Bonjour aux prochains lecteurs de mon petit article amusant.
Comme je viens de répondre à une demande de renseignement factuelle, ce trente décembre 2025, je m’offre un cadeau du jour de l’an 2026. Car il est bien connu que les plus beaux cadeaux que l’on puisse se faire sont ceux que l’on offre. J’en donne deux.
Le premier à mon journal citoyen AgoraVox. Oui, l’article qu’on lit ci-dessus avait été rédigé pour le Devoir, le « journal de Montréal », à l’occasion du 375e anniversaire de la fondation de Montréal. Le journal l’a refusé sans raison — non — parce que j’étais ostracisé au journal, comme je le suis toujours (le journal a refusé de rendre compte de mes trois derniers livres, de sorte que ses lecteurs, où se trouvent en principe les miens, n’en connaissent rien, ce qui est évidemment criminel de la part de journalistes). Mais AgoraVox a publié honnêtement, sans discrimination aucune, quelques autres articles refusés par ce « journal de Montréal », de sorte que je n’y adresse plus aucune de mes rédactions. Et c’est ainsi que je suis devenu un lecteur assidu de mon journal citoyen. Je connais maintenant assez bien ses rédacteurs et ses commentateurs. C’est un plaisir de lire l’article qui m’attire de tel rédacteur et de lire ensuite les commentaires de ceux qui vont tout faire pour le discréditer, à commencer par se moquer de son nom, comme si l’on était à AgoraVox dans la cour d’un lycée. Amusant, mais aussi souvent instructif : il m’est arrivé quelquefois de lire des livres que je n’aurais jamais connus sans l’un de ces commentaires.
Donc, grand merci à ceux qui ont fondé, qui dirigent et tous ceux qui participent à mon journal citoyen.
Mais la vérité est que mes remerciements sont intéressés. En effet, c’est sur AgoraVox, et nulle part ailleurs, que la réalisatrice Annabel Loyola a pu prendre connaissance de l’article ci-dessus. Elle avait déjà réalisé deux documentaires sur la fondation de Montréal. Elle préparait le troisième volet de ce qui est maintenant sa trilogie sur les origines de la ville. Elle a demandé à me rencontrer, m’a interviewé et même filmé ! Et c’est ainsi que, grâce à AgoraVox, et un peu aussi à la réalisatrice, je me suis retrouvé en grand plan au cinéma. A l’Impérial, le plus beau cinéma de Montréal, c’était pour moi très impressionnant. Le film s’appelle « La ville d’un rêve » qui est de toute beauté et qui a reçu tous les éloges (je n’y suis pas pour grand-chose, mais ma réalisatrice et plusieurs spectateurs me disent que mon intervention passionnée sur Jeanne Mance et Dollier de Casson, l’interprète de ses mémoires, y est bienvenue). Pour moi, le plus extraordinaire est d’entendre Jeanne Mance (lue et interprétée par Pascale Bussières) prononcer en son nom les paroles que Dollier de Casson rapportait d’elle (à la troisième personne, évidemment), puisqu’il s’agit de l’incarnation artistique de ce que je peux appeler ma découverte, le fait que l’Histoire de Dollier soit en fait les Mémoires de Mance.
Voilà. Je suis heureux de faire aujourd’hui ce que j’aurais dû faire depuis longtemps, ce double remerciement.
Bien sincèrement, __gl>-