@cevennevive
Merci
.Vos remarques me donne aussi l’occasion de compléter mes réflexions.
Je crois que nous sommes beaucoup à pester
dans nos cuisines à l’heure du petit-déjeuner contre ce gâchis. Avec les mêmes
réflexes que les vôtres. A devoir en plus de temps en temps supporter l’autosatisfaction
des ténors de la « 1ère matinale de France » qui ont décidément
du mal à comprendre que si nous sommes là, c’est que nous sommes attachés au
service public avec malheureusement des attentes de moins en moins satisfaites,
qu’il y a aussi un nombre conséquent de réfugiés médiatiques chassés des autres
radios par une propagande caricaturale, une démagogie sans vergogne et l’omniprésence
de la publicité. C’est plutôt préoccupant que réjouissant. Et aussi c’est vrai des
gens contents de partager une vision rassurante et aseptisée du monde et de l’information
qui les rapprochent croient-ils de professionnels rompus à la mise en scène de
la proximité.
Tant
mieux pour eux mais pour un service public le compte n’y est pas.
Personne ne dit que c’est facile par les temps qui court
de travailler dans ce genre d’endroit. Garder son travail, faire progresser sa
carrière ne peut se faire sans une autocensure bien contrôlée ni beaucoup de
travail et d’habileté en attendant des jours meilleurs. Les mercenaires et les
idéologues des réseaux dominants font la loi et les concurrents imposent à l’occasion
leur agenda et leurs thèmes. Il semble pourtant trop souvent difficile d’y
résister. En attendant, alors qu’ici l’invocation de la démocratie est la
règle, nous avons du mal à bénéficier d’une information complète méthodiquement
sourcée ou équilibrée et à observer le même traitement et respect pour tous les
acteurs politiques et sociaux. Et pourtant c’est indispensable si nous voulons
sortir notre société de la mauvaise passe actuelle et empêcher les dérives en
cours.Pas de méprise, nos attentes et critiques sont une marque de confiance en ce que peut
faire un service public.