Bon article, bien écrit, et d’accord sur le fond, l’esclavagisme a été le fait de quasiment toutes les civilisations, sauf peut-être quelques peuples premiers trop occupés à survivre, trop isolés et trop peu nombreux pour l’institutionnaliser. L’esclavagisme est né des conflits, en tant que réparation, dette du vaincu ou capture. Le régime algérien entre autres, se sert de nous comme bouc émissaire.
Petit bémol, ne pas dédouaner l’impérialisme américain, recordman mondial du « regime change », y compris de démocraties (Mossadegh en Iran), et récemment pilleur de pétrole et d’or vénézuélien, partisans d’un affaiblissement des accords internationaux (limitation du nucléaire, sape de l’ONU), promoteurs de la force. Israël, de son côté, se contrefiche depuis sa création de toute décision de l’ONU.
Par ailleurs, on en revient de nouveau à ce « droit d’ingérence », expression qui n’est plus utilisée parce qu’on peine à trouver un exemple où cela n’a pas provoqué plus de morts et de chaos qu’avant : Irak, Libye. On ne connaît pas encore le prix que paieront les civils iraniens pour la fin des mollahs et des gardiens de la révolution... Pour retomber sur quoi, peut-être une dictature militaire « modérée »... si tant est que les USA aillent jusqu’au bout, parce qu’il n’est pas sûr que ce soit possible sans troupes au sol, l’Iran s’étant préparé à un conflit long et, paraît-il ayant anticipé une perte du commandement.
Et, comme d’autres l’ont fait remarquer, selon ces critères, il va falloir bombarder pas mal de pays... dont certains sont nos alliés, et royalement traités à Paris.
La solution, utopique, réside en l’acceptation d’une seule armée mondiale sous contrôle d’un parlement lui aussi mondialisé, ne resterait plus alors localement que la gestion et les forces de police ; mais faudra encore quelques siècles.