@Doume65
"Cela dit, il est vrai que tu n’as « nullement rapporté ce que dit
Poutine ». Tu ne sais pas ce qui dit et n’y prêtes même pas attention.
Tu préfères tes chimères.«
Justement, j’ai l’impression d’être ici le seul à rapporter les propos de Poutine. Je rappelle ce qu’il a déclaré en mai 2002 lors du sommet de Rome du Conseil OTAN-Russie, (voir les pages 17 et 18) :
»Pour la Russie, étant donné sa position géopolitique, le
renforcement de la coopération avec l’OTAN, en tant que partenaires
égaux, est l’un des aspects concrets de l’approche multiple, qui est la
seule solution que nous puissions adopter, et que nous avons l’intention
de mettre en œuvre résolument. (...) Ce n’est qu’en combinant
harmonieusement nos actions dans tous ces domaines que nous créerons de
vastes possibilités qui permettront de bâtir une seule grande région où
régnera la sécurité de Vancouver à Vladivostok. Je pense que tous ceux
qui participent à la réunion aujourd’hui partagent cet avis."
Je rappelle aussi interview qu’il a donnée au journaliste Christian Malard pour la télévision française le 7 mai 2005, c’est-à-dire bien après les deux premiers élargissements de l’OTAN. Il ne critique pas du tout ces élargissements.
Vers 1 min 35 s, il dit : « Je n’exclus pas qu’à un certain moment notre coopération par sa densité ressemble à une adhésion à l’UE ». A 2 min 30 s, il dit :
« Le fait que l’OTAN exerce une grande influence sur l’Ukraine et la
Géorgie, ne nous indispose pas. En revanche, tout élargissement de
l’OTAN n’améliorerait pas la sécurité du monde. Je ne vois pas en quoi
l’élargissement à nos voisins Baltes, par exemple, peut améliorer la
sécurité du monde. Cela dit, si d’autres républiques de l’ex-URSS
adhèrent à l’OTAN, nous respecterons leur choix. C’est leur droit
souverain en matière de défense… »
Non seulement Poutine ne critique pas les deux premiers élargissements de l’OTAN, mais il considère que c’est « le droit souverain en matière de défense »
des anciens pays de l’URSS (à fortiori pour les pays du pacte de
Varsovie) d’adhérer à l’OTAN. Assurément, ce Poutine renie aujourd’hui
ses promesses alors qu’il accuse sans fondements les autres. Et là, on a
une preuve. Ce n’est pas un interview bidon à la mode Berruyer.
La seule critique qu’il fait en parlant des Pays Baltes consiste à dire
que, de son point de vue, cela n’améliorerait pas la sécurité du monde.