PS : le rapport entre capital fixe et capital variable évolue avec le développement des forces productives et leur degré d’automatisation et de robotisation.
Le rapport entre valeur d’usage et valeur d’échange évolue aussi en fonction, c’est à dire en fonction de l’évolution des rapports entre catégories sociales, que ce soient de travailleurs ou d’investisseurs en capitaux.
Dans une société primitive l’immense majorité des travailleurs sont directement productifs et asservis par les propriétaires d’esclaves et/ou les propriétaires du sol, ensuite, puis essentiellement par les propriétaires du capital industriel, à partir de la dite révolution industrielle, époque de Karl Marx et Frédéric Bastiat.
Avec l’émergence du secteur tertiaire il y a un nouvel équilibre précaire qui s’établit tant que le secteur productif et le secteur tertiaire restent plus ou moins équivalents.
Les choses commencent à nouveau à changer radicalement lorsqu’avec la robotisation le secteur tertiaire devient archi dominant et le secteur productif réduit essentiellement au seul capital fixe, dont la pseudo-« valorisation » à terme n’est plus que celle de la dette publique et privée : on entre alors dans l’ère du banco-centralisme, seul à même de pouvoir « boucler la boucle » pour permettre encore des « superprofits » financiers fictifs sans que le système de domination de classe ne s’effondre complètement. Rien de très « libéral » là dedans... !
Luniterre