussi mauvaise, pardon bonne, dîtes la moi


              • Eric F Eric F 9 janvier 11:02

                @troletbuse
                de Villiers a repris des poncifs qui existaient déjà bien avant son livre, alors si vraiment il a été à Berlin Stanford et autres pour finalement produire du réchauffé, il aurait pu s’épargner cette peine.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 janvier 11:12

                @Eric F
                Je ne connais pas le livre de Villiers mais, là encore ce genre de phrase m’interpelle ou me fait bondir :

                "de Villiers a repris des poncifs qui existaient déjà bien avant son livre, alors si vraiment il a été à Berlin Stanford et autres pour finalement produire du réchauffé, il aurait pu s’épargner cette peine.« 

                Ce n’est pas ainsi qu’une discussion peut avancer. Comme le précise la Charte de bonne conduite pour les forums d’AgoraVox :

                 »vérifiez la source des informations que vous postez afin d’éviter la désinformation et les rumeurs, citez vos références". Il est d’ailleurs implicite qu’avant de vérifier ses sources il faut penser à les donner.

                Je ne considère pas dans ce cas que vous contrevenez à la charte mais que vous devriez tenir compte davantage de ses recommandations. Dans le cas de votre phrase, nous attendons que vous précisiez quels sont les « poncifs » repris par de Villiers qui « existaient bien avant son livre » en donnant vos sources


              • Eric F Eric F 9 janvier 12:26

                @Jean Dugenêt
                Cher ami, il n’y a pas de quoi bondir, de Villiers affirme avoir déterré des choses cachées, alors que les polémiques sur le passé de WH, le rôle de la CIA, Monnet en tant que sous marin des USA, etc. circulaient déjà depuis des lustres dans les milieux souverainistes et anti-occidentaux, depuis le livre de Matthias Rath & al. en 2010. J’ai déjà mentionné la rubrique « discussions » lié à l’article Wikipedia de WH pour montrer l’existence de ce débat. idem cet article tiré de « la gazette française ». Du reste Asselineau exploite depuis plusieurs années ce filon (lien) notamment sur la base d’une conférence germano italienne (qui n’a pas eu d’effets autres que bilatéraux) dont WH avait été l’un des participant sur les questions juridiques.


                Bref, rien de nouveau.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 9 janvier 14:01

                @Eric F
                Merci. Vous me donnez de la matière pour la deuxième partie.


              • Eric F Eric F 9 janvier 21:08

                @Jean Dugenêt
                Vous aviez certainement déjà prévu les chapitres suivants de la grande saga de démonisation des fondateurs de l’Europe -en fait il n’y a pas plus de suspens que dans le livre de PdV, car c’est, selon l’expression, faire toujours de la mousse avec le même savon.
                Mais vous avez une bonne plume et êtes un interlocuteur affable, même si « à fable » smiley


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 janvier 09:21

                @Eric F
                Bonjour,
                A mon tour de vous faire quelques compliments. Vous avez une étonnante réserve d’arguments avec des documents à l’appui pour défendre l’UE, les milliardaires (Bernard Arnault...), le macronisme, les grands médias et leurs « vérités » indiscutables... J’en suis stupéfait. Je comprends qu’il y ait des journaleux pour faire ça car ils sont payés. Je ne peux tout de même pas parler de journalisme à leur sujet tant ils sont éloignés dans leur pratique de la charte de Munich. La citation de John Swinton, qui est la première de mon article, décrit bien leur rôle. Je me demande cependant comment il se fait qu’on puisse trouver sur les réseaux sociaux des contributeurs qui font la même besogne alors qu’en principe ils ne sont pas payés. Peut-être y-a-t-il une erreur dans mon raisonnement ?


              • Eric F Eric F 10 janvier 19:01

                @Jean Dugenêt
                Je vous pensais un interlocuteur loyal, mais vous sombrez dans la déformation malhonnête des positions que j’exprime. C’est délibéré de votre part car j’ai été suffisamment clair sur ce point, je ne suis en aucun cas thuriféraire de l’UE telle qu’elle est devenue, j’ai explicitement exposé mes critiques notamment sur son ouverture à tous les vents du libéralisme mondialisé et le dumping interne avec les élargissements intempestifs. Pas européiste béât ni europhobe, mais eurocritique.
                Ce que j’ai contesté sur le présent article, c’est la tentative de démoniser le principe même de la construction européenne par ses fondateurs. Je ne vais pas reprendre l’argumentaire qui figure dans mes commentaires, mais globalement les intentions étaient de mettre en place une coopération au lieu des conflits qui s’étaient succédés pendant des siècles.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 janvier 21:12

                @Eric F
                « vous sombrez dans la déformation malhonnête des positions que j’exprime ».
                Je peux faire des erreurs dans mes interprétations mais cela ne signifie pas que je sois malhonnête. Je vous perçois avant tout comme un défenseur de l’UE.
                L’expression que vous employez, de mon point de vue, va dans ce sens quand vous dites « Pas européiste béât ni europhobe, mais eurocritique. » Pour moi, le problème est binaire : soit on quitte l’UE soit on reste dedans. Je me fiche que certains parle « d’europhobie » à propos de ceux qui, comme moi, veulent quitter l’UE. Je constate que personne ne se dit « européiste béat ». Tous les européistes sont « eurocritiques ». Ils veulent tous une autre Europe, changer l’Europe... Or, si nous restons dans l’UE nous n’avons pas d’autre possibilité que d’appliquer les règles de l’UE. Elles ne peuvent pas être appliquées partiellement. Ceux qui disent qu’ils vont désobéir aux traités mentent. Par ailleurs, ils sont inconséquents car s’ils ne sont pas d’accord avec les traités il faut sortir de l’UE. C’est la seule façon de faire. Désobéir à des traités est illégal au regard du droit international. Un état qui fait cela se trouve en infraction par rapport à l’ONU. La plupart des pays (sinon tous) ont inscrit leur devoir d’appliquer les traités dans leur constitution. En France, notre constitution précise que c’est le Président de la République qui est garant de l’application des traités.
                Vous pouvez caractériser ma position comme vous le voulez notamment en écrivant qu’il y a chez moi une « tentative de démoniser le principe même de la construction européenne par ses fondateurs ». Je ne pense pas avoir parlé dans l’article de la genèse de l’UE et de ses pères fondateurs. Cela est par contre venu dans la discussion principalement parce que une de mes illustrations pour l’article était la photo de Walter Hallstein. Je me réserve d’en parler dans la 2ème partie en commançant ainsi :

                "Pour cette deuxième partie de notre article nous remettons en illustration la photo de Walter Hallstein qui fut le premier président de la CEE de 1958 à 1967. Nous apportons ainsi notre première réponse à la question posée avec le titre. Car, enfin ! monsieur Edwy Plenel, monsieur Michel Onfray et tous les autres dites-nous un peu qui est nationaliste, voire même nazionaliste, ce Walter Hallstein ou François Asselineau ? Nous savons que les européistes s’insurge à la vue de cette photo. Ils ne peuvent admettre que Walter Hallstein était un nazi..."


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 janvier 21:26

                @Jean Dugenêt
                Je continue.
                "mais globalement les intentions étaient de mettre en place une coopération au lieu des conflits qui s’étaient succédés pendant des siècles"

                Cette justification de la construction européenne est celle qui a été largement servie au public. Nous la résumons par cette formule : l’Europe c’est la paix. Mais, c’est faux ! En fait l’Europe est une construction voulue par les USA pour étendre son pouvoir sur cette région du monde.
                Je vais y revenir dans la deuxième partie en montrant que non seulement l’UE ce n’est pas la paix mais c’est même la guerre à outrance. J’ai commencé à répondre à cela dans la 1ère partie en montrant que l’UE dresse les peuples d’Europe les uns contre les autres notamment le peuple grec contre l’Allemagne. J’ai exposé aussi en quoi la politique germanophobe de Jean-Luc Mélenchon va dans le même sens. Il reste à parler des multiples et désastreux conflits dans lesquels les USA avec l’OTAN entraine l’UE notamment dans le Grand-Orient (Extrême-Orient + Maghreb + Afghanistan + Soudan + Somalie + Pakistan + Iran)


              • Eric F Eric F 11 janvier 10:29

                @Jean Dugenêt
                J’ai suffisamment développé les différents points abordés pour ne pas avoir à reprendre à zéro le débat, notamment sur le fait que l’initiative d’unification dans les années 50 visait à remplacer les conflits militaires séculaires à l’Ouest de l’Europe par la coopération, même s’il y a eu bien évidemment des tensions intérieures et extérieures, notamment du fait de obédience atlantiste que je déplore, le neutralisme serait préférable.
                L’UE n’est ni toute idyllique comme le présente la presse europhile, ni entièrement démoniaque comme le présente le courant europhobe, elle a des qualités et des défauts, des avantages et des inconvénients, il y a donc place pour une approche critique rationnelle au lieu de postures idéologiques « love » or « hate », je récuse ce binarisme simpliste.
                Nos gouvernements successifs ont fait du zèle européiste pensant avoir plus d’influence en passant pour les bons élèves de la classe, mais une position ferme sur des intérêts nationaux majeurs -comme l’avaient fait de Gaulle à propos de la politique agricole, ou Thatcher sur la contribution britannique- peut s’avèrer payante, de la part d’un pays fortement contributeur.

                PS : je ne suis pas entré en polémique sur le terme « nationaliste », d’une part je ne considère pas ce concept comme forcément une turpitude, et d’autre part il s’agit de votre part d’une « inversion dialectique » dont les idéologues font leur délice.
                Il faut noter que dans les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, il ne pouvait plus être question d’un nationalisme allemand, ce qui explique l’orientation « supranationale » des dirigeants de ce pays, quel que fut leur parcours antérieur (il faut toujours contextualiser, plutôt que procéder par amalgames et extrapolations simplistes). Aristide Briand a été l’un des inspirateurs.


              • eau-pression eau-pression 11 janvier 11:20

                @Eric F
                Nos gouvernements successifs ont fait du zèle européiste
                Au regard des échanges sur l’article 63 avec @Assouline (plus bas dans cette page), je ne peux leur reprocher ce zèle, puisque le système représentatif* les légitimait selon eux à poursuivre le forcing européiste.

                Clairement, l’article 63 est écrit en considérant qu’il y aurait une nation européenne. Alors, soit on joue le jeu de l’UE, soit on joue le jeu de sa nation. Car l’alternative (le double jeu) s’arrête un jour : cf Brexit.

                Si quelqu’un arrivé à construire un roman national européen, je changerai d’avis. Mais je ne l’aurai pas aidé, croyez-moi. Car ce forcing conduit à la banalisation de l’individu, à le réduire à un rouage, ce qui est un processus mortifère.

                * je n’oublie pas l’épisode 2005 suivi du traité de Lisbonne, qui devrait inciter la majorité des votants de l’époque à remettre en cause de système représentatif ; Sarkozi était aussi légitime qu’un tricheur qui planque des cartes dans sa manche, mais il se trouve que le système représentatif conduit à placer des individus ayant cette mentalité aux commandes.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 12:28

                @Eric F
                Après tout, je ne suis pas hostile à ce que vous fassiez des dissertations avec thèse, antithèse et synthèse sur la construction européenne mais là ou je persiste à dire qu’il y alternative c’est à dire une décision à prendre dans un choix strictement binaire c’est parce que on doit être partisan soit de rester dans l’UE soit d’en sortir. Il n’y a pas de solution intermédiaire que ce soit pour le Brexit ou pour le Frexit. Vous pouvez appeler cela du « binarisme simpliste » mais c’est la réalité.

                Pour ce qui est de la discussion sur le mot « nationaliste » j’ai montré quel est l’enjeu qui est derrière notamment avec la vidéo de l’intervention d’Edwy Plenel et j’y reviendrai.


              • Eric F Eric F 11 janvier 19:10

                @eau-pression
                je ne vois pas dans l’article en question le concept de « nation » européenne, mais d’un ensemble économique unifié (l’article se concentre du reste sur l’aspect des échanges de capitaux).

                A ce propos, on peut relever que l’environnement économique de l’époque n’était pas celui de la mondialisation, les échanges commerciaux et financiers avec l’« extérieur » étaient bien plus limités alors. Lors du développement des échanges intercontinentaux, il aurait fallu établir des clauses de réciprocité et de compensation des disparités monétaires etc. Mais au début (jusqu’aux années 90) la mondialisation nous a été favorable, on a fermé les yeux sur le protectionnisme des émergents.


              • Eric F Eric F 11 janvier 19:29

                @Jean Dugenêt
                Il ne s’agit pas de « disserter » en l’air, mais de traiter la réalité de la situation concernant la fondation de l’UE et ses évolutions.

                Entre « rester » ou « sortir », le choix est effectivement binaire, mais en restant, la politique menée vis à vis de l’Union notamment dans le cadre du Conseil Européen des chefs d’états et de gouvernement (qui est l’organe qui fixe le cap et les grands choix, que la Commission met en musique) peut prendre des orientations différentes. Idem l’utilisation ou non de « clauses de sauvegarde ».

                PS : encore une fois je n’entre pas dans la polémique sur le terme « nationaliste », je pense que c’est là pour le coup de la dialectique de tribune.
                Au passage, je précise être en désaccord avec les accusations de racisme ou d’antisémitisme à l’encontre de l’UPR et son dirigeant. Onfray dit parfois tour à tour une chose et son contraire, il ne faut guère y prendre garde.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 11 janvier 20:41

                @Eric F
                "la politique menée vis à vis de l’Union notamment dans le cadre du Conseil Européen des chefs d’états et de gouvernement (qui est l’organe qui fixe le cap et les grands choix, que la Commission met en musique) peut prendre des orientations différentes. Idem l’utilisation ou non de « clauses de sauvegarde".

                Il me semble que cette explication est fausse. Je ne suis pas spécialiste du mode de fonctionnement des institutions européenne mais il me semble qu’il ne revient pas à la commission de mettre de la musique sur des décisions du Conseil. Il me semble que, tout au contraire, c’est la commission européenne, où il n’y a aucun élu, qui prend toutes les décisions. Le conseil européen n’étant pas l’une des institutions législatives de l’UE, il ne prend pas part aux négociations sur la législation de l’UE ni à l’adoption de celle-ci.

                Il ne prend donc pas de décision. Il est invité à écouter les désirs et souhaits des chefs d’Etat mais rien n’oblige à ce qu’il en soit tenu compte. La Commission peut s’asseoir dessus. Elle n’a pas du tout à en tenir compte en écrivant une musique ou quoi que ce soit d’autre.
                Je serais curieux d’avoir un exemple d’une décision prise par le Conseil Européen. Par contre, c’est bien la Commission qui prépare les GOPE qui sont envoyées à chaque chef d’état qui doit les appliquer.


              • eau-pression eau-pression 12 janvier 09:09

                @Eric F
                Ce que vous me dites là est assez éloigné des échanges précédents.
                Dans les années 1980, j’ai travaillé sur des projets multi-nationaux, parler de double-jeu n’est pas une spéculation intellectuelle forgée pour la circonstance.
                Les articles 63 et suivants prétendent contraindre les partenaires européens à jouer collectif, nieriez vous cette lecture ? Ce que je dis de mon côté, avec toute la prétention qui sied à ma culture française, c’est que si les gens continuent à finasser pour favoriser leur pays d’origine, mieux vaut ne pas faire semblant et travailler sur des bases contractuelles.

                @J.Dugenêt s’est attaqué à un sujet très délicat, le lien entre l’individu et le reste du monde. Vous dites vous-même qu’évoquer le nationalisme n’est pas forcément une turpitude. Je suis d’accord pour ne pas attribuer aux mots une charge affective qui étouffe la réflexion.

                D’autant que l’esprit français étant caractérisé par la prétention universaliste, c’est viser à coté de la plaque que considérer qu’en se voulant Français on se replie sur son territoire géographique et historique. Villon s’adresse à ses « frères humains ». C’était avant les Frères restreints.

                La réalité d’aujourd’hui était frappante lors des commémorations de novembre 2018. Le coquelet français récitant un discours auquel il ne croit pas, guettant d’un oeil l’approbation de son éducatrice-initiatrice, devant cette grosse brute de Trump portant la responsabilité de garder un peu d’humanité dans ce monde, sous l’oeil indulgent d’un Poutine décontracté. Tout ça sans un soupçon de remords d’avoir trahi l’amitié avec la Serbie.
                Pendant ce temps, j’imagine que le feu couvait à Notre-Dame, business oblige.


              • Eric F Eric F 12 janvier 10:46

                @Jean Dugenêt
                "il est invité à écouter les désirs et souhaits des chefs d’Etat mais rien n’oblige à ce qu’il en soit tenu compte. La Commission peut s’asseoir dessus"
                FAUX !
                l’UPR prétend toujours que seule la Commission a tous les pouvoirs, mais cela prouve sa méconnaissance des traités et du fonctionnement réel de l’UE.
                *Le Conseil Européen (chefs d’état et de gouvernement), je cite : ’’définit les grandes orientations et priorités politiques de l’Union européenne’’
                [rôle équivalent à celui du président en France]
                *La Commission , je cite : ’’propose des textes législatifs et veille à leur application’’

                [rôle équivalent à celui du gouvernement en France].
                Le Conseil Européen ne participe pas directement à la rédaction et à la ratification des lois, tout comme notre président.

                *Les GOPE sont les ’’grandes orientations’’ qui découlent donc des décisions du Conseil Européen des chefs d’état et de gouvernement, la Commission les détaille en recommandations concrètes pour coordonner les politiques des différents états. Et qui donc approuve les GOPE ? c’est un autre Conseil (appelé Conseil de l’Union européenne), réunissant les ministres de l’économie et des finances des états membres (ECOFIN), en collaboration avec le Conseil Européen. On est donc bien loin d’un oukase unilatéral de la Commission, selon le cliché de slogans simplistes.
                ....je suggère que vous fassiez un cours de rattrapage sur les rôles des différentes instances de l’UE en assemblée générale de l’UPR. J’avais potassé ces sujets ayant participé à la campagne du « non » en 2005 sur des forums.


                Il est vrai que nos gouvernants s’exonèrent souvent aux yeux de l’opinion de leur propre rôle, en mettant en cause « les contraintes de l’UE » ...qu’ils fixent eux-même C’est le jeu facile « good cop/bad cop » juste en changeant de casquette.


              • Eric F Eric F 12 janvier 11:00

                @eau-pression
                « jouer collectif » au niveau économique est en effet ce qui est l’objectif de ces traités fondateurs, mais rappelons nous qu’il s’agissait alors de la Communauté Economique Européenne, il n’était pas question de structure politique à ce stade. Cela a été discuté par la suite (années 60), entre le projet supranational rejeté par la France, et le projet confédératif proposé par la France. On connait la suite, il y a une structure avec des aspects supranationaux et des aspects confédéraux, mais on est encore loin du concept de « nation européenne » -que vise certains courants très minoritaires-.


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 11:46

                @Eric F
                S’il fallait vous croire la politique européenne serait définie par le conseil européen qui réunit les chefs d’état de 27 pays 4 fois par an pour prendre des décisions à l’unanimité ou à la majorité qualifiée.
                Il est impossible qu’ils prennent ne serait-ce qu’une seule décision dans ces conditions. 27 pays qui ont des intérêts différents et qui discutent dans des langues différentes ! En fait que se passe-t-il à chacun de ces 4 sommets (autre noms des réunions du conseil). Les présidents assistent et participent à une cérémonie, une grand’ messe, organisée par le président du conseil, puis ils repartent chez eux sans rien avoir décidé. Pouvez-vous me donner un exemple concret de décision prise par le Conseil Européen ? Par exemple, je suis en mesure de montrer que la réforme des retraites qui met actuellement le feu à la France vient des GOPE et donc de la Commission. Par quel cheminement viendrait-elle du Conseil ?
                Les institutions européennes ont été mises en place pour faire une dictature. Elles sont calibrées pour cela. Il y a belle lurette que nous connaissons toutes les formes institutionnelles possibles et plus ou moins démocratiques pour gouverner un pays. Les 27 pays européens ont 27 constitutions qui ont toutes des points en commun mais les institutions européennes ne ressemblent en rien à cela.


              • Eric F Eric F 12 janvier 17:04

                @Jean Dugenêt
                "la politique européenne serait définie par le conseil européen qui réunit les chefs d’état de 27 pays 4 fois par an pour prendre des décisions à l’unanimité ou à la majorité qualifiée« .
                Relisez ce qui est écrit : il s’agit pour le Conseil Européen des chefs d’état et gouvernement de fixer la politique générale et les grandes orientations, et justement les Grandes Orientations de la Politique Européenne en sont la déclinaison par la Commission, soumis à approbation par le Conseil des ministres des états membres.
                Un des éléments prépondérants décidé par les chefs d’états, c’est la recherche d’équilibre budgétaire, la question des retraites est l’un des aspects, la formulation des recommandations de la commission parle de recherche de transparence, efficacité et équilibre, à part de PIB donné qui lui est consacré (notons que c’est une des plus fortes de l’OCDE).

                Parfois les chefs d’états et gouvernements traitent d’un sujet plus détaillé faisant l’objet de contentieux, comme par exemple la crise grecque, certains aspects de la directive sur les travailleurs détachés, ou encore les quotas de migrants.

                 »Les institutions européennes ont été mises en place pour faire une dictature« 
                Le but n’est pas d’établir une dictature, c’est encore un procès d’intention politicien, mais il y a une fonctionnement complexe puisque l’Union n’est pas un état fédéral, mais une forme de confédération d’états indépendants ayant mis en commun leur économie et certains aspects réglementaires. Du reste le rôle du PE a été renforcé puisqu’il entérine ou refuse la nomination des membres de la Commission et entérine les lois en partage avec le Conseil [des ministres des pays membres], mais c’est là un aspect »supranational« que contestent les souverainistes.
                Il y a un point que j’ai déjà soulevé, c’est que les gouvernants »chargent" l’UE de la responsabilité de contraintes qui en découlent des grandes orientations qu’ils définissent et qu’approuvent leurs représentants. Il y a une dilution des responsabilités sur laquelle ils jouent en terme de communication.


              • Eric F Eric F 12 janvier 17:10

                Voilà l’organigramme des instances européenne, à diffuser auprès des militants de l’UPR qui ne connaissent en tout et pour tout que la commission, considérée comme deux ex machina omnipotent. Tous ses actes sont soumis à approbation soit du PE, soit du Conseil [des ministres des états membres]

                https://www.diploweb.com/UE-Schema-des-institutions.html


              • prong prong 12 janvier 17:18

                @Eric F

                Donc un petit pays comme le luxembourg decide autant qu’ un des grand pays densément peuplé ...

                Tu n’ y voit pas une faille democratiquepopulaire au profit d’ une democratie censitaire  ?


              • Eric F Eric F 12 janvier 18:39

                @prong
                C’est effectivement la caractéristique de l’entité « UE » d’être un regroupement d’états considérés comme à égalité. Mais certaines décisions sont prise en fonction de la taille de chaque état en terme de population :
                -Au Conseil européen des chefs d’état et gouvernement : « consensus » pour les orientations générales
                -Au Conseil de l’Union Européenne |ministres des états membres] : 1 état 1 voix pour la majorité simple ou l’unanimité, mais désormais la plupart des décisions sont prises à la majorité qualifiée, qui est définie depuis le traité de Lisbonne en fonction du poids démographique de chaque état (lien) . Concrètement, pour ce type de scrutin, la France a un poids de 29, le Luxembourg de 4
                -Au Parlement Européen : chaque état a un nombre de députés proportionnel à sa population.

                PS : un suffrage censitaire donnerait un poids de vote proportionnel au PIB, non pas une voix par état


              • Eric F Eric F 12 janvier 18:42

                si l’UPR souhaite que je fasse une présentation des institutions de l’UE, j’ai pas mal potassé la question, et je propose de faire un exposé gratos à leur prochain plénum smiley


              • prong prong 12 janvier 18:50

                @Eric F

                Ravi que tu ais compris mes argument et je reçoit volontiers les tient .
                Tu l’ aura compris , un retour a la souverainetée nationale me semble indispensable (ce qui ne fait pas de moi un UPR non plus )

                L’ autre solution serait d’ integrer l’ europe dans la france mais c’ est la pire on sait comment ca derape ( ne serait ce que sous napoleon ) .

                Une fédération de souverainetée , pourquoi pas (mais de grace ne nous ponder pas un maastrich a l’ envers .

                Pour censitaire , je pensait plutot au statut de paradis fiscal (luxembourg , irlande , et bien d’ autre qui represente un pouvoir d’ exilé fiscaux bloquant justement l’ adhesion majoritaire a un reglement sain pour les poulation d’ europe .

                creons un neologisme Exptrié-fiscal-censitaire a moins que tu ais un mot grec genial pour quaifier cet etat de fait « bankster-europeen » 


              • prong prong 12 janvier 18:53

                @Eric F

                Presente , presente autant que tu veut , je ne me gene jamais pour jouer gentiment au bowling avec Fifi , du coup je suis anti-UPR , ou UPR reformiste au choix .

                D’ autre parti anti europeen existent en europe et c’ est la le plus grand des paradoxe , il ne sont que dans les villes bourgeoise jamais dans les campagne bouseuse :)


              • eau-pression eau-pression 12 janvier 19:12

                @Eric F
                Ce sera assez conforme à votre comportement sur ce fil de discussion, où vous semblez répondre à l’idée que vous vous faites des partisans de l’UPR plutôt qu’à ce qui vous est réellement dit.

                Le délirant @xéno a déjà ce comportement : il s’adresse à @upr.

                Ceci dit, FA a toujours un compte sur Agoravox, vous pouvez lui faire directement votre proposition


              • mmbbb 12 janvier 19:56

                @samy Levrai tu n arrêtes jamais , Toi tu as de bonnes notes Tu recopies sagement les propos de ton mentor ! C est l esprit même ! La nature est injuste on n a pas tous ton intelligence, Faculté essentielle pour etre a l UPR , Vous représenteriez 95 % des voix aux elections 1 % c est le seuil que vous ne dépassez pas , vous êtes trop intelligent pour l ensemble de la populace .
                RDV en 2022 , la fulgurance d Asselieneau devrait etre payante 2 % des vois , max ! En 2022 casses toi avec ton parti moribond 


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 12 janvier 22:01

                @troletbuse
                Vous devriez plutôt acheter celui-là.


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 13:24

                Au sujet de la domination de l’Allemagne sur l’ Europe, Asselineau a analysé la Commission européenne nouvelle formule.

                Les postes importants sont trustés par des Allemands, et les autres Commissaires venant d’autres pays, sont sérieusement encadrés...par des Allemands. Ils font de la politique comme ils construisent leurs berlines, rien n’est laissé au hasard...


                « UPR-La stratégie allemande dans l’ Union européenne »


                • HELIOS HELIOS 6 janvier 18:06

                  @Fifi Brind_acier
                  ...  Ils font de la politique comme ils construisent leurs berlines, rien n’est laissé au hasard. ...
                  cela s’appelle du sérieux, du professionnalisme.
                  Nous, nous nous contentons d’envoyer des « copains » aussi nuls les uns que les autres.
                  Faut pas se plaindre non plus quand on joue « petit ».


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 19:56

                  @HELIOS
                  Nous, nous nous contentons d’envoyer des « copains » aussi nuls les uns que les autres. 

                  Thierry Breton « fait du bon boulot » ! Il s’est vite adapté à son rôle de Mamamouchi européen ! A peine installé, il s’est fait le porte parole de la Commission et a soutenu la réforme des retraites... !


                • Olivier Perriet Olivier Perriet 6 janvier 15:06

                  Salut,

                  On n’a pas besoin d’Onfray pour assimiler l’UPR et une secte de born again lourdingues. Secte dans le sens états-unien du terme, je précise, qu’il n’y ait pas de procès en « diffamation » smiley

                  UPR = Témoins de Jéhova du gaullisme, splendide contradiction entre la forme et le fond, qui infligent le coup de grâce final aux idées qu’ils disent défendre.

                  Grâce à eux le Frexit est à 1%.

                  On touche le fond, mais qu’importe : pour eux, l’essentiel c’est de préserver leur boutique smiley


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 20:09

                    @Olivier Perriet
                    Onfray pas de procès en « diffamation » 

                    Il y a eu dépôt de plainte de l’ UPR contre Michel Onfray, pour diffamation.
                    La plainte a été retirée quand Onfray a présenté ses excuses.
                    .
                    Faute d’arguments, vous mangez des merles et vous en êtes réduit à des insultes.
                    J’espère au moins que vos faites cela gratuitement, sinon, c’est vraiment de l’argent gaspillé !
                    .
                    Tout le monde voit bien que vous n’avez rien à répondre, ni aux arguments, ni aux documents d’archives, fournis pas l’ UPR pour étayer ses analyses...


                  • assouline assouline 6 janvier 15:22

                    Il est indéniable et logique que les USA ont trouvé un intérêt de première ordre à fédéraliser l’Europe d’après-guerre, dans le contexte d’une URSS toute puissante et conquérente. Seulement, l’Europe américaine s’arrête là...

                    Attribuer aux Américains l’initiative de la monnais unique, laquelle était plus que susceptible de concurrencer le Dollars, ainsi de précipiter la dédollarisation de l’économie mondiale relève de la stupidité.

                    En outre, il serait erroné de nier à l’Europe l’utilité propre d’une fédéralisation quelle qu’en soit la forme. Les Américains, dans les années 60, avaient autant à craindre qu’à espérer d’un Europe unifiée et puissante. L’Europe, de son côté, ne pouvait escompter qu’’un gain de puissance d’une dynamique d’’union. Seul risque pour cette dernière : Se mettre à dos les USA en multipliant les initiatives en faveur de ses propres intérêts et de sa propre souveraineté.

                    Il s’agirait, comme on le voit, de ne pas confondre les faits historiques et leur aboutissement. Ce qui fût fait ne visait pas forcément à instaurer l’état actuel des choses de même que ce qui est n’est pas nécessairement l’aboutissement de ce qui fut fait. Il conviendrait, par aillleurs, de considérer davantage les coups de boutoir des administrations américaines contre l’Union européenne durant ces dix dernière années et de voir à quel point il déplaît à Washington que l’Union prenne son destin en main. La petite phrase du président Macron sur la « mort cérébrale de l’OTAN » ne visait qu’à stigmatiser le divorce, loin encore d’être consommé, de l’Europe et des USA.


                    • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 16:02

                      @assouline
                      "Il est indéniable et logique que les USA ont trouvé un intérêt de première ordre à fédéraliser l’Europe d’après-guerre, dans le contexte d’une URSS toute puissante et conquérente. Seulement, l’Europe américaine s’arrête là...« 

                      Le projet des américains de l’après guerre pour l’Europe de l’Ouest était un projet symétrique de celui de l’URSS pour l’Europe de l’Est.
                      En 1945, ils sont venus pour installer une administration américaine. Ils ont ensuite accepté le projet de De Gaulle qui a réusst à remettre en place un état capitaliste en recyclant les cadres de l’Etat pétainiste et en désarmant la résistance avec l’aide de Staline qui a donné pour consigne aux cadres du PCF d’obéïr à De Gaulle.
                      Cette solution avait pour les américains l’avantage de régler le problème de la résistance en armes qui aurait cherché une solution non-capitaliste dans le cadre du programme du CNR. C’était donc pour les américains un bon compromis qui ne leur a pas fait abandonner leur projet initial. Ils ont alors mis en place le plan Marschall puis la CECA, puis la CEE. Jusqu’en 1967 la CEE était dirigée par des pions des américains avec notamment Walter Hallstein. Il y a eu ensuite la crise de 1968 puis le départ de De Gaulle en 1969. Les américains étaient encore plus libres ensuite de mener leur politique de vassalisation de l’Europe.

                       »Les Américains, dans les années 60, avaient autant à craindre qu’à espérer d’un Europe unifiée et puissante.« 

                      Je vous rappelle la conférence de presse du 15 mai 1962 du général de Gaulle qui craignait déjà que puisqu’il »n’y aurait pas une politique (pour l’Europe) faute qu’on puisse en imposer une à chacun des (six) états (...) il y aurait peut être un fédérateur, mais il ne serait pas européen"


                    • assouline assouline 6 janvier 15:34

                      Puisqu’il est question ici de nationalistes, de construction européenne et d’Hallstein dont le passé fut pour le moins douteux, précisons que Pierre Laval, qui oublia de se distinguer par ses positions droit-de-l’hommistes, exprimait dès le début des années 30 des opinions et une vision pro-européennes ambitieuses et avancées pour son temps. A l’image de ce qui est aujourd’hui.

                      La construction européenne n’est pas une excentricité d’après-guerre. On en trouve les germes bien plus tôt dans l’Histoire des nations euroépennes. Napoléon, lui-même, y avait songé comme à une inéluctable nécessité... mais il était allé un peu fort sur la pratique...


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 janvier 20:24

                        @assouline
                        La construction européenne n’est pas une excentricité d’après-guerre.

                        L’idée de coloniser les autres pays pour les soumettre, est vieille comme le monde ! Mais d’habitude, la colonisation se fait par la guerre de conquête.
                        Les colonisés se rendent très bien compte qu’ils ont changé de maître !
                        .
                        En Amérique latin, par exemple, les USA ont multiplié les coups d’états.
                        Ces pays sont devenus les plus anti impérialistes de la planète !
                        Ce qui n’est pas une réussite, du point de vue stratégique, pour les USA....
                        .
                        Ils font la même chose au Moyen Orient depuis 20 ans : ils se fabriquent des ennemis qui les haïront jusqu’à la 7e génération !
                        .
                        C’est efficace pour piquer le pétrole, ou le lithium en Bolivie, mais ce n’est pas politiquement intelligent. Les cowboys du Pentagone et de la CIA ne sont pas forcément des malins, ils tirent d’abord et évitent de réfléchir ensuite.
                        Pour le business, c’est le court terme qui prime.
                        .
                        En Europe, au contraire, ils ont utilisé « le soft power », ils n’apparaissent pas sur le devant de la scène, ils utilisent des marionnettes, soit volontaires soit corrompues, pour faire le boulot par procuration : « Je vous nique, mais vous ne savez pas que c’est moi ! »


                      • Xenozoid Xenozoid 6 janvier 20:33

                        @upr

                        En Europe, au contraire, ils ont utilisé « le soft power », ils n’apparaissent pas sur le devant de la scène, ils utilisent des marionnettes, soit volontaires soit corrompues, pour faire le boulot par procuration : « Je vous nique, mais vous ne savez pas que c’est moi ! »

                        c’est le retour de bâton,l’europe a fondé les états unis...yes, tourne tourne en des milliers de pas qui ne mêne nullle part,moi je suis pragmatique,et je vois les langues fourchues s’en prendre plein la gueule, et la je rejoins pallas

                        l’oeuf ou la poûle ?


                      • Xenozoid Xenozoid 7 janvier 21:35

                        @upr

                         c’est si difficille de réaliser que les états unis sont une construction de l’europe,et que l’ironie vous la renvoie ?...pauvre upr

                        comme vous dites souvent a l’upr

                        Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » Jacques-Bénigne Bossuet.


                      • Jean S 6 janvier 15:59

                        Qui est donc Fifi brin d’acier ?

                        Une gamine surdouée qui a toujours tout bon, qui reçoit les prix d’excellence 3 étoiles.

                        Ou un avocat aux services communication fake news de l’UPR, à combien ? Des secrétaires qui vote 3 étoiles sur Agoravox ?

                        Une petite peste 1% anti-démocratie qui participe aux dégats macroniens de destructions massives en ouvrant la voie à Le Pen Macron encore une fois ?

                        La france et son nombril qui ne pense qu’a une certaine france, pas aux Français

                        Quand on pense que Greta l’égérie climatique est vilipendée et que la fille scandinave d’Astrid Lindgren est adulée en France quel scandal !

                        De qui se moque t-on ?


                        • samy Levrai samy Levrai 6 janvier 16:10

                          @Jean S
                          Une attaque ad hominem sans aucun argument recevable, de la pure diffamation plutôt stupide car sans aucun exemple... Je parie que cela vient d’un europeiste convaincu ( c’est à dire religieux...) du style la caution de « gauche » du parti unique euro atlantiste au service exclusif de la finance et des banques car la branche raciste du parti unique euro atlantiste se retrouve elle aussi attaquée mais eux par leurs propres frères en politique... 


                        • samy Levrai samy Levrai 6 janvier 16:16

                          @Jean S
                          J’adore les plaisantins... quel est donc la différence entre un parti qui veut rester dans l’UE, l’euro et l’OTAN et un autre qui veut la même chose ? je veux dire à part un positionnement purement marketing comme la couleur du logo ? pourquoi la Grece a elle la meme politique que l’Allemagne, la France, l’Autriche l’Italie ou la Finlande ? 
                          qui donc dirige la France ? qu’est ce qu’un pays souverain ? qu’est ce qu’un pays qui n’est pas souverain ? 


                        • Xenozoid Xenozoid 6 janvier 16:34

                          @upr

                          c’est vrais qu’en s’ échangeant les mots de passe des pseudos entre les croyants on fait plein de petites étoiles,cela a été prouvé et même dénoncé sur ce site,les arguments basés sur la répétition n’aide pas, et je considere les upr comme du bétail, d’ou ma réponse a leur membre(s) qui ne sera j’amais une réponse a l’individu si il existe, ce dont je doute fort... dommage que l’upr se tire une balle dans la pied a agir de la sorte,il faut le dénoncer comme l’upr dénonce les média qui utilise la même méthode....si ce site est un écho de l’upr, il n’y a donc plus rien a argumenté...sauf peut être proutttt !!!!


                        • cettegrenouilleci 6 janvier 16:35

                          @Jean S

                          « Fake news de l’UPR »

                          Votre dépit fait plaisir à voir.

                          Accuser sans fournir l’ombre d’une preuve, cela s’appelle calomnier.

                          Pas très reluisant, ce petit passe-temps !

                          Veuillez citer les informations erronées que l’UPR et ses militants auraient délibérément diffusées pour servir des intérêts politiciens.
                          Il n’y en a pas.

                          Les crachats que vous jetez à la figure de l’UPR et de Fifi ne vous honorent pas.



                        • samy Levrai samy Levrai 6 janvier 16:40

                          @Xenozoid
                          Change de dealers, trouve toi un nouveau cerveau, le tiens est foutu et ça se voit.


                        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 6 janvier 16:57

                          @Jean S
                          Vous êtes hors des obligations de la charte de bonne conduite pour les forums d’Agora Vox.
                          Je vous rappelle notamment les dispositions suivantes

                          • Toute insulte ou attaque personnelle est proscrite ;
                          • Aucun règlement de compte ou provocation n’est toléré ;
                          • L’acharnement flagrant contre un auteur ou un commentateur, même en absence d’insulte, est interdit.

                          Votre post n’est qu’une attaque personnelle contre Fifi_brin_d’acier. Il ne contient que des jugements de valeurs et des insultes (petite peste...) sans aucun argument et sans aucune justification.

                          A l’inverse de ce que vous faites, la charte de bonne conduite prévoit ce que doit être l’espace de commentaires :

                          "L’espace de commentaires présent sous chaque article est un lieu de conversation et de débat. Il permet un échange entre l’auteur de l’article et ses lecteurs. C’est un prolongement de l’article : il permet de l’enrichir avec des informations nouvelles, de le critiquer, et de pointer d’éventuelles erreurs."


                        • Xenozoid Xenozoid 6 janvier 17:39

                          @upr

                          Change de dealers

                          il ne vend pas d’étoiles ou d’article gnan gnan...et vous dit prouttt !!! !


                        • Jean S 6 janvier 20:22

                          @Jean Dugenêt

                          Monsieur Jean Dugenêt bonsoir,

                           

                          Je vous prie de bien vouloir m’excuser si je vous ai heurté, choqué. Il est clair que mon propos est une plaisanterie. Mes véhémences étaient toutes suivies d’un point d’interrogation. Le mot fake news est à ce point percutant qu’il en est tonitruant et assourdissant.

                          je suis cependant déçu de voir que systématiquement les climato-septiques, les brexiteurs, les frexiteurs taxés de trois étoiles très intéressants et les arguments contras taxés de une étoile pas intéressant.

                          Il est clair que je choisi Simone Veil et Jacques Chirac que je préfère l’Europe démocratique à la dictature ploutocrate européenne. Simone Veil avait été traitée aussi de nazi.

                          Elle a été présidente de l’Europe et quelle présidente. Les Français l’oublient.

                          L’argument de la monnaie unique régulée et maitrisée était tentant, il est devenu un esclavage parce que les banques en ont abusé. Nous vivons combien de millions en Euros ?

                          L’Angleterre n’a jamais fait partie de l’Europe et plébiscité de cracher sur l’Europe n’est pas constructif.

                          Croyez vous que j’aurais choisi la constitution de Giscard d’Estaing ?

                          Je vous prie de bien vouloir excuser ce pétard humide qui perturbe les commentaires de votre article.

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