Il n’y aura pas de sortie de la situation actuelle stable et
durable en dehors d’une démocratie renforcée.
LFI est
invisibilisée pour l’essentiel, non pas pour son droit à la caricature et la
stigmatisation très largement pratiquée à son égard mais pour son droit à faire
connaître ses propositions et analyses dans
ce qui nous tient lieu d’espace médiatique. Immuablement, ses représentants, en
dehors des citations tronquées et décontextualitées qui ponctuent régulièrement
le flux médiatique, sonore et visuel qui nous bassine au quotidien, ont droit régulièrement
au même schéma d’interview standart qui
leur est imposé, 1/3 sur le fond, 2/3 sur toutes sortes de vaines polémiques
sans autre consistance que la tentative de nuire et semer la confusion. Ce
privilège leur est réservée bien entendu. On ne peut qu’admirer leur robustesse
et persévérance.
Pas
d’illusion à avoir, cette situation continuera et ne se résoudra pas toute
seule. C’est celle qui s’est installée peu à peu dans une progression continue
grâce aux équipes et soutiens médiatiques, politiques et économiques des
Sarkozy, Hollande et Macron installant un écart considérable entre la
superficialité des propositions politiques, les objectifs affichés, le niveau
d’information qui nous est donné et leurs effets concrets. Cette situation
étant censée reposer sur notre présumé
consentement .Ce cocktail engendrant en réalité une gueule de bois civique permanente et une abstention massive. Pas
difficile de voir ce qui nous reste à faire.
Une seule
certitude, c’est que si nous nous nous mettons ou remettons à voter quand
d’autres qui ont leurs champions au
pouvoir comme par hasard, eux n’ont jamais cessé de voter, alors nous aurons
réuni les conditions pour pouvoir remettre sur pied une authentique démocratie fondée sur une justice sociale
qui est le levier et la finalité conférant la domination du politique sur le
pouvoir économique, sur un citoyen correctement
informé, avec les moyens politiques de se faire respecter et des mandants
responsables politiquement.
Mettre fin à
l’abstention est un sujet d’intérêt national prioritaire. Faisons la révolution
par les urnes, la révolution citoyenne. D’autant plus que les soutiens de nos
adversaires, eux, n’ont pas trop d’intérêt à en parler comme nous pouvons le
voir, parce que eux n’ont pas besoin qu’on leur rappelle de voter et pourquoi.
Ils s’aventurent même à l’occasion à nous expliquer que cela ne sert à rien.
Concernant
la NUPES, tout est réduit à une mise en scène de quelques personnalités en
faisant oublier que ces personnes ne représentent en réalité qu’une infime
partie de nos voix au 1er tour de la présidentielle et que ce sont nous les
citoyens électeurs qui leur avons donné ensuite le pouvoir de nous représenter
aux législatives. Et que bien sûr, usant de ce même pouvoir, nous jugerons sur
pièce et nous pousserons en avant ceux qui auront respecté
leurs engagements avec ténacité et courage, sans ambiguïté. C’est la moindre
des choses à attendre de nous puisque l’engagement de nos représentants
leur valant mandat et responsabilités porte sur 640 propositions venues de
loin. Quel citoyen va se laisser persuader de lâcher la proie pour l’ombre, se
laisser distraire par l’ambition de quelques uns et la promotion médiatique de
leurs dernières trouvailles électorales pour à nouveau se retrouver piégé dans
l’impasse abstentions /droite/extrême
droite/49.3/manifestations... ?