"Si jamais
elle fait la connerie de lâcher l’immigration, l’extrême-droite va finir en string", aurait dit San Antonio,. Elle s’est débrouillée comme une grande fille pourtant bien aidée par de puissants parrains.
Sans pouvoir s’empêcher de se mettre en
sursis après avoir piqué dans la caisse en ayant crié plus fort que tout le
monde qu’il fallait être inflexible avec les voleurs. En s’arrangeant ensuite avec toutes ses dérobades
devant le procès par se retrouver inéligible en plein calendrier électoral. En
tentant le tout pour le tout, comme certains joueurs de poker qui ne font pas
long feu. En devenant d’un coup, comme illuminée, le chantre de l’antisémitisme, en y associant bien sûr son combat désintéressé contre l’islamisme, en
pourrisant un peu plus ainsi un problème international qui demande de la
clarté, de la lucidité, du sang-froid et de la fermeté. Avec la tristesse
de voir des représentants de la communauté juive et bien d’autres s’en
réjouir en en faisant un ingrédient qu’ils souhaitent réactif sans
comprendre qu’ils en sont les premiers brûlés avec des brûlures qui rongent et
qui durent.
L’extrême-droite
ne lâchera jamais avec l’immigration parce que ce cirque politique dans lequel
elle espère encore embarquer suffisamment
d’entre-nous par le bout du nez faute de mieux, avec lequel elle a cru et
espère encore en jetant ses dernières forces qu’à coup de sondages et de
matraquages idéologiques relayés par la télé des milliardaires elle allait
faire facilement de nous ses moutons bêlants, est indispensable et
protecteur pour lui éviter d’avoir à s’expliquer sérieusement
sur ses solutions concernant les problèmes économiques et sociaux et
incidemment sur la réalité des votes de ses élus qui accompagnent en fait ceux de la droite avec les contenus
qu’attendent les oligarques au service desquels ils sont ensemble tout en se
disputant la distribution des meilleurs places. C’est tellement devenu évident.
L’extrême-droite s’imagine parce que les médias ne le rappellent pas que nous
avons oublié qu’elle a soutenu en connivence avec la droite de Sarkozy à Macron tous les sabotages des politiques de la ville visant à
démanteler les ghettos de pauvres et d’immigrés où se déploient tous les
trafics dans des espaces d’où ont du se retirer les services publics faute de
moyens pendant que toute une partie de la richesse du pays se concentrait de
plus en plus dans quelques mains. Justement celles qui ont tant besoin d’une succursale
politique chargée d’entretenir confusions et divisions au sein de la classe
moyenne et populaire.
Pour mémoire,
47% des communes ne souscrivaient
pas à l’obligation légale de 25% de logements sociaux en 2023 et 6,5 millions d’habitants sont actuellement
dans des « Quartiers relevant de la Politique de la Ville ».
Borloo a fini par demander une « enquête parlementaire » sur
l’arrêt « total » de la rénovation urbaine (Publié le : 15/01/2020 -
13:32Modifié le : 15/01/2020 ) qui n’a pas eu lieu. Cela aurait contrarié
ensuite les manœuvres d’un Darmanin et Retailleau jouant à cache-cache avec le
RN.
https://www.france24.com/fr/20200115-borloo-demande-une-enqu%C3%AAte-parlementaire-sur-l-arr%C3%AAt-total-de-la-r%C3%A9novation-urbaine