Question posée : à quel moment risquons nous de perdre notre
humanité ?
N’avons-nous pas, nous autres êtres humains, perdu notre
âme, dès l’avènements de l’Humanisme ? Cela fait déjà plus de trois siècle avec
la rationalisme cartésien et son cogito solipsiste : je pense donc je suis ! Et
si je pense bête, si je pense à ma seule gueule, si je pense malignité : je
suis d’autant plus car je jouis de mon incurie intellectuelle !
N’avons-nous pas renié notre âme humaine à partir du moment
où nous avons choisi « l’individualisme méthodologique » ou « atomisme »
contre l’intelligence collective ?
Quand nous avons accepté de considérer que la partie était
plus importante que le tout ?
Quand nous adoptons le simplisme mécaniste comme logiciel alors
que tout est « complexité ontologique » confirmée par la
physique quantique qui rejoint e cela l’holisme antique ?
Quand nous avons accepté avec Auguste comte le « comment
sans le pourquoi » : le non-sens personnifié ? L’impossibilité d’introspection
positiviste liée au scientisme et au technoscientisme ! En fait, et pour
le positivisme, nouvelle religion, il n’y aurait plus de cause même primordiale,
que des conséquences sur lesquelles il nous suffirait d’agir ! C’est la
raison pour laquelle, dans cette dystopie : nous ne faisons qu’ajouter des conséquences à
des conséquences et forcément des problèmes à des problèmes ! Que nous
nous enterrons sous la sueur la plus épaisse du scientisme et du
technoscientisme
Quand allons-nous cesser cette fuite en avant technoscientiste
et renouer avec la temporalité humaine ?
Retrouver le sens du temps humain et nous retrouverons
le sens de toute chose : le temps est
dialectique disait Plotin ! Autrement dit ; c’est la temporalité humaine
qui fait l’intelligence humaine et le temps du scientisme et du
technoscientisme qui fait ce qu’il convient d’appeler non pas de la bêtise
humaine de laquelle nous pouvons apprendre, mais bel et bien de la « connerie
humaine » affairiste et ploutocratique dans laquelle nous ne pouvons que
nous enferrer et nous enterrer !
« Le temps c’est de l’argent nous dit l’adage du
« productivisme » dans sa malignité et sa volonté exploitatrice !
Retrouvons la temporalité humaine, ce qui n’empêche pas la « modernité »,
faire de la science et de la technoscience nécessaire pour évoluer,
mais pas du scientisme et du technoscientisme ; alors nous retrouverons
notre humanité ! Sauf si nous poussons cette modernité au modernisme !
Il conviendrait aussi de changer la dénomination d’"Intelligence
Artificielle« en »Assistance Artificielle Humaine" (AAH) ;
ceci n’est pas qu’une simple question de sémantique ; c’est une impérieuse
nécessité éthique et pédagogique, une affaire de décence humaine.
- Restaurer
la décence humaine : Appeler ces systèmes « intelligences »
dilue la singularité et la profondeur de l’intelligence humaine, fruit de
millions d’années d’évolution biologique et culturelle. Cela banalise
notre propre essence et crée une fausse équivalence qui dévalorise ce qui
fait de nous des êtres humains.
- Clarifier
leur rôle : Le terme « Assistance Artificielle Humaine » met
l’accent sur ce qu’ils sont réellement : des outils conçus par l’humain
pour assister l’humain. Qu’il s’agisse d’aider à la rédaction, de
traduire, de traiter des données complexes ou d’automatiser des tâches
répétitives, leur fonction première est l’augmentation des capacités
humaines, et non la substitution ou la compétition avec notre
intelligence.
- Éviter
les projections et les craintes infondées : Une terminologie plus
juste permettrait de dissiper les fantasmes d’une « IA super intelligence »
qui nous dépasserait, ou les peurs d’une perte de contrôle. En les
percevant comme des assistances, nous pouvons mieux comprendre leurs
limites et les intégrer de manière plus saine et plus efficace dans nos
vies.
- Promouvoir
une utilisation responsable : En les reconnaissant comme des
assistances, nous nous rappelons qu’elles sont sous notre contrôle et
qu’il est de notre responsabilité de les concevoir, de les déployer et de
les utiliser de manière éthique, en garantissant qu’elles servent le bien
commun et le Principe d’Humanité, et non l’inverse.