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(...) Après avoir continué à servir de « plume » pour certains articles de
presse, notamment sur l’euro, portés à la signature de l’ancien
ministre, M. Asselineau a fini par rencontrer pour la première fois M.
Pasqua en novembre 1999. Après plusieurs mois encore, ce dernier a
décidé de l’embaucher comme fonctionnaire détaché au Conseil Général des
Hauts-de-Seine, tout d’abord comme directeur dans les services (du 1er
juin 2000 au 30 juin 2001), puis comme directeur de son cabinet du 1er
juillet 2001 au 30 mars 2004, soit pendant 2 ans et 9 mois dans ces
dernières fonctions.
Insistons sur le point précédent : M. Asselineau a donc été directeur
de cabinet de M. Pasqua, certes, mais lorsque celui-ci était président
d’une collectivité locale, le Conseil Général des Hauts-de-Seine. À
cette époque, M. Pasqua n’était plus ministre depuis déjà 6 ans (il
avait quitté toute fonction gouvernementale en juin 1995). M. Asselineau
n’a donc jamais été, ni directeur, ni même simplement membre du cabinet
de M. Pasqua lorsque celui-ci fut ministre de l’Intérieur à plusieurs
reprises (la dernière fois de 1993 à 1995). Il n’a jamais travaillé non
plus pour celui-ci d’une quelconque façon, ni à ce titre ni à aucun
autre, avant 1999.
Cela signifie en particulier que M. Asselineau n’a jamais travaillé
au ministère de l’Intérieur et qu’il n’a jamais été, ni de près ni de
loin, mêlé aux « affaires politico-judiciaires » de M. Pasqua qui ont
émaillé la chronique ces dernières années. À la différence de quelques
hautes personnalités, travaillant à l’Élysée, qui ont été entendues par
la justice sur ces affaires parce qu’elles travaillaient avec M. Pasqua
lorsque celui-ci était ministre de l’Intérieur (c’est le cas de MM.
Guéant et Guaino qui ont été convoqués par les juges), M. Asselineau n’a
jamais été – et pour cause – entendu par la justice. Son nom n’a jamais
été mêlé, ni de près ni de loin, à ces affaires, ni d’ailleurs à aucune
autre.(...)