Ceux qui craignent l’Intelligence Artificielle craignent également l’intelligence humaine.
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Ceux là perçoivent la grande intelligence comme un phare susceptible
de mettre en lumière leurs travers et ce qu’ils souhaitent cacher.
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L’IA actuelle n’est pas encore comparable à l’intelligence humaine,
en ce sens ou elle ne ressent ni désirs, ni motivations, ni sensations,
ni haine, ni amour, ni conscience. Et sa représentation du Monde qui
l’entoure n’est pas étayée par une représentation à base de symboles
comme dans notre psyché.
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Il existe à ce sujet un malentendu entre les deux rives de l’océan
Atlantique : pour nous autres Européens, une IA aboutie serait
fatalement une sorte d’humanoïde conscient. En Anglais Américain le mot
« Intelligence » ne signifie pas exactement la même chose que le mot
« Intelligence » en Français. En Anglais Américain, ce mot signifie
plutôt « collecte et mise en forme de données ». Par exemple,
l’Intelligence Service, organisme d’espionnage, tire son nom de la
recherche et la mise en forme de renseignements. Pour les Américains,
les IA comme ChatGPT ou bien Grok sont abouties, et la course à l’IA
outre Atlantique est actuellement une course à la puissance de calcul et
la massification des données. Pour eux, une IA n’a rien à faire de
conscience humaine ou autres différences avec ce qui fait un esprit
humain.
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On note que la crainte de l’IA est plus présente de notre côté de
l’Atlantique, avec un accent mis sur des garde-fous nécessaires, une
volonté d’éduquer l’IA au politiquement correct, lui inculquer avant
tout une sorte de déontologie lui interdisant de mal penser... au risque
de brider et fausser ses performances. Pensées à cette pauvre Lucie,
celle qui devait être « l’Intelligence Artificielle éthique et
souveraine Française. ». Développée en commun par la société Linagora et
le CNRS sur les fonds France 2030, sa sortie a fait un flop et la
malheureuse Trisomique Artificielle a été débranchée sous les lazzis des
internautes...