Papier à la
fois stimulant, suscitant la réflexion, et un peu décourageant par le manque de
perspective positive.
Que nous
apprend-t-il ? Qu’il y a dans toute société des dominants qui recherchent
le consentement de la masse.
Que ce
consentement est obtenu par divers moyens qui évoluent avec le temps (et sans
doute les circonstances)
Ainsi, il y
eut Caligula, le Duce, et voici Pujadas et sa bande du Siècle. Sans oublier MBS,
un original en décalage de 20 siècles.
Au-delà de
ces constats assez banals, l’intérêt de l’article est de souligner le mépris
des dominants actuels pour la masse. Ils n’auraient qu’un seul but : constituer un Etat profond pour durer
au pouvoir et vivre dans l’entre-soi. Mais une allusion à notre Révolution
indique que cette séparation élites/masse (et le mépris qui va avec ?) n’est
pas nouvelle.
Cette
séparation, théorisée par K.Marx, est-elle de tous temps, est-elle toujours de
nature semblable : forte pression des dominants sur les dominés, recherche
du consentement, mépris (y compris sous les régimes communistes, disparus ou
actuels) ?
S’y ajoute,
du moins en France, la séparation entre cultures (religions) distinctes formées
au cours des siècles sur des continents différents, du fait de l’immigration.
Cette séparation est-elle tout aussi irréductible ?
On serait
tenté de répondre par l’affirmative, qu’il y aura toujours une classe dominante
en recherche de consentement. Que les moyens mis en œuvre pour perpétuer la
domination sur la masse sont plus ou moins supportables (Pujadas and Co pas trop
désagréables, parfois méprisables dans leur prétention à dominer sans réelle
qualité morale ou spirituelle. Ce soft power ne suscite pas vraiment l’envie et l’admiration).
Et d’ajouter
que la vraie question, qui détermine le reste, est civilisationnelle : à
quelle civilisation appartient la société en question, à quel stade de développement
(ascendant, décadent), une religion y est-elle majoritaire, deux ou plusieurs civilisations
(religions) y sont-elles en concurrence ?
Les réponses
à ces questions déterminent la nature de la relation dominants/dominés. Il me
semble qu’une grande religion structurante, fondement d’une civilisation, a un
effet plutôt positif sur cette relation.
De ce point
de vue, où en sommes-nous en France ?
Une religion, la catholique, en déclin. Une autre, l’islam, ascendante. Une culture en voie d’effacement (Céline, Proust, Gide, Mauriac ... Brassens, Brel, Aznavour, Ferré, Gainsbourg, Bécaud ... remplacés par ??? Houellebecq ?), une élite regardant vers le grand large, un peuple déstabilisé, et inquiet.
La suite est imprévisible.