Si
la lecture est très supérieure au cinéma pour exalter notre
imagination, elle l’est encore davantage que le scrolling
frénétique et superficiel qui ne débouche sur aucun progrès de
nos connaissances : on devient seulement capable de réussit un
qcm, et alors ?
Ci
dessous, un point de vue réfutable (bon courage).
Accumuler des connaissances peut paraître utile. Les plus importantes sont celles qui tentent de représenter notre univers.
Le problème est de ne pas s’en satisfaire, ce qui conduit à des croyances, toujours indésirables, limitatives, fatalement dénoncées tôt ou tard comme erronées.
Il est bon de se renseigner, mais on ne saura jamais rien qui serait « définitif ».
Une précision au sujet de la
« morale ».
Je
revendique l’existence simultanée de l’univers et de tout ce
qu’il contient, y compris ce que nous en ignorons, quel que soit
l’état actuel des « lois physiques » qui en décrivent
bien mal l’évolution, le passé et le futur.
La
posture suprémaciste qui consiste à rattacher à notre espèce la
création exclusive de comportements préférables / détestables est
pour moi une erreur de jugement impardonnable, parce qu’elle oblige
à distinguer arbitrairement une partie de cet univers, alors qu’il
est fondamentalement non local.
Quand
j’ai dit que tout l’univers est présent dans un rocher comme
dans chacun de nous, je comprends bien le trouble et le rejet que
cela peut susciter.
A
ceux qui s’en offusquent, ou ceux qui s’imaginent que je
démontrerais l’existence de divinités et de dessein
eschatologique, je dis stop.
Si vous êtes capable de
méditer,
c’est
à dire ne penser à rien en étant prêt à tout,
(et
là bonjour ! Très peu le peuvent naturellement, cette
discipline oblige à une maîtrise de la conscience, qu’il faut
libérer de tout encombrement, …),
vous
saurez que je dis vrai,
parce
que vous sentirez tout l’univers présent sans aucun effort
intellectuel.
L’incapacité
à le faire est un handicap, tant intellectuel que social et moral.
Malgré
l’entêtement fort répandu à vouloir tout conceptualiser, qui est
farci d’erreurs de jugements, la vérité existe, indifférente à
nos rigidités.
Et
si on reste incapable de la décrire intellectuellement, peu importe,
on peut toujours vivre en respectant tout ce qui existe, recelant des
forces impossibles à maîtriser, y compris la nécessité de
péremption de n’importe quel état, dont la finitude de notre
conscience et notre dispersion en poussière.