@Buzzcocks
Personnellement, et je ne sais pas si vous l’avez compris
comme tel, j’ai un regard très critique à l’égard des différentes variétés de « frexiteurs »,
dont Asselineau, qui se pose en n°1 en la matière. Mais Asselineau est au moins
cohérent avec lui-même en ce qu’il ne croit pas du tout au pouvoir des manifestations
de rue. Personnellement, je n’en fait pas non plus une sorte de « gadget »
d’agit-prop, mais l’exemple de Madagascar, comme bien d’autres, montre qu’elles
peuvent réellement jouer un rôle historique, en fonction des circonstances.
Concernant le « frexit » je le vois comme un
processus lourd, couteux, et finalement devenu inutile dans le monde moderne :
la force de la « monnaie » au XXIème siècle réside dans sa capacité à
circuler. Contrôler la circulation monétaire dans le pays est donc fondamental,
alors que le signe qu’elle porte est relativement accessoire, tant que cette
circulation reste précisément sous contrôle.
La création monétaire se fait essentiellement par le crédit,
la question de l’indépendance d’un pays repose donc également sur sa capacité à
contrôler le crédit sur son territoire et concernant son économie, et là aussi peu
importe le signe, tant que cela reste sous contrôle.
L’essentiel étant donc finalement d’exercer un contrôle en
fonction des besoins réels du pays, et donc de façon aussi démocratique que
possible.
Un but important étant donc de maîtriser et de contrôler la
dette à l’échelle nationale, pour sauvegarder l’indépendance, et finalement réduire
la dette autant que faire se peut, en éliminant les « profits »
parasites qu’elle engendre, les fraudes et les gâchis.
Mais comme vous semblez le remarquer, tout cela implique une
conscience et une mobilisation citoyenne dont on est encore très loin…
D’ici là, espérons, pour elle comme pour nous, que la
population malgache continue à nous donner des « leçons » historiques… !!!
Luniterre