@Étirév
Après ce genre de pauvre caricature, il faut bien de la
volonté politique pour croire encore en une démocratie fondée sur la citoyenneté
et la responsabilité. Mais dans ce pays il y en a n’en déplaise à une petite
minorité aux commandes et à quelques prophètes de la résignation qui espèrent disqualifier
« en même temps » tout un mouvement social qui cherche une réponse
politique du côté d’une gauche authentique confrontée à un travail et des
responsabilités qu’ils redoutent de voir
aboutir.
« À
« gauche » on met tout en œuvre pour détruire la famille,
l’éducation, l’ordre, en un mot la structure portante d’une société
traditionnelle, au nom d’un laïcisme libéral, égalitaire et pacifiste ; »
Nous avons besoin entre autres de toute urgence d’une
Education Nationale digne de ce nom qui ne soit pas soumise au gré des
errements des ministres qui se succèdent et d’une formation continue copilotée
par les salariés et les employeurs, le type de grandes politiques
publiques parmi d’autres qui devraient faire l’objet d’un état des lieux
à l’Assemblée selon un rythme à définir. Cela changerait les relations des responsables
politiques notamment tout au long des mandats et lors des élections avec leurs
concitoyens. Cela changerait aussi le rôle et la responsabilité des
journalistes dans leur rôle d’informateurs. Ce sont des modalités parmi
d’autres d’introduire une forme de planification et de responsabilité qui
manquent cruellement.
Il y a là 3 choses qui se confortent. Formation
initiale et formation tout au long de la vie qui donnent à tous de meilleures
clefs pour un exercice responsable de la citoyenneté dans un espace médiatique
régulé lui aussi sous le signe de la responsabilité. A mon avis il est plus que
temps. Pas d’optimisme naïf à avoir ou de pessimisme démobilisateur, on peut
toujours faire très sérieusement bouger les choses sur l’espace d’une
génération avec des effets qui se font sentir bien plus tôt et qui sont des
boosters et des encouragements. Pour cela, il faut un projet politique validée
par une majorité politique, de la volonté et de la persévérance. Et ne pas se
laisser diviser et instrumentaliser par ceux qui ont à tout prix besoin de
semer la confusion et nous diviser pour se maintenir au pouvoir. Ce sont aussi
les fondements d’une authentique démocratie absolument nécessaire pour évaluer
les résultats, arbitrer les grands choix à prendre et désigner les
pilotes chargés de la mise en œuvre.
Le problème n’est pas celui
d’une simple minorité qui serait accroc au luxe, c’est que la puissance
politique est dans les mains d’une minorité économique et financière qui
concentrent les richesses au fur et à mesure qu’elles sont créées et qui
impose ses choix qui pèsent sur l’ensemble du circuit économique en
s’appuyant sur des politiques et un système médiatique qu’elle contrôle pour
l’essentiel, minorité qui considère que l’intérêt général ne peut se comprendre
que comme subordonné à sa domination justifiée par sa supériorité. Avec les
résultats que nous connaissons tant en termes d’efficacité économique que de
citoyenneté et démocratie. Toutes les promesses faites ont failli. Où est le
problème ? Dans les promesses ou dans le pilotage de l’économie et
dans la conduite de la démocratie ?
à suivre