Pour les aveugles des crimes de masse des libéraux qui n’ont rien a envié à ceux des communistes :
"Il est important de noter que malgré la taille gigantesque de la
surmortalité dans la famine chinoise, la surmortalité en Inde due à la
privation régulière en temps normal éclipse largement la première. En
comparant le taux de mortalité de l’Inde de 12 pour mille à celui de la
Chine de 7 pour mille, et en appliquant cette différence à la
population indienne de 781 millions en 1986, nous obtenons une
estimation de la surmortalité normale en Inde de 3,9 millions par an. Cela
implique que tous les huit ans environ, plus de personnes meurent en
Inde en raison de son taux de mortalité régulier plus élevé qu’en Chine
lors de la gigantesque famine de 1958-1961. L’Inde
semble réussir à remplir son placard avec plus de squelettes tous les
huit ans que la Chine n’en a mis dans ses années de honte."
Jean Dreze et Amartya Sen.
En
d’autres termes, bien que l’Inde n’ait connu aucune période concentrée
de famine qui puisse être facilement identifiée et suspendue au cour
d’une idéologie particulière, ses conditions ordinaires pour la seconde
moitié du 20e siècle, dans lesquelles une distribution
extraordinairement inégale des terres obtenues, créa une surmortalité
qui, à long terme, a éclipsé celle de la pire famine du siècle.
La plupart des morts et des souffrances résultant du capitalisme restent obstinément peu spectaculaires.
Lorsque
les diabétiques rationnent leur insuline en raison de la hausse des
coûts et que certains meurent, c’est une conséquence de la répartition
des droits de propriété qui existe dans notre société. Lorsque
les pauvres et les non-blancs souffrent d’une mortalité accrue due à la
pollution atmosphérique, cela aussi est une conséquence de notre
système économique actuel.
Cet exercice pourrait être prolongé indéfiniment. Les
personnes dont la vie est dévastée parce que notre société privilégie
les droits de propriété des riches sur les besoins des pauvres sont tout
autant victimes d’une injustice que celles qui sont mortes dans des
catastrophes comprimées sous des États se disant socialistes.