Il faut dissocier la spiritualité de la science profane moderne et expérimentale, que ce soit islam, Chine ou Inde, les deux aspects peuvent ou non se combiner, l’islam a au départ encouragé la recherche au sens moderne, puis il y a eu une régression.
« Chaque verset a un extérieur, un intérieur, un »point de départ« commencement et une limite », je traduis librement, attribué à Ali.
Chez Ibn ʿArabī (qui a lui même « expérimenté » le voyage céleste comme certains soufis), les sept cieux ne sont pas simplement des « étages » du cosmos, mais peuvent être compris comme sept degrés de réalité et de connaissance, chacun étant caractérisé par une qualité spirituelle particulière, manifestée par le prophète qui y réside.
Premier ciel, Adam : lié à la connaissance de la condition humaine, de la génération et de la multiplicité.
Deuxième, Jésus et Jean-Baptiste : associés à des formes particulières de vie spirituelle, notamment la miséricorde et la vie.
Troisième, Idrīs (Énoch) : élévation spirituelle et connaissance des degrés de l’existence.
Cinquième, Aaron : douceur, miséricorde et autorité spirituelle (c’est aussi l’assistant de Moïse)
Sixième, Moïse : connaissance, parole divine et confrontation avec les limites de la connaissance.
Septième, Abraham : lié à l’intimité avec Dieu, à la pureté du monothéisme (tawḥīd) et à la station de l’« ami de Dieu » (khalīl Allāh).
Les attributions peuvent varier, c’est juste pour donner un exemple.
Le septénaire se retrouve en Chine, en Inde, dans le judaïsme, toujours à titre d’exemple le septénaire dans l’hindouisme correspond à sept centre subtils de l’être humain, des soufis ont aussi mentionné d’autres correspondances dans le corps, de même en Chine il y a plusieurs systèmes.