@rosemar
Poutine veut la paix, lui ?
Ce slogan médiatique n’a pas de sens.
Poutine est un chef d’état qui a en charge la sécurité de
son pays.
Il juge que l’expansion territoriale de l’OTAN met en danger
ses compatriotes. Il a donc engagé une guerre contre l’OTAN, via l’Ukraine,
pour mettre ses compatriotes en sécurité.
Déjà une contradiction majeure avec « nous » qui
pensons que l’OTAN n’existe que pour maintenir la paix (malgré la Yougoslavie, le Kosovo, l’Irak, l’Afghanistan, la Libye), sorte de gendarme dans notre vision, et « eux », les Russes
qui pensent que l’OTAN est une alliance militaire agressive. Cette
contradiction est au fondement de cette guerre en Ukraine.
Poutine pense que le sacrifice de milliers de ses compatriotes
en protège des millions. La paix bien sûr, mais pas à n’importe quel prix. C’est
d’ailleurs tout aussi bien la position de Macron quand il dit que la Russie « ne
doit pas gagner cette guerre », ce qui signifie qu’il souhaite la paix à ses conditions.
Donc Poutine ne pourrait pas répondre à une question qui n’a
aucun sens telle qu’envoyée à la figure. Les négociations qui
démarrent sont destinées à apporter une réponse à la question, et elles vont durer un certain temps.
Boniface fait un point honnête de la situation, entre ce qui est « irréaliste » et ce qui est « inacceptable ». Il est proche de la position de Trump. Ce qu’il ne sait pas, et moi non plus, c’est le contenu de « l’inacceptable » que va finalement exiger Poutine, au prix de la poursuite ou non de la guerre.
Je crois que si Trump accepte de discuter avec Poutine de la sécurité en Europe en redéfinissant le rôle et l’armement — essentiellement américain — de l’OTAN disposé aux frontières de la Russie (suite au refus de Biden en 2021), on peut être raisonnablement optimiste pour une solution à la coréenne.