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Commentaire de Analis

sur Chute de Maduro : Quand la force rétablit enfin le droit


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Analis 6 janvier 17:06

@Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Votre parallèle avec Poutine est bancal et frise la malhonnêteté intellectuelle. L’invasion de l’Ukraine, c’est une guerre d’agression territoriale contre un État souverain indépendant, sans aucun mandat judiciaire préalable, sans accusation criminelle contre Zelensky, juste pour annexer des terres et imposer un régime fantoche.


Il serait peut-être plus que temps que vous cessiez de donner dans le négationnisme. Poutine n’a mené aucune « agression » en Ukraine, il n’a fait que réagir à une agression, authentique elle, menée par le régime de Kiev noyauté par les bandéristes contre le Donbass. Ce n’est qu’après que ce dernier ait refusé de mettre fin aux demandes de Moscou de mettre fin à son attaque que l’opération militaire russe a été lancée. Et elle n’a jamais cherché à mettre la main sur la moindre ressource naturelle dont la Russie n’a aucunement besoin, mais uniquement à protéger les populations. S’agissant de la reconnaissance de l’indépendance des provinces de Louhansk et Donetsk, ils étaient parfaitement dans leur droit de le faire (comme l’a affirmé une jurisprudence de la C.I.J., faite sur le Kosovo afin de complaire aux occidentaux, certes, mais elle doit alors être valable pour tout le monde, toute personne refusant d’en étendre le bénéfice à d’autres se dénonce alors comme raciste). Donc aucune violation du droit international là, bien au contraire, celle-ci était entièrement du côté des otano-ukrainiens. Et c’est le régime ukrainien qui lance des attaques délibérées contre les civils, pas la Russie, et c’est lui aussi qui est à l’origine de nombreuses attaques au caractère terroriste évident (véhicules piégées, bombes etc...) en Russie, avec l’aide des services occidentaux, toujours en pointe quand il s’agit de soutenir des terroristes (Syrie, Libye, Tunisie, Sahel et déjà, Vénézuéla il y a dix ans). Otaniens et ukrainiens (ceux du côté officiel du moins) sont ceux qui ont violé et violent toujours le droit international, depuis bien avant février 2022 d’ailleurs, et même avant le coup d’État du Maïdan il y a bientôt 12 ans.


Alors si vous refusez de mettre dans le même sac l’attaque contre le Vénézuéla, ce n’est pas pour des raisons objectives, au contraire, mais par une grande malhonnêteté intellectuelle qui, hélas, ressort trop fréquemment chez vous. À l’opposé de l’attaque contre l’Ukraine, celle contre Maduro, aussi désastreux ait-il été comme dirigeant (et il l’a été en effet), n’est qu’un acte de piraterie internationale, comme l’était celle contre Noriega – on essaie de présenter celle de samedi comme étant plus chirurgicale, peut-être l’était-elle, il est vrai que ce ne serait pas bien difficile car les sbires de G. Bush père avaient été désastreux – ou celle contre l’Irak en 2003. Dans tous ces cas, les étatsuniens essaient de jouer sur la répugnance qu’exerçaient ces dirigeants mauvais afin de faire passer la pilule. Mais le but véritable a été annoncé et bien annoncé : il s’agit de s’emparer à nouveau, en fait de voler purement et simplement, de colossales réserves de pétrole dont ils avaient été selon eux spoliés, affirmation frauduleuse dans la mesure où ce pétrole appartient au Vénézuéla et à nul autre ; et pour ce faire, de remettre ce pays sous tutelle grâce à des dirigeants corrompus, comme il l’était avant. On sait que l’Irak a été soumis à une brutale occupation, nourrie de guerres « civiles » en réalité importées (à coups de faux drapeaux en pagaille, comme dans la Syrie voisine), occupation qui se poursuit de nos jours, les réserves financières du pays étant toujours sous le contrôle des colonialistes qui veulent définitivement asservir le pays comme ils l’ont fait de la Syrie voisine.


@Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Non, arrêtons les amalgames faciles.


L’opération contre Maduro n’est pas un « mec tout seul qui fait ce qu’il veut parce qu’il est plus fort ». C’est l’exécution d’un mandat judiciaire américain contre un dirigeant inculpé depuis des années pour narcotrafic massif, blanchiment et liens avec des groupes terroristes comme le Hezbollah, le tout après plus d’une décennie de sanctions, de pressions diplomatiques et d’échecs de transitions internes pacifiques.


Le Parlement n’a pas été consulté ? Exactement comme pour Noriega en 1989, où Bush père a agi en commandant en chef face à une menace criminelle directe sur le sol US.


C’est juste incroyable de lire ça ! Trump, dont le pays a nourri le trafic de drogue durant des décennies (il suffit de voir ce qui se passe encore en Afghanistan), et qui vient de gracier un trafiquant de drogue condamné afin de le mettre à la tête du Honduras et ne peut donc déjà pas se prévaloir là d’un intérêt moral, ne le peut pas plus d’un mandat d’arrêt de toute façon illégal (car le droit international prime le droit national, sauf pour les États impériaux). Il n’hésite pas, ainsi que tous ses sbires, à menacer les tribunaux internationaux, ou nationaux, qui oseraient s’en prendre à ses hommes de main. Autant pour le respect du droit international, ou national d’ailleurs. Cela alors qu’en arrêtant un chef d’État, il a de lui-même renoncé à son immunité, car les obligations en droit international sont soumises à réciprocité. Les attaques qu’il annonce contre d’autres pays, comme la Colombie, Cuba et le Danemark, sont du même tonneau. En fait, la doctrine Monroe dont il se revendique (et apparemment vous) est une doctrine raciste, aux relents nazis, qui ne s’applique qu’au bénéfice des Anglo-saxons. Elle est sans fondements, autres que l’impérialisme le plus débridé, prétend réserver toute l’Amérique aux étatsuniens (et non aux américains), une doctrine méprisable, qu’il est lamentable que vous paraissiez soutenir.


Maintenant, il reste à voir ce qui peut être fait pour empêcher de prochaines interventions. Ce n’est pas infaisable du tout. En effet, Trump (et sa famille !) disposent de nombreux avoirs un peu partout. C’est là qu’on peut agir, et plus loin en les bannissant économiquement, eux ainsi que les autres dirigeants des USA, et au passage rendre la monnaie de la pièce à eux qui usent de telles méthodes à foison. Bien sûr, cela supposerait que les dirigeants européens soient courageux, et ce n’est pas demain la veille. Russes, Chinois, Indiens, Indonésiens et autres doivent bien rire (quand ils ne se laissent pas aller à la consternation) !


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