@titi
Effectivement, vu en termes de commerce « extérieur » l’UE semble se bien porter, selon ces chiffres récents :
Selon les données d’Eurostat, l’Union européenne (UE) a enregistré, en 2024, un excédent de sa balance commerciale de 150,1 milliards d’euros, après un surplus de 34,4 milliards en 2023 et un déficit exceptionnel de 436 milliards en 2022 provoqué par la flambée des prix de l’énergie à la suite du déclenchement de la guerre en Ukraine.
En comparaison, les États-Unis ont enregistré, l’année dernière, un déficit de leurs échanges de marchandises avec le reste du monde de 1 202,7 milliards de dollars tandis que, de son côté, la Chine a dégagé un excédent de 992 milliards de dollars.
Néanmoins, c’est une hirondelle qui a beaucoup de mal à faire le printemps, c’est le moins que l’on puisse dire, surtout en Allemagne :
L’économie allemande a reculé de 0,2 % en 2024, affectée par une crise de son modèle économique à laquelle s’ajoute une crise politique.
Le climat économique difficile en 2024 s’est également reflété dans le commerce extérieur de l’Allemagne : les exportations de biens et services ont diminué de 0,8 %, selon l’Office statistique fédéral Detastis
L’Allemagne a connu une contraction de sa croissance de 0,2 % en 2024, d’après les chiffres publiés mercredi 15 janvier par l’Office fédéral de statistiques allemand (Destatis). La baisse observée s’explique par « des pressions conjoncturelles et structurelles » liées à une baisse des exportations allemandes, au coût de l’énergie, à un niveau de taux d’intérêt qui reste élevé « et des perspectives économiques incertaines », explique la directrice de l’office statistique, l’économiste Ruth Brand.
Le pays était déjà en récession en 2023, avec une baisse de 0,1 % de son PIB. L’industrie manufacturière allemande, minée par la hausse des coûts de l’énergie depuis l’invasion russe de l’Ukraine le 24 février 2022, subit la pression de la concurrence internationale. En particulier dans des secteurs clés de l’économie allemande comme l’industrie automobile, qui a connu un net recul de la production en 2024, précise Destatis. Les grands groupes automobiles du pays perdent du terrain face à leurs concurrents chinois.
Et surtout, la nouvelle configuration internationale va inévitablement porter un coup sévère supplémentaire à cette situation allemande :
Allemagne : excédent commercial record avec les Etats-Unis en 2024
07 Feb 2025 -
Les États-Unis sont redevenus le premier partenaire commercial de l’Allemagne, avec un total de 255,4 milliards d’euros de biens échangés en 2024, détrônant la Chine qui occupait cette position depuis 2016.
L’Allemagne en crise a dégagé un excédent commercial record avec les États-Unis l’an dernier et s’expose à être le pays le plus durement touché par les nouveaux droits de douane dont Donald Trump menace l’Union européenne.
A 71,4 milliards d’euros (66,9 milliards en francs), selon des données publiées vendredi, la première économie européenne a encore accru le solde de sa balance commerciale avec la première économie mondiale, grande cliente de ses marques automobiles, machines-outils et produits pharmaceutiques.
Les États-Unis sont dans le même temps redevenus en 2024 le premier partenaire commercial de l’Allemagne, avec 255,4 milliards d’euros de biens échangés, retrouvant la « pole position » qu’ils avaient abandonnée depuis 2016 à la Chine, selon des données corrigées des variations saisonnières de l’office de statistiques Destatis et agrégées par l’AFP.
Les exportations allemandes vers les États-Unis, en atteignant 163,4 milliards d’euros, ont progressé de près de 4% sur un an et représenté 10,5% des exportations totales.
Conclusion : contrairement à ce que vous imaginez, il ne suffit pas d’exporter pour être rentable ! Et surtout, une économie dépendante de ses exportations est potentiellement une économie fragile, contrairement à une économie endogène.
Luniterre
PS : Voici quelques autres réponses récentes à votre question, telle quelle, sur le net :
L’Allemagne, longtemps moteur de la croissance européenne, sera en récession en 2025 après que son PIB ait déjà diminué les années précédentes.
Etc...