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Commentaire de devphil30

sur Covid-19 : inquiétudes médicales sur le pari d'Emmanuel Macron


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devphil30 devphil30 9 février 05:50

Vaccin stérilisant ?

https://lesmoutonsenrages.fr/2021/02/06/declaration-dalexandra-henrion-caude/

Grippe de Hong kong

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_de_Hong_Kong

En juillet 1968, le journal Le Monde donnait la parole à l’Institut Pasteur qui indiquait à propos de l’épidémie qu’« il ne semble pas cependant qu’elle doive prendre un caractère de quelconque gravité ». L’épidémie a été sous-estimée par les médias en France5.

Arrêt sur images relève qu’« à l’époque, l’ORTF traite l’affaire avec une relative légèreté, alors que dans certaines régions, les établissements scolaires sont fermés, les transports perturbés »45. En effet 15 % des cheminots sont malades sur cette période5. On note également que de nombreuses boutiques sont fermées5. Mais le ton de la presse reste badin par exemple pour évoquer les vedettes qui sont alitées5. Le 18 décembre 1969 alors que la mortalité grimpe en flèche, Le Figaro écrit que l’épidémie « reste stationnaire » et Le Monde titre « L’épidémie de grippe paraît régresser en France »5. Ce journal ne consacrera que quelques courts articles à la situation46. Aucun média n’utilise le mot de pandémie alors qu’il avait été employé pour la grippe asiatique de 1957. Un chroniqueur du Monde écrit le 11 décembre 1969 que « l’épidémie de grippe n’est ni grave ni nouvelle. Est-il bien utile d’ajouter à ces maux les risques d’une psychose collective ? » Le journal France-Soir fait bien mention d’un quart de la population atteinte mais traite le sujet comme un marronnier de la presse, sans caractère de gravité5.

Le chef du service d’infectiologie du centre hospitalo-universitaire de Nice, le professeur Dellamonica, alors externe à l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon témoigne : « On n’avait pas le temps de sortir les morts. On les entassait dans une salle au fond du service de réanimation. Et on les évacuait quand on pouvait, dans la journée, le soir. Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. Ils mouraient d’hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, tout gris. Il y en avait de tous les âges, 20, 30, 40 ans et plus. Ça a duré dix à quinze jours, et puis ça s’est calmé. Et étrangement, on a oublié »47.

Selon l’historien Patrice Bourdelais, cela s’explique par le fait que de nombreux sujets « occupent l’agenda médiatique et politique », tels que « l’après-68 », l’arrivée au pouvoir de Georges Pompidou, et la guerre du Biafra qui suscite l’intérêt des médias pour l’épidémie et la famine qui y ont cours ; mais aussi par un « optimisme global » dans le contexte des Trente Glorieuses à travers une « idéologie de victoire renouvelée des antibiotiques » et une « culture du progrès qui fait qu’on n’est pas très inquiets »45.

Cette absence de médiatisation immédiate s’explique en partie par l’absence des médias sociaux et de statistiques immédiates, mais aussi par l’espérance de vie de l’époque où la mort des personnes âgées de plus de 65 ans était socialement acceptée comme « naturelle »6.


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