@tous
Dans cet article je montre comment, historiquement, un
nouveau CNC serait à la fois un prolongement naturel de l’histoire de notre
République, et singulièrement, de la Vème, tout en répondant précisément au
besoin de changement historique urgent qui est le nôtre en 2025, et on ne peut
mieux caractérisé par la présente crise, qui pourrait donc avoir au moins le mérite de
permettre une clarification, si nous sommes capables collectivement d’ouvrir
enfin les yeux pour débattre des réalités et non des chimères intéressées de
notre classe politique moribonde.
L’article ne rentre donc pas dans le détail de la formation
du nouveau CNC, et c’est délibérément et logiquement, car cette formation ne
peut relever que d’une prise de conscience citoyenne et d’un débat public en
conséquence.
Quoi qu’il en résulte, il est néanmoins clair que ce nouveau
CNC ayant donc une base constitutionnelle de pouvoir impératif de contrôle financier aura évidemment un
pouvoir bien supérieur à celui de l’actuel Sénat, sans même parler du Conseil
économique et social, qui n’en a aucun…
Non seulement il aura un pouvoir de contrôle sur le crédit et
la circulation monétaire dans notre pays, ce qui est déjà potentiellement un
frein considérable à la gabegie ambiante, mais il aura de ce fait le pouvoir de
retoquer de manière impérative les décisions budgétaires éventuellement aberrantes qui seraient
prises par les autres organismes décisionnaires, que ce soit provenant du
gouvernement ou de l’Assemblée Nationale.
Autrement dit, outre son caractère démocratique aussi proche
de la base que possible, et qui reste à déterminer par un débat citoyen à
vocation constitutionnelle, ce nouveau CNC est donc en réalité appelé à devenir
hiérarchiquement la deuxième source du pouvoir, dans la pratique, après celui
du Président de la République élu au suffrage universel.
Ce n’est donc pas juste d’un énième bricolage constitutionnel
de convenance qu’il s’agit, mais bien d’une refonte globale des rôles, en
fonction des nécessités historiques de notre XXIème siècle, et en réponse
française à la mutation banco-centraliste mondialisée qui est en train d’enterrer
à la fois l’existence et le rôle des nations et partant de là, celui de la
démocratie.
Luniterre