• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Christian Chevallier

sur Pourquoi Macron persévèrera quoi qu'il en coûte ?


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Christian Chevallier Christian Chevallier 7 octobre 2025 16:44

« Donnez moi le contrôle de la monnaie d’une nation, et je me moque de qui fait ses lois. » Mayer Amschel Rothschild
Toute société humaine implique une confrontation entre quelques dominants et les dominés. 
Montesquieu souligne une expérience éternelle : « tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. »

L’abus du pouvoir consiste à détourner l’intérêt général du peuple à des avantages personnels, ou d’un cercle élitiste.

L’exercice du pouvoir, s’il n’est pas tempéré par des valeurs éthiques et une conscience aiguë de l’intérêt général, peut effectivement pervertir l’âme de celui qui l’exerce. La tentation de l’abus, l’isolement, la manipulation et la corruption par l’ambition sont autant de pièges qui menacent l’intégrité morale du dirigeant.

Les grecs appelaient l’exerce de la tempérance des valeurs ethiques : « la vergogne ». Gouverner sans vergogne signifiait l’absence de tempérance ethnique.

La Démocratie mise en place par Clisthène en 508 av J-C à Athènes avait cette intelligence d’inciter ceux qui exerçaient le pouvoir exécutif à tempérer leurs valeurs éthniques, et cela par le contre pouvoir d’une assemblée citoyenne « Ekklesia » pouvant réclamer des comptes, sanctionner les actes réprehensibles et non conformes aux directives politiques choisies par l’Ekklesia par le biais d’assemblée de délibérations régulières. Cette démocratie a disparu après la défaite d’Athènes face à la Macédoine en 322 av J-C.
L’absence aujourd’hui d’un contre pouvoir citoyen qui s’exerce en assemblées territoriales depuis la commune, jusqu’aux régions, et à la Nation, dans une respiration de bas en haut et de haut en bas, avec contrôle, et possibilité de sanction des élus engendre une perversion à l’extrême de la sphère politique, elle-même assujetti au pouvoir absolu de la sphère financière mondialisée. De la démocratrie il ne reste plus que des lambeaux d’illusions. Le pouvoir financier détient les médias, qui ne jouent plus leur rôle journaliste d’alimenter le débat politique, de contrôler la classe dirigeantes, mais au contraire participe à la pervertir en des clivages tribaux, dans lesquels règnent l’ignorance mutuelle, la peur, la haine, la violence de tous contre tous. Il suffit qu’un média sorte du lot, comme médiapart qui tente de jouer un véritable rôle journaliste pour que la meute des médias se déchaine contre lui.
La démission de Sébastien Lecornu, n’est pas un problème mais bien symptômatique d’un mal profond qui traverse notre société française ... celui d’un délabrement extrême de la vie démocratique.

La démocratie ne s’use que lorsque le peuple ne s’en sert plus ! Encore faudrait il que nous ayons à disposition des outils pour nous en servir constamment ! 


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès