@Eric F
C’est tout à fait discutable, parce que tout ce que vous écrivez s’appuie sur une entourloupe néolib basique : assimiler cotisation sociale et fiscalité, et ne pas compter ce que les contribuables gagnent par rapport à des services absolument nécessaires, beaucoup, beaucoup plus chers lorsqu’ils sont privés.
Il se trouve que sans cotisation sociale, les citoyens des classes moyennes, (que vous appelez « contribuables captifs ») payeraient quand même leur sécurité sociale et leur retraite. Beaucoup plus cher... Sans compter les études de leur progéniture, essentiellement gratuites, ce qui permet de maintenir leur niveau de vie de générations en générations (héritage culturel...). Tandis que, au hasard, aux États-Unis, dés qu’un lardon est dans le tiroir, les classes moyennes commencent à épargner pour lui payer ses études... Ou bien ladite progéniture s’endette à vie pour pouvoir étudier.
En fait, il faut des revenus très, très, confortables, au dessus même des classes moyennes très aisées, pour être perdant financièrement aux systèmes social et fiscal français. Et c’est tout à fait normal : ce système a été mis en place précisément par des classes moyennes aisées. La France n’a pas connu de révolution bolchévique, et aucun parti d’ultra gauche n’y a jamais pris le pouvoir.
Les expats zuniens, et pas les plus modestes, s’extasient à longueur de vidéo YouTube sur le pays de cocagne qu’est la France, et combien ils y gagnent par rapport à ce qu’ils payent et ce qu’ils ont au Yankistan. Ils n’y ont rien, malgré une imposition plus importante que ce que beaucoup imagine, et effectivement quasiment sans cotisation sociales.
Sans parler des Rosbifs qui se précipitent en France dés qu’ils en ont les moyens...
En contrepartie, les exilés français outre Manche sont de jeunes actifs célibataires ayant fini leurs études, lesquelles ont déjà été payées par la solidarité nationale. Pas la même perspective, forcément...
Il est facile dans ce cadre pour des pays ou les services sociaux sont quasiment inexistants, c’est à dire privatisés, (au hasard encore, les États-Unis, mais il y en a d’autres) d’être déclaré fiscalement plus attractif que la France parce que les prélèvements obligatoires y sont plus faibles.
Ben oui, mais va vivre dans un de ces pays son sécu et sans retraite avec des universités qui coutent la peau du dos... Il faut raquer, et très cher. Beaucoup plus cher que les cotisations sociales, parce qu’un fonctionnaire de catégorie A ne s’achète pas de yachts ou des villas au Bahamas, contrairement aux assureurs privés et autres. Forcément.
En fait, si on retire les contributions sociales du calcul de la fiscalité, les prélèvements obligatoires sont les mêmes dans tous la pays de l’OCDE, à 2% près : autour de 25%. Maintenir le fonctionnement d’un état économiquement avancé à le même coût partout, ce qui n’a rien de surprenant.
Ou bien vous pouvez choisir de vivre dans un pays sous-développé, ça coûte évidemment moins cher, c’est un choix de société.
Là où vous avez raison, c’est que les classe moyennes sont effectivement captives, même si elles contribuent largement autant qu’elles reçoivent, si on prend bien tout en compte, tandis que les riches feignasses échappent très largement à l’impôt. Donc, il faudrait être absolument sans pitié en ce qui concerne ces grosses feignasses.
Et au Macronistant, on n’en prend pas le chemin, c’est assez clair.