@Durand
Le problème est que le capital emprunté par l’état n’étant pas remboursé (ou quasiment) pendant la durée nominale de l’emprunt ; à l’échéance il y a un nouvel emprunt pour rembourser le précédent et avec de nouveaux intérêts.
Quand la tendance des taux est à la baisse, ça passe, mais s’ils réaugmentent, la « charge » des emprunts actifs augmente.
Bonne nouvelle quand même, depuis le départ de Trichet, la BCE pratique des taux directeurs plus bas que pouvait se permette la BdF.
Des « avances » de banque centrale ne peuvent se justifier que si elles sont très rapidement remboursées, sinon c’est la fuite en avant de masse monétaire sans contrepartie.
PS : Quand une banque prête à un particulier pour acheter une maison par exemple, il y a garantie par une assurance, sinon la banque se retourne contre l’emprunteur et peut saisir le bien. Car contrairement à une légende naïve, en cas de défaut de remboursement, la banque doit équilibrer ses comptes et « piocher » dans ses réserves et avoirs ou faire un emprunt interbancaire. Et en cas de cascade de défauts, la banque peut faire faillite comme ce fut le cas lors de la crise des « subprimes » (prets hypothécaires à des ménages non solvables).
Lors de la crise covid l’état s’est porté caution dans certains cas de prets aux entreprises, et cela a plombé la dette publique....