@mursili
Merci, vous avez raison l’histoire de la région ne commence pas le 7 octobre 2023.
D’autant plus que le 7 octobre 2023, Il était clair que l’objectif n’était pas de tuer des civils, mais
plutôt d’obtenir une monnaie d’échange pour la libération de quelque 5
300 prisonniers détenus par Israël.
Les témoignages
indiquent que les combattants palestiniens ne sont partis avec les
prisonniers civils qu’après l’intervention des militaires israéliens,
qui ont tiré sans discernement sur les maisons avec leurs chars et leurs hélicoptères. La plus part des victimes civiles israéliennes l’on été par les forces de sécurité israéliennes qui ont tiré dans le tas.
En effet, en combinant ces faits avec les interviews
d’anciens otages israéliens, il apparaît comme probable qu’une majorité,
voire une forte majorité de l’ensemble des civils israéliens décédés
aient été tués par l’armée de leur propre pays.
De fait, sur la base de ces éléments, Scott Ritter, ancien
inspecteur en chef du désarmements pour l’ONU, annonce le nombre de 80%
de civils israéliens tués par les Forces de Sécurité Israélienne .
La mort de civils n’était donc pas un objectif, et le fait que les
otages libérés aient déclaré avoir été traités avec respect, et même de
manière amicale, tend à confirmer qu’il ne s’agissait pas d’un « pogrom » contre la population israélienne.
Les échanges de prisonniers de novembre 2023 illustrent la stratégie
du Hamas, au cœur de laquelle se trouvaient des prisonniers militaires
et non des civils. C’est pourquoi les Palestiniens ont d’abord libéré
les femmes et les enfants, et ont gardé les militaires (surtout les
hauts gradés) pour plus tard.
Objectifs tactiques
L’attaque du Hamas visait 25 objectifs militaires situés dans l’« enveloppe de Gaza ». Les trois principaux objectifs tactiques de l’opération étaient les suivants
- la base navale de Zikim, au nord de la bande de Gaza, attaquée par
les commandos de marine du Hamas, lesquels ont résisté aux
contre-attaques israéliennes pendant plusieurs jours
- le poste de contrôle d’Erez, au nord de la bande de Gaza, qui gère
une partie des installations de surveillance de la clôture. Le poste de
commandement de la division de Gaza sur le site de Re’im, où se
dérouleront les combats les plus violents le 7 octobre, et le centre de
renseignement d’Urim, à quelque 17 km de la bande de Gaza, afin
d’endommager les installations de surveillance israéliennes.
- Un document découvert près du kibboutz Mefalsim, à 2 km de la bande
de Gaza, contenant des données sur le nombre de soldats et de forces de
sécurité, montre que l’opération a été minutieusement préparée et
dirigée contre des installations militaires.