@Jean Dugenêt
N’oubliez pas qu’avant le Maidan, le président légitimement élu souhaitait que l’Ukraine reste neutre entre l’U.E. et la Russie, c’était son programme électoral accepté par une majorité d’ukrainiens. Par ailleurs avant 2004, la région du Donbass voyait son avenir dans l’Ukraine et non en Russie.
C’est bien le coup d’Etat sponsorisé par les USA et la parole donnée aux extrémistes qui a mis le feu au poudre et allumé aussi dans le Donbass le vent de la révolte. C’est bien du coup le pouvoir ukrainien qui a mis le feu aux poudres, même s’il couvait depuis le sommet de l’OTAN à Bucarest ou Poutine avait dit dès 2008, que si l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN devenait d’actualité, la Crimée redeviendrait Russe, comme elle l’avait toujours été depuis deux siècles avant l’ukaze de Kroutchev.
Tous les intervenants que j’ai entendu sur le sujet confirme que l’ouest de l’Ukraine n’intéresse pas les russes. Très peu de russophones dans cette région et les buts probables de guerre ont toujours été de sécuriser le Donbass, éventuellement de récupérer le sud de l’Ukraine jusqu’à Odessa et enfin pour des raisons de sécurité, si possible, aller jusqu’au Dniepr, pour faire reculer toute menace future des frontières russes.
L’armée russe aurait les moyens d’envahir tout l’Ukraine pour y installer un régime favorable à la neutralité du pays, mais Poutine ne le veut manifestement pas. Le format réduit de l’opération spéciale montre bien qu’il ne voulait pas aller plus loin que la sécurisation du Donbass et éventuellement un interlocuteur différent.
Il aurait voulu annexer l’Ukraine, il lui aurait fallu au moins un million d’hommes et faire dès février ce qu’il fait en ce moment. Il n’était pas prêt pour ça, ce qui est un signe qu’il ne l’envisageait pas.