Pour prendre du recul : Le
Danemark.
Quelque soit le sujet, l’extrême
droite présentera toujours la situation de façon simpliste en essayant de
la rattacher à sa rente électorale, "immigration et faits divers pour
mieux vous servir" pour tenter d’obtenir, en comptant désespérément sur le
maintien d’une forte abstention, le peu de voix qu’elle arrive ainsi à
conserver de justesse auprès des milieux populaires, sans lesquelles elle
redeviendrait un groupuscule inaudible et inutile pour l’oligarchie en place,
dont le club Bolloré, qui s’est accaparé du pouvoir médiatique et domine le
pouvoir politique mis à son service. Ce qui lui permet aussi, les deux vont
ensemble, elle a besoin d’une clientèle sous-informée et manipulable, de ne pas
avoir à sérieusement s’expliquer sur ses analyses et propositions économiques,
sociales, écologiques et géopolitiques.
Chacun a pu voir deux
fois dans le débat présidentiel un échantillon du contenu et des compétences de
MLP pour laquelle Zemmour avait fait un appel au second tour.
La récupération de la
situation du Danemark est emblématique de la méthode. Juste répéter
régulièrement les mêmes inexactitudes en faisant croire qu’il y a là une
analogie avec la France validant sa propagande. Les journalistes de métier ne
font pas mieux.
Le Danemark (5.9 millions
habitants, densité au km2 138, taux de fécondité 1.72%) est passé en 30
ans de 1 % d’immigrés à 12.29%) à la demande expresse du grand patronat
du pays. La France (68 millions d’habitants, densité au km2 124, taux de
fécondité 1.84%, population immigré de 10.60%) est un pays d’immigration
ancienne marqué par la perte de 25% des moins de 39 ans au début du siècle
dernier avec un déficit de main-d’œuvre du fait d’un renouvellement lent des
effectifs qui a duré jusqu’à la 2ème guerre mondiale avec des besoins accrus de
bras et cerveaux dus à la reconstruction puis à la décolonisation obligeant à
un retour de production au local avant finalement la mondialisation récente .Un
vieux pays d’immigration avec des vagues successives peu accompagnées.
Le Danemak, instruit par
nos erreurs, d’emblée a posé le risque de la ghettoïsation et ses dangers tout
en laissant filer les flux.
Pas
de quartier de plus de mille habitants avec une population à plus de 50 %
d’origine « non-occidentale » (passé récemment à 30%), remplissant au
moins deux des quatre critères suivants : plus de 40 % des personnes
qui y vivent n’ont ni travail ni formation ; plus de 60 % des
39-50 ans ne sont pas allés au-delà du collège ; une criminalité
trois fois plus importante que la moyenne nationale ; et un revenu brut
des habitants inférieur de 55 % à la moyenne régionale.
En France, en 2023, 49% des
communes ne souscrivent pas encore à l’obligation de 25% de logements
sociaux. Et chacun peut voir le laisser-faire vis-vis des réseaux de drogue au
nom des affaires, d’une diplomatie complaisante avec les pays d’accueil des
chefs de réseauxd’approvisionnement et d’une conception perverse de la paix
sociale. Sans oublier que les politiques de démantèlement des ghettos ont été
torpillées par la droite de Sarkozy et l’extrême-droite suivi par la macronie
quand la gauche puis finalement Chirac (Loi d’orientation et de programmation
pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003), avaient fait le diagnostic
de la ghettoïsation et lancé les opérations.
Sans vergogne et sans surprise,
les mêmes tentent maintenant de récupérer les malheurs qu’ils ont occasionnés
afin de continuer leurs méfaits et d’en profiter encore. Avec si besoin
un régime oligarchique encore plus autoritaire en coalition avec
l’extrême-droite pour donner le change le temps que cela dure. C’est dire à
quel point ils nous prennent, nous leur concitoyens pour des imbéciles.
Renvoyons-les dans les oubliettes de l’histoire.
Quelques repères :
Population en millions/densité au km2/taux d’immigrés%/taux de fécondité %.
Suède
(10.5-20-19.31-1.67).Pays-Bas (17.8-429-13.60-1.62).Royaume-Uni
(67-275-13.15-1.56).Allemagne(85-236-18.96-1.58)
Source : https://fr.countryeconomy.com