@Mélusine ou la Robe de Saphir.
@moderatus Me revoilou. ses positions sur la question de l’avortement sont très « papistes »,7 millions de français qui auraient pu repeupler la France (limite de chez limite). S’écartant même de Simone Weil..
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Mélusine je crois que vous faites erreur
personne ne peut être contre l’avortement tel que Simone X Weil l’a fait voter.
mais cette loi que l’on pouvait certes améliorée a été dévoyée complètement
Paris, le 26 novembre 1974.
Il y a 40 ans, extraits du discours
de Simone VEIL à l’Assemblée
l’avortement doit rester l’exception,
l’ultime recours pour des situations sans issue. Mais comment
le tolérer sans qu’il perde ce caractère d’exception, sans que
la société paraisse l’encourager ?
Aucune femme ne recourt de gaieté de
cœur à l’avortement. Il suffit d’écouter les femmes. C’est
toujours un drame et cela restera toujours un drame.. C’est
pourquoi, si le projet qui vous est présenté tient compte de la
situation de fait existante, s’il admet la possibilité d’une
interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que
possible, en dissuader la femme.
Or, si le législateur est appelé à
modifier les textes en vigueur, c’est pour mettre fin aux
avortements clandestins qui sont le plus souvent le fait de celles
qui, pour des raisons sociales, économiques ou psychologiques, se
sentent dans une telle situation de détresse qu’elles
sont décidées à mettre fin à leur grossesse dans n’importe
quelles conditions.
Tout en évitant d’instituer une
procédure qui puisse la détourner d’y avoir recours, le
projet prévoit donc diverses consultations qui doivent la conduire à
mesurer toute la gravité de la décision qu’elle se propose de
prendre.
Le médecin peut jouer ici un rôle
capital, d’une part, en informant complètement la femme des
risques médicaux de l’interruption de grossesse qui sont
maintenant bien connus, et tout spécialement des risques de
prématurité de ses enfants futurs, et, d’autre part, en
la sensibilisant au problème de la contraception.
Bien des femmes apprendront ainsi à
l’occasion de cette consultation qu’elles peuvent accoucher
anonymement et gratuitement à l’hôpital et que l’adoption
éventuelle de leur enfant peut constituer une solution.
Tous ces entretiens auront
naturellement lieu seul à seule, et il est bien évident que
l’expérience et la psychologie des personnes appelées à
accueillir les femmes en détresse pourront contribuer de façon
non négligeable à leur apporter un soutien de nature à les faire
changer d’avis. Ce sera, en outre, une nouvelle occasion
d’évoquer avec la femme le problème de la contraception et
la nécessité, dans l’avenir, d’utiliser des moyens
contraceptifs pour ne plus jamais avoir à prendre la décision
d’interrompre une grossesse pour les cas où la femme ne désirerait
pas avoir d’enfant. Cette information en matière de
régulation des naissances – qui est la meilleure des dissuasions à
l’avortement nous paraît si essentielle que nous avons prévu d’en
faire une obligation, sous peine de fermeture administrative, à
la charge des établissements où se feraient les interruptions de
grossesse.
Tout d’abord, l’interruption de
grossesse ne peut être que précoce, parce que ses risques
physiques et psychiques, qui ne sont jamais nuls, deviennent
trop sérieux après la fin de la dixième semaine qui suit la
conception pour que l’on permette aux femmes de s’y exposer.
De même, le gouvernement est décidé
à appliquer fermement les dispositions nouvelles qui remplaceront
celles de la loi de 1920 en matière de propagande et de
publicité. Contrairement à ce qui est dit ici ou là, le
projet n’interdit pas de donner des informations sur la loi et sur
l’avortement ; il interdit l’incitation à l’avortement
par quelque moyen que ce soit car cette incitation reste
inadmissible.
Je voudrais enfin expliquer l’option
prise par le gouvernement, qui a été critiquée par certains,
sur le non-remboursement de l’interruption de grossesse par la
Sécurité sociale.
Lorsque l’on sait que les soins
dentaires, les vaccinations non obligatoires, les verres correcteurs
ne sont pas ou sont encore très incomplètement remboursés par la
Sécurité sociale, comment faire comprendre que l’interruption de
grossesse soit, elle, remboursée ? Si l’on s’en tient aux
principes généraux de la Sécurité sociale, l’interruption de
grossesse, lorsqu’elle n’est pas thérapeutique, n’a
pas à être prise en charge. Faut-il faire exception à ce
principe ? Nous ne le pensons pas, car il nous a paru nécessaire
de souligner la gravité d’un acte qui doit rester exceptionnel,
même s’il entraîne dans certains cas une charge financière pour
les femmes.
Ce qu’il faut, c’est que
l’absence de ressources ne puisse pas empêcher une femme de
demander une interruption de grossesse lorsque cela se révèle
indispensable ; c’est pourquoi l’aide médicale a été
prévue pour les plus démunies.
Ce qu’il faut aussi, c’est bien
marquer la différence entre la contraception qui, lorsque les femmes
ne désirent pas un enfant, doit être encouragée par tous les
moyens et dont le remboursement par la Sécurité sociale vient
d’être décidé, et l’avortement que la société tolère
mais qu’elle ne saurait ni prendre en charge ni encourager.