@Massada
A écouter en replay l’émission d’arte « 28 minutes » hier soir, ou était invité l’aurteur franco russe Legor Gran, auteur de « Z comme Zombi » installé en France depuis que son père, un dissident ait obtenu l’asile politique. Une belle ironie, et des propos percutents sur cette Russie devenue un pays totalitaire...« L’Urss vivait dans un futur radieux. La russie elle vit dans un passé mythifié.. »..Gran refuse l’hypothèse que le citoyen Russe est mal informé en Russie. Intternet reste accessible facilement, mais il y a une acceptation du pire chez le Russe, lié au conditionnement du nationalisme fou.
“ce Z peinturluré en blanc dégueu sur les chars russes en Ukraine qui a gangrené le cerveau d’une majorité de Russes”. Mû, comme avant lui Hannah Arendt, par la passion de comprendre, il part en exploration pour chercher à savoir comment, à l’heure de l’information en continu et même de l’infobésité, une telle automutilation a été rendue possible. À mi-chemin du pamphlet et du gonzo-journalisme, convoquant sources journalistiques et témoignages, coups de poing factuels et punchlines bien senties, il décortique le processus qui a conduit à la zédification de la langue de Pouchkine. Car, si les Russes affirment vouloir dénazifier l’Ukraine, ils empruntent au régime totalitaire d’Hitler sa novlangue et ses procédés. À une exception près : “la propagande poutinienne ne fait pas dans la dentelle, non”. On dirait même, écrit Gran, “qu’elle fait exprès de ne pas être crédible”. Ce qui renforce la responsabilité des Russes. On ne naît pas zombie, on choisit de l’être. Ce qui n’atténue pas pour autant la responsabilité des Occidentaux que Iegor Gran exhorte à se “libérer de l’hypnose dans laquelle [les] a plongés [leur] envie d’idéaliser ce peuple et sa malédiction”. "extrait pol, mariane Fougère